Ouistreham est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de Population municipale .. Depuis fin 2014, la municipalité communique désormais avec le nom de Ouistreham Riva-Bella (un changement de nom rejeté par le Conseil d'État).
Sword Beach, une des plages du débarquement de juin 1944 englobait la commune de Ouistreham.
Cette station balnéaire est au débouché du port de Caen-Ouistreham sur le canal de Caen à la mer.
Géographie Situation La commune est au nord de la plaine de Caen, en rive gauche de l'embouchure de l'Orne, à l'extrémité est de la Côte de Nacre, partie centrale du littoral calvadosien de la Manche. Par la route, l'agglomération est à à l'est de Douvres-la-Délivrande, à au nord-est de Caen et à à l'ouest de CabourgDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr. Pour cette dernière, la distance orthodromique n'est que de Selon le site Lion 1906.
Ouistreham est principalement bordée à l'ouest par Colleville-Montgomery, au sud par Saint-Aubin-d'Arquenay et Bénouville, à l'est par Merville-Franceville-Plage et Sallenelles. vignette|gauche|Entrée de la ville.
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Dan, le canal de Caen à la Mer et un autre petit cours d'eau.
Le Dan, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Anisy et se jette dans le canal de Caen à la mer à Blainville-sur-Orne, après avoir traversé .
Le canal de Caen à la mer, un canal, chenal navigable d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Caen et se jette dans l'embouchure de l'Orne sur la commune, après avoir traversé .
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de OuistrehamLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. . Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le marais de Venoix, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sallenelles à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Lieux-dits et patrimoine naturel Le Maresquier vignette|L'ancienne maison de villégiature d'Aristide Briand.
Au lieu-dit le Maresquier, on peut trouver une petite maison en pierre, rénovée, sur la berge ouest du canal de Caen à la mer, c'est l'ancienne résidence de vacances d'Aristide Briand.
Le bois du Caprice vignette|Le chemin des Pèlerins dans le bois du Caprice. Situé au sud-ouest de la ville, ce petit bois de plus de est classé en « espace naturel sensible » par le conseil général du Calvados. Réparti sur trois communes (Colleville-Montgomery, Saint-Aubin-d'Arquenay et Ouistreham), il abrite notamment des salamandres et des espèces végétales telle que la rare Torilis des moissons (Torilis arvensis), l'Orchis maculé et l'Ophrys abeille.. Le bois est traversé par le chemin des Pèlerins, voie qui était empruntée par les Romains pour rejoindre leur camp à Bernières-sur-Mer.
La pointe du Siège À l'est de la ville, la pointe du Siège est un éperon sableux qui dévie le cours de l'Orne à son embouchure dans la baie de Sallenelles. Une tour permet l'observation des oiseaux sédentaires et migrateurs qui nichent dans la baie. Cette diversité de milieux et d'espèces a conduit à une protection de l'espace. La partie est de la pointe du siège est sous protection du conservatoire du littoral.
Voies de communication et transports Voies routières On accède par la route à Ouistreham en venant de Caen par la route départementale 514 puis la RD 515 en voie rapide.
Transports urbains Depuis son incorporation à la communauté urbaine Caen la mer, la commune est desservie par les bus du réseau Twisto : ligne 12 : de Lion-sur-Mer à la gare de Caen en passant par Hermanville-sur-Mer, Ouistreham, Colleville-Montgomery, Saint-Aubin-d'Arquenay, Bénouville, Blainville-sur-Orne et Hérouville-Saint-Clair ; il existe également une ligne 12 Express qui assure une liaison directe entre Caen et les communes de Ouistreham, Colleville-Plage, Hermanville-Plage et Lion-sur-Mer ; ligne Gare Maritime Express : dessert la gare de Caen, la Tour Leroy et la gare maritime de Ouistreham ; les horaires de cette ligne a la particularité de s'adapter aux horaires de la marée et donc aux horaires d'arrivée et de départ des ferries de Brittany ferries à destination de l'Angleterre.
Liaisons maritimes Ouistreham est reliée à Caen par le canal de Caen à la mer. Le port de Caen-Ouistreham est le port de commerce de Caen. La commune est desservie, depuis 1986, par des ferries trans-Manche vers Portsmouth (Royaume-Uni). Ces ferries sont actuellement exploités par la compagnie Brittany Ferries. Ils prennent environ passagers par an, et effectuent trois allers-retours quotidiens.
Le port de commerce, comme le port de plaisance (), sont gérés par la Chambre de commerce et d'industrie de Caen. On trouve aussi un petit port de pêche devant les écluses du canal.
Liaisons cyclables La voie verte de Caen à Ouistreham permet de relier Caen à vélo. La commune est aussi le point de départ de la véloroute 43 jusqu'à La Rochelle.
Urbanisme Typologie Au , Ouistreham est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Ouistreham, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
La commune, bordée par la baie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit..
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (42,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,5 %), zones humides côtières (19,9 %), terres arables (16,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3 %), prairies (7,4 %), forêts (4,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,8 %), eaux maritimes (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Ouistreham est mentionnée dès 1086 sous la forme Oistreham et sous les formes Oystreham, Hoistreham également en 1086Cartulaire de la Trinité, . ; Oistreham en 1259Charte d'Ardennes, . ; Oistrehannum en 1260Cartulaire de la Trinité, p. 62. ; Ouistrehannum en 1281 ; Oestream et Hoistrehan vers 1300Charte de Sainte-Barbe. ; Ostreham et Ostrehan au ; Hoystrehan en 1371 ; Estrehan en 1620Carte de Leclère. ; Oyestreham au (carte de Cassini)Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du département du Calvados, Paris, 1883, p. 213 . et .
Elle tirerait son nom d'origine germanique d'un établissement de colons saxonsLouis Guinet, Les emprunts gallo-romans au germanique (du ), éditions Klincksieck 1982., implantés dans la région en tant que mercenaires (autour des ). Cependant, il n'existe aucune attestation de ce toponyme antérieurement au . En outre, on rencontre dans la toponymie normande de nombreux éléments anglo-saxons, langue proche du vieux saxon, qui sont à mettre en relation avec l'installation de colons venus d'Angleterre avec les Scandinaves autour du .
Le second élément -ham représente le vieil anglais « maison », « foyer », « groupe d'habitations », dont procède pour l'essentiel le vieux normand ham « village » (), d'où les diminutifs « hameau, foyer » et hamelet « petit hameau ».
Le premier élément Ouistre- est plus difficile à déterminer. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing qui se basent sur la forme du Oistreham, régulièrement attestée par la suite, il s'agit d'un terme vieux saxon qu'ils donnent sous la forme ooster « est »Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., mais English Etymology, Oxford University Press. cite « est » (cf. vieux haut-allemand Duden, Herkunftswörterbuch, Duden Verlag, ex. : , nom allemand de l'Autriche et le suédois « est »), l'évolution phonétique est analogue à celle du latin qui a donné le vieux français (> huitre), attesté au et en usage jusqu'au .