Il existe six familles nobles ayant le nom Grenier pour patronyme, suivi de différents noms de terre. Toutes ont une origine commune, à l'exception de la famille Grenier de Cauville (et sa branche d'Ernemont), qui est par ailleurs éteinte. Trois de ces familles Grenier sont subsistantes.

Famille de Grenier de Pleaux, olim de Laborie

vignette|150px|Blason famille de Grenier de Pleaux : De gueules à la fasce d'or

La famille de Grenier de LaborieJean B. Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royoume, et des maisons princières de l'Europe : précé́dé de la généalogie de la maison de France, volume 11, 1831, p.20, d'extraction féodale, est originaire du Quercy et se trouve aussi en Auvergne et Limousin. Sa filiation est suivie depuis 1252, avec comme premier ancêtre connu le chevalier Guillem ou Guilhem de Grenier, époux d'Almodie de Merle, vivant en 1280. Le nom est devenu de Grenier de Pleaux avec le mariage à Pleaux (Cantal) le de François de Grenier avec Marguerite de Pleaux, dame héritière en partie de PleauxJean Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome III, 1848, p.204.

Elle s'est éteinte avant 1756 car Louis-Christophe de Grenier, premier marquis de Pleaux, résidant au château de Ragheaud, paroisse de Saint-Cernin, seigneur de Pleaux, de Longevergne (Cantal), d'Anglards-de-Salers, qui avait épousé le Marie-Françoise de Montclar-Montbrun, mourut avant cette dernière qui fit don de tous ses biens à l'un de ses parents, Jean-Dominique de Montclar, lorsqu'il épousa Marie-Claire du Fayet de la Tour-Lavoissière, le Abbé Joseph Nadaud, Nobiliaire du diocèse et généralité de Limoges, tome 2, p. 377, Limoges, Imprimerie de Chapoulaud frères, 1863-1872.

Armes : « De gueules à la fasce d'or ».

Famille Grenier de Cauville et d'Ernemont

Cette famille éteinte, originaire de Normandie, forma deux branches E. de Séréville & F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975: la branche de Cauville fut anoblie en 1655 et maintenue noble le à Rouen ; la branche d'Ernemont fut anoblie en 1768.

Elle est la seule famille noble Grenier à ne pas être apparentée aux autres familles nobles homonymes.

Armes : « De gueules à trois épis de blé d'or posés en pal, rangés en fasce, au chef d'or, chargé de trois étoiles d'azur »

Famille de Grenier de Lassagne

150px|vignette|Blason famille de Grenier de Lassagne

150px|vignette|Blason d'André de Grenier-Fonclaire (grenade d'argent).

La famille de Grenier de Lassagne est une famille de noblesse d'extraction, originaire du Limousin, puis établie dans le Quercy. Elle a été maintenue noble en 1666Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222.

Cette famille subsistante, issue de gentilshommes verriers, remonte sa filiation suivie jusqu'à Pierre de Grenier, marié en 1562 avec Mirgue de Vaux, fixé vers cette époque à Verreries-de-MoussansBulletin de Société languedocienne de géographie, Volumes 28 à 29, 1905, page 61 à 64. Sa descendance forma une branche de Raisins, éteinte, et une branche de Lassagne, subsistantePaul Louis Lainé, Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, 1846, page 45.

Différents auteurs relient la famille de Grenier de Lassagne, dont le nom s'est orthographié au fil du temps Grenier ou Granier, à d'autres branchesBulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904Henry Yzarn de Freissinet de Valady, Les châteaux de l'ancien Rouergue, volume 2, Imprimerie de P. Carrère, 1935, p.67Maurice de Bonald, Documents généalogiques sur des familles du Rouergue, Laffitte Reprints, 1978, page 423-426]. Selon Ferdinand Pressouyre, ces familles seraient probablement issues de la famille de Grenier de Pleaux, olim de Laborie, mentionnée plus hautFerdinand Pressouyre, article De la paroisse à la commune. Étude d'un cas particulier : Cornac, in Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du comité des travaux historiques et scientifiques, Lot, 1985, . À ce sujet, J. Eusèbe Bombal écrit en 1883 : « Une famille de gentilshommes verriers du nom de Grenier alliée aux Riols et aux de Colomb a exploité sur les deux versants de la Cère. Elle parait être issue des Grenier de Laborie, mais je n'en ai pas de preuve certaine »Eusèbe Bombal, J. Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, volume 5, 1883, page 578. Delcer de Puymège relie également les Grenier de Laborie aux Grenier de Cardenal, Granier de Cassagnac (de), Grenier de Fonblanque (de), Grenier de Lassagne (de), Grenier de Latour (de), Granier de Lilliac, toutes ayant pour foyer d'origine le QuercyM.L. d'Armagnac del Cer, Les vieux noms de la France méridionale, Éditions "La vieille France", Paris, 1981. Enfin, dans son ouvrage sur l'armorial quercynois, Louis Esquieu décrit cette famille comme étant des gentilshommes verriers qui possédaient au les seigneuries de Lassagne, Raisins, Laborie et Comiac dans le Quercy, reliant ainsi les différentes branches à celle de LaborieLouis Esquieu, Essai d'un armorial quercynois, Laffitte reprints, 1975, .

Armes des différentes branches : Grenier de Lassagne (de) : « D'azur à une bande d'argent chargée de trois étoiles de gueules, accompagnée en chef d'une vigne fruitée au naturel, et en pointe d'un lévrier de sable ». Grenier de Cardenal (de) : « D'azur à une grenade d'argent entr'ouverte d'or, la tige en bas ». Granier de Cassagnac et Grenier de Latour (de) : « Parti, au 1, de gueules à trois grenades versées d'or, ouvertes du champ, posées 2 et 1 ; au 2, d'azur au croissant d'argent ». Grenier de Fonblanque (de) : « Coupé, en chef, de gueules à trois grenades d'argent, 2 et 1 ; en pointe, d'azur, à un croissant aussi d'argent ». Granier de Lilliac (de) : « D'argent à 3 grenades au naturel, tigées et feuillées de sinople ».

Famille Grenier de Monner

Cette famille subsistante, originaire du Languedoc, fut anoblie par charge au et maintenue noble en 1702.

Armes : « Parti : au 1, de gueules à trois grenades versées d'or ouvertes de gueules ; au 2, d'azur au croissant d'argent ».

Dénomination : aux , tout ou partie des membres de cette famille recourent au nom « de Grenier de Monner », avec deux particules.

Famille Grenier de La Sauzay

Cette famille subsistante de noblesse d'extraction est originaire de Saintonge. Elle fut maintenue noble en 1668.

Armes : « D'azur à trois chiens courants d'argent, accolés de gueules et posés l'un sur l'autre »

Famille Grenier de Sanxet

Cette famille éteinte, originaire de Guyenne, fut anoblie en , et maintenue noble en 1746.

Armes : « Tranché, au 1, d'argent à l'aigle de sable le vol abaissé ; au 2, de gueules au lion d'argent à une bande d'azur chargée de trois étoiles d'or ; au chef d'or, chargé d'une tête de maure de sable »

Notes et références

Voir aussi Bibliographie E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975 Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 4, page 222 Louis de Ribier, Recherches sur la Noblesse d'Auvergne, H. Champion, 1907, Bulletin de la Société languedocienne de géographie, volumes 28 à 29, 1905, page 61 à 64 Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, 1904 Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Félix Seguin, Firmin Didot Frères, 1860 Robert Planchon, Les Granier-Grenier, gentilshommes verriers, éditeur inconnu, imprimerie Maugein, 19360 Malemort, 1984

Article connexe Liste des familles subsistantes de la noblesse française (A à K)

Lien externe La Famille de Grenier, par F. de Riols de Fonclare : http://saint-pons-de-thomieres.perso.orange.fr/riols-grenier.html

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