Le Sept (ou le Club Sept)Vivre et survivre dans le Marais : au cœur de Paris du Moyen Âge à nos jours par Jean-Pierre Azéma est une boîte de nuit parisienne située au 7, rue Sainte-Anne. Fondée fin 1968, elle est à l'origine du disco en France et ferme en 1980 .

Fabrice Emaer en est alors le propriétaire ; Michel Gaubert ou Guy Cuevas en sont les disc-jockeys, avant de rejoindre le Palace. Le club est au centre du quartier gay de l’époque, proche du Palais-Royal. Le club possède un restaurant et une piste de danse.

Historique Le Sept est ouvert le Site Hexagonegay la rue Sainte-Anne par Fabrice Emaer au 7, rue Sainte-Anne à ParisSur le Sept, voir Le Rose et le Noir : les homosexuels en France depuis 1968, de Frédéric Martel, le Seuil, 1996 ; et Marc Lemonier, Guide historique du Paris libertin, éditions la Musardine, 2015., voie où il habite. Fabrice Emaer veut avant tout un restaurant, avec une boîte de nuit au sous-sol. Comme Andrea, la première DJ du club, ne convient pas, Guy Cuevas, qui officie alors à Saint-Germain-des-Près, vient prendre les platines : Fabrice Emaer lui donne carte blanche ; innovant, recherché, varié, Guy Cuevas mixe réellement de tout, dont la soul et les disques de la Motown. Le tout-Paris artistique s'y presse, dont plusieurs créateurs de mode, ainsi que certaines stars étrangères.

Le lieu entre dans la légende comme le , dit Alain Pacadis. Caroline Loeb, qui fréquente le lieu alors qu'elle est encore mineure, précise : ; ce que confirme le journaliste de Libération Gilles Roignant, qui a travaillé avec Fabrice Emaer :

La décoration était simple mais brillante : des murs en miroirs et un plafond recouvert de néons multicolores qui flashaient au rythme de la musique. Car ce qui rendait le Sept si particulier, c’était la qualité de sa musique. Si le Colony se spécialisait dans la new wave, le Sept était déjà l’épicentre de la disco, avec le DJ Guy Cuevas aux platines. Ce n’était donc pas vraiment un club de drague, plutôt un rendez-vous « jet set »Palace : comportement 80 - Didier Lestrade, Têtu, mars 1999.

La description du lieu par la presse contemporaine insiste également sur sa configuration et son atmosphère. Guy Monréal évoque ainsi « ses miroirs sombres, ses ciels de néons et sa cuisine hautement professionnelle », ainsi qu’une piste de danse située en sous-sol « sous une voûte de néons multicolores […] dans une marabunta de musique disco qui est la meilleure de Paris », fréquentée par une clientèle mêlant jet-set, créateurs et jeunes noctambulesGuy Monréal, « Le Colony », L’Officiel Hommes, no 8, 1978, p. 70-71..

Les témoignages de l’époque confirment cette centralité dans la vie nocturne parisienne, le lieu étant décrit comme un point de convergence du Paris mondain, artistique et homosexuelAlain Pacadis, Nightclubbing. Chroniques et articles 1973-1986, Denoël, p. 346-347..

Au bout de quelques années, Fabrice Emaer entend parler d'un nouveau lieu plus grand, plus démesuré : Le Palace.

Au début des années 1980, le restaurant du lieu connaît une relance ponctuelle et continue d’être mentionné dans la presse spécialisée, qui signale son retour en vogue dans le paysage nocturne parisienZaza Diors, « Salut les copines », 5/5, octobre 1983..

En 2010, un restaurant japonais occupe le rez-de-chaussée du 7, rue Sainte-Anne.

Dans la fiction Le lieu est reconstitué dans le film Saint Laurent de Bertrand Bonello (2014)..

Notes

Références

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Bibliographie

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