L'aqueduc d'Arcier parfois nommé aqueduc de Besançon, son point d'arrivéeUn aqueduc antique est généralement désigné d'après son point d'arrivée., était un aqueduc gallo-romain de construit majoritairement à flanc de colline entre le hameau d'Arcier, commune de Vaire, et l'actuel square Castan dans le quartier historique de Besançon (département français du Doubs). Aujourd'hui presque totalement détruit, il en reste cependant quelques vestiges, notamment le long de la D 323 entre Chalèze et Vaire, sous l'hôtel de l'ex-région Franche-Comté ou encore sous le square CastanMémoires de Bregille, page 38..

Histoire

Époque romaine Vers 70, à l'époque de VespasienL'aqueduc romain d'Arcier sur le site des balades en Franche-Comté (consulté le ), ou vers 170 à l'époque de Marc Aurèle, un aqueduc d'un peu moins de Estimé par l'INRAP à 10,26 km fut édifié entre les sources d’Arcier Des 2 sources principales, c'est la source basse qui a été captée par les Romains. et Vesontio, aboutissant dans un bassin (castellum divisorium) de dans l'actuel square Castan. Les sources d'Arcier étaient les seules sources dans les environs ayant le débit et la hauteur suffisants pour alimenter la ville. L'aqueduc consistait en une galerie souterraine mesurant entre de hauteur sous clé et entre de largeRecherches archéologiques sur les monuments de Besançon, A. Delacroix, 1841, , entrant dans la ville par une ouverture étroite percée à même le roc, qui donnera plus tard la Porte taillée. La pente permettant d'acheminer l'eau d'Arcier à Besançon présentait une déclivité de 0,22 %Soit un dénivelé négatif d'environ 24 m.. Il fut construit parallèlement au Doubs, et non en ligne droite, en suivant les courbes de niveau et ce, probablement, afin de limiter les aménagements. L'aqueduc fonctionna jusqu'au et la chute de l'Empire romain. Coupé lors des invasions barbares, il sera abandonné et subira une dégradation progressive. Au début du , il ne subsiste des vestiges de l'aqueduc qu'en sept endroits du parcours.

Époque Post-romaine thumb|left|Plan de l'aqueduc du XIXe siècle. Deux projets de remise en état de l'aqueduc romain sont envisagés au . En 1837 la municipalité de Besançon décide de construire un nouvel aqueduc pour subvenir aux besoins croissants en eau des habitants, comme en témoigne une plaque apposée près de la source à ArcierLa source haute, dite du Martinet, est acquise et aménagée par la ville de Besançon ainsi qu'une parcelle de terrain de 164 ares. Pour cela, il a fallu exproprier les propriétaires avec le motif d'utilité publique.. Entre 1843 et 1848 des études sont menées, entre 1850 et 1855 les travaux sont exécutés et en 1866 des acquisitions sont faites sur des compléments de la source assurant ainsi à la ville la totalité des eaux d'ArcierLa source d'Arcier sur le site des balades en Franche-Comté (consulté le ).. Une autre plaque indique l'altitude exacte de la source, qui est de . À Besançon, sur le réservoir St Jean, dessiné et construit par l'architecte municipal Alphonse Delacroix (1807-1878), aboutissement de l'aqueduc, deux plaques indiquent la reprise du réseau par la ville à cette époque, dont l'une où est inscrit : , l'autre étant un plan de l'aqueduc du .

Aujourd'hui, les eaux d'Arcier sont toujours captées pour subvenir à une partie des besoins en eau de Besançon. Elles sont traitées par l'usine de la Malate depuis 1935.

Protection Par arrêté du , l'ensemble des éléments restants de l'aqueduc antique situés sur les quatre communes traversées (Vaire, Chalèze, Montfaucon et Besançon) est inscrit aux monuments historiques.

Notes et références Notes

Références

Annexes Articles connexes Vesontio - Histoire de Besançon Sources d'Arcier Château d'eau de la source d'Arcier Aqueduc Square Castan Vaire-Arcier

Liens externes

Article sur la source d'Arcier Les sources d'Arcier de Balades naturalistes sur le site Mémoire vive patrimoine numérisé de Besançon : A la loupe : Besançon au fil de l'eau

Bibliographie . , page 38.

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