L'aéroport International Marcel Henry est le principal aéroport de Mayotte et le 32ᵉ aéroport français en 2019.

Il se trouve sur la commune de Pamandzi, près de Dzaoudzi (Petite-Terre). La piste d'une longueur de ne permet pas les mouvements à pleine charge de la plupart des gros porteurs (A330-200, 747, A350). La présence de récifs coralliens à préserver complique toute extension.

Histoire gauche|vignette|Corsair International, Airbus A330. Le , la première rotation commerciale sur Dzaoudzi est effectuée par Réunion Air Service (aujourd'hui Air Austral), en Hawker Siddeley HS.748.. Entre et fin , sont transportés. En comparaison, voyagent chaque année sur l'actuelle ligne Réunion-Mayotte.

Depuis la fin de l'année 2021 - début 2022, l'aéroport connait une nouvelle ère, notamment avec le retour de la compagnie aérienne Corsair International et la mise en place par Ewa Air de deux liaisons reliant les deux aéroports réunionnais (Saint-Denis et Saint-Pierre).

L'aéroport est rebaptisé Aéroport international Marcel-Henry à la suite de la disparition de l’ancien sénateur mahorais le .

L'aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi prend le nom officiel de L'aéroport de Mayotte - Marcel Henry le par arrêté du ministère de la Transition écologique, après délibération du conseil départemental.

Situation

Infrastructures L'aéroport de Mayotte couvre une superficie de , dont :

réservés aux pistes : (16/34, 1930 x 45) ; 1 terminal avec une capacité de traitement de 750 passagers et une surface de 2 postes avec passerelle d'embarquement 5 postes sans passerelle d'embarquement

Un terminal de fret existe également, celui-ci a une capacité annuelle d'environ de fret.

En théorie, l'aérogare est dimensionnée pour accueillir passagers par an. Cela est dû au dynamisme de ces dernières années.

Cependant, à la suite du projet d'exploitation de gaz au Mozambique, des prochaines extensions d'infrastructures sont envisagées, particulièrement celles en rapport avec la capacité d'accueil des passagers de l'aérogare ainsi qu'un hangar de maintenance.

Un appel d'offres, clos en , porte sur l'extension du terminal existant sur une surface totale de avec la requalification et la réhabilitation de certaines zones. La finalisation des travaux est prévue pour 2024.

Ces futurs travaux sont nécessaires afin d'adapter les infrastructures de l'aéroport à long terme. La réalisation d'une deuxième piste sur une longueur totale de est actée. Les travaux la concernant devraient être réalisés en vue de 2025-2026, pour un coût estimé entre 550 et 700 millions d'euros. Cette nouvelle piste sera parallèle à la piste actuelle.

Conception, mise en service et projets En , la gestion de l'aéroport a été confiée par l’État au groupe SNC-Lavalin pour une durée de 20 ans. Ce contrat d'exploitation a été rompu à la suite des mauvais résultats de la société sur d'autres aéroports français. Afin de remplacer l'ancienne aérogare historique qui ne correspondait plus aux normes, il a fallu la détruire entièrement. Cette dernière était de taille minime et ne comprenait qu'une superficie de , ce qui provoquait un flux élevé de passagers. La circulation n'était plus fluide, tout comme la gestion de l'ancienne aérogare en elle-même. La nouvelle aérogare, conçue par le groupe SNC-Lavalin de 2012 à 2014, a nécessité 2 ans de travaux et 70 millions d'euros bruts pour une mise en service prévue pour 2014. L'aéroport a été construit de manière écologique pour répondre à des normes environnementales. L'aération se fait par le toit du terminal. L'alimentation en énergie électrique se fait par panneaux solaires situés au même endroit, aidés par un générateur et un aliénateur externe. Cette nouvelle aérogare possède un salon VIP ainsi que des boutiques hors taxes afin d'en accentuer l’attractivité.

Les prestations ont pour but de renforcer l'attractivité de l'aéroport et de permettre aux passagers de ne pas utiliser un taxi pour aller rejoindre l'île de grande terre de Mayotte, dont le chemin se fait en mer avec une barge.

Il était question d'agrandir la piste pour atteindre une longueur suffisante afin de permettre aux gros porteurs, de pouvoir décoller sans pour autant effectuer des escales sur les aéroports voisins. La piste en elle-même ne doit pas dépasser une longueur de ou de pour éviter la destruction de la flore maritime, qui se compose principalement de coraux. Cependant, le projet a été reporté avec une date butoir en 2050.

L’exploitation de la plate-forme concerne essentiellement sa gestion et son entretien, mais aussi le développement commercial basé sur les liaisons régulières avec la métropole (Paris) et les liaisons interinsulaires dans cette région de l’océan Indien.

À la mi-2016, l'ancienne aérogare est détruite afin d’être réaménagée en un centre d'affaires d'une superficie de divisibles.

Vers fin 2016, un nouvel acteur entre en jeu, il s'agit d'Edeis qui assure désormais l'exploitation de l'aéroport de Mayotte, à la suite des résultats non rentables sur l'ensemble des aéroports gérés par SNC Lavalin, une entreprise spécialisée dans l'ouvrage de grandes œuvres. Cette société a par ailleurs externalisé tous les aéroports français sous son exploitation à Edeis, qui en assure dorénavant l’exploitation totale et la gestion permanente, ce qui est le cas pour l'aéroport principal de Mayotte depuis le (autres aéroports français compris).

Pour l'année 2018, une extension de sur les extrémités est prévue afin de mieux permettre les rotations des appareils gros porteurs. Le un communiqué de la France et de l'Union européenne indiquait que le prolongement de la piste était définitivement abandonné car trop onéreux et non rentable..

Le , le président français Emmanuel Macron annonce, dès sa descente d'avion à l'aéroport International Marcel Henry, que la piste serait allongée : « J’ai compris que la piste est courte, donc oui, on le fera ! ». En , le préfet de Mayotte, Jean-François Colombet, confirme la mise en place d'un comité de pilotage faisant suite à la décision présidentielle.

En , l'aéroport est classé en catégorie A, c'est-à-dire parmi les aérodromes assurant des services à grande distance, assurés normalement en toutes circonstancesDécret n° 2022-519 du 8 avril 2022 portant classement de l'aérodrome de Mayotte - Marcel Henry. JORF n°0085 du 10 avril 2022, texte n° 44. Lire en ligne.

L’aéroport poursuit son développement au service du territoire. L’ouverture d'un hôtel IBIS Style en 2022 permet d’améliorer l’accueil des voyageurs. Le chantier d'extension de l’aéroport a débuté en 2023. Ce dernier permettra d’accueillir le trafic dans les meilleures conditions, et il offrira de nouveaux commerces.

Compagnies et destinations DZA - Pays desservis depuis l'aéroport de Dzaoudzi.

Trafic En graphique

En tableau +Trafic annuel.Année 2004 2005 20072008 2009201020112012 2013 2014 201520162017Nombre de passagers Évolution 17,6 % 15,5 % 8,5 % 2,2 % 13,2 % 5,1 % 4,5 % 7,1 % 5,4 % 3,5 % 5,0 % 9,8%

+Trafic annuelAnnée 2018 20192020202120222023 20242025Nombre de passagers Évolution -49,1 % +34.9%

L'aéroport international Marcel-Henry est le aéroport de France en nombre de passagers en 2015. Il connaît, de 2004 à 2015, une augmentation de 85,4 %. Il s'agit de l'une des plus grandes croissances au niveau national pour le trafic. En 2022, l'aéroport bat son record de fréquentation, trois ans après le début de la crise sanitaire. Ce chiffre marque le retour des voyageurs, mais également un nouveau départ pour l'infrastructure.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Aéroport Roland-Garros Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle Marcel Henry Ewa air

Liens externes Site de l'aéroport de Mayotte

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