Montréal-les-Sources est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie Localisation
La commune est située à à l'est de Nyons, (par la route, à vol d'oiseau) de Rémuzat.
Rattachée à la communauté de communes des Baronnies en Drôme provençale, Montréal-les-Sources est également une commune adhérente du parc naturel régional des Baronnies provençales.
Communes limitrophes
Relief et géologie Col d'Aubonne..
Hydrographie Le ruisseau Montréal est un affluent de l'Eygue. Il parcourt à travers les communes de Sahune et de Montréal. En 1891, sa largeur moyenne était de 11,40 m, sa pente de 109 m, son débit ordinaire de 0,50 m3, extraordinaire de 15 m3..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rémuzat à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Montréal-les-Sources est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nyons, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (39 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), cultures permanentes (5,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Montréal-les-Sources est présenté comme un « village perché ».
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 45, alors qu'il était de 48 en 2013 et de 51 en 2008.
Parmi ces logements, 25,2 % étaient des résidences principales, 66 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants. Ces logements étaient en totalité des maisons individuelles..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montréal-les-Sources en 2018 en comparaison avec celle du Drôme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (66 %) très supérieure à celle du département (8 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 100 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (92,9 % en 2013), contre 61,9 % pour le Drôme et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Montréal-les-Sources en 2018. Typologie Montréal-les-Sources Drôme. France entière. Résidences principales (en %)25,283,382,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)6689,7 Logements vacants (en %)8,88,68,2
Toponymie
Selon le dictionnaire topographique du département de la Drôme., la localité est attestée sous les noms de : 1231 : Castrum de Mons Réal (Inventaire des dauphins, 240). 1284 : Castrum de Monte Regali (Valbonnais, II, 118). 1293 : Castrum Montis Regalis (Valbonnais, I, 35). 1891 : Montréal, commune du canton de Rémuzat.
Le conseil municipal demande en 1918 que le nom de la commune, jusqu'alors Montréal', soit complété par -les-Sources afin d'éviter les errements du courrier à travers les différents Montréal de France, ce qui est obtenu en 1920.
La première partie du toponyme provient du latin mons « montagne, mont, élévation ».
Deux hypothèses pour la deuxième partie : de l'ancien français réal « royal » issu du latin regalis. d'un russeal « ruisseau » (1120). Une copie fautive aurait transformé réal puis réalis en régalis souvent traduit par « royal » mais le ru en provençal désigne le ruisseau et la prononciation en langue vernaculaire du village est Monriaou.
Histoire
Antiquité Dans les années 1947-1948, a été trouvée une épitaphe datée du (conservée actuellement dans le château de Sahune) qui était dédiée à un Lucius Valerius Cometius, vétéran de la Legio VIII Augusta.
Ce dernier serait venu se retirer vraisemblablement dans son domaine familial après son service. Malgré son nom latin, conforme aux normes de l'époque, il s'agissait probablement d'un Voconce qui jouissait de la citoyenneté romaine. Il avait servi sous les militavit armis antesignanis (« armes précédant les enseignes »), c'est-à-dire dans un peloton d'éliteM. Desaye, dans la revue Terres d'Eygues, numéro 44..
Du Moyen Âge à la Révolution La seigneurie : Au point de vue féodal, Montréal était une terre des barons de Sahune ou d'Ancezune. 1201 : les princes d'Orange de la maison de Baux y acquièrent quelques droits. 1282 : la terre est hommagée aux barons de Mévouillon. 1336 : elle passe aux dauphins, héritiers des barons de Mévouillon. 1341 : les dauphins vendent leurs droits aux princes d'Orange. Passe (par mariage) aux Saluces. Recouvrée par les princes d'Orange. Ces derniers la donnent en apanage à un bâtard. Vers 1501 : passe (par héritage) aux Poitiers d'Allan. Vers 1551 : passe (par mariage) aux Pape-Saint-Auban. 1602 : passe (par mariage) aux Caritat. Vendue presque aussitôt aux Fortia. Vers 1730 ; passe (par mariage) aux Galéan de Gadagne, derniers seigneurs.
Avant 1790, Montréal était une communauté de l'élection de Montélimar et de la subdélégation et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Sisteron.
Saint-Julien Ancienne chapelle et quartier de la commune de Montréal. La chapelle existait encore en 1792. En 1891, elle est en ruine.
Révolution française et Empire En 1790, la commune est comprise dans le canton de Sainte-Jalle. La réorganisation de l'an VIII en fait une commune du canton de Rémuzat.
Époque contemporaine
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Nyons du département de la Drôme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rémuzat. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Nyons et Baronnies
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Drôme.
Intercommunalité Penvénan était membre de la très petite communauté de communes du Pays de Rémuzat, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes des Baronnies en Drôme provençale, dont est désormais membre la commune.
Liste des Maires Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Montréal-les-Sources, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant inférieur à 100, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de sept..
Une seule liste, menée par Coralie Biousse, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 81,82 %.. Coralie Biousse est élue maire le .La liste officielle des maires du département du Drôme en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..
Liste des maires
Distinctions et labels En 2014, la commune obtient du label « ville fleurie » avec « une fleur » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.. La deuxième fleur est obtenue en novembre 2019. Le village est alors la plus petite commune de France à recevoir ce label..
Population et société Démographie
Manifestations culturelles et festivités Fête : premier dimanche de septembre.
Sports et loisirs Randonnées : sentiers pédestres vers le Poët-Sigillat et Rémuzat.
Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias : Presse écrite Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local. L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme. Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations. Presse audio-visuelle France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.
Cultes
Économie En 1992 : bois, pâturages (ovins), abricotiers.
Culture locale et patrimoine