Le d'artillerie ( RA) est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Metz artillerie un régiment français d'Ancien Régime. Plusieurs fois renommé et licencié, il fit partie des Forces françaises en Allemagne basé à Landau in der Pfalz en Allemagne de 1961 jusqu'à sa dissolution en 1999.
Création et différentes dénominations
1791 : d'artillerie 1794 : d'artillerie à pied 1815 : Licencié 1816 : Régiment de Metz 1820 : d'artillerie à pied 1829 : d'artillerie 1854 : d'artillerie à pied 1867 : d'artillerie monté 1872 : d'artillerie 1883 : d'artillerie de campagne 1924 : d'artillerie divisionnaire (puis d'artillerie de montagne) 1946 : Reconstitué à Lyon en avril comme d'artillerie de montagne 1973 : d'artillerie 1999 : dissolution.
Colonels et chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l’Empire Devenu d'artillerie en 1791, il forme, en 1792, des compagnies à cheval. Il en fournit rapidement 3 , les , et , qui portaient dans le les 21 , 22 et 23. La même année les compagnies à pied et à cheval furent dispersées dans les places de la Franche-Comté et de la Haute-Alsace, à Lyon, et aux armées du Nord et des Pyrénées orientales.
1792 : Armée d'Italie, bataille de Jemappes, bataille de Peyrestortes 1793 : Siège de Toulon, Siège de Lyon, Bataille du Boulou, Sièges de Bréda, Siège de Gertruydemberg, défense d'Anvers À la fin de 1793, le dépôt du est envoyé à Toulouse. Il est revenu à Besançon en , sur la demande d'Eblé, pour qu'il fût plus à la portée des nombreuses compagnies qu'il avait à l'armée du Rhin.
Par décret du créant le 1er régiment d'artillerie à cheval, le régiment prend alors la dénomination de « ».
Fin , les et la , le de la , les et de la , le 7e bataillon de volontaires de l'Yonne, le , le 21e régiment de chasseurs à cheval, la 27e division de gendarmerie et des détachements des , et sont camp de Marly sous les ordres du général Baraguey d'Hilliers commandant de l'armée de Paris<ref>[https://archive.org/details/mergimentdinfan00unkngoog Capitaine Raymond d'Izarny-Gargas : 38e régiment d'infanterie : historique des corps qui ont porté le numéro 38]</ref>.
1796 : Combat de Rovereto, Bataille de Salo 1797 : Bataille de Rivoli 1798 : Bataille d'Aboukir, Bataille de Chebreiss, Bataille des Pyramides 1799 : Bataille de Stockach, première et deuxième bataille de Zurich 1800 : Siège de Gênes
Après la paix d'Amiens en 1802, la portion principale du régiment alla s'établir à Plaisance, et son dépôt est resté dans cette ville jusqu'en 1806. Le régiment avait à ce moment sa compagnie à Briançon, la compagnie à Pise, la à Nantes depuis onze ans, et la à Brindisi.
1805 : Bataille d'Austerlitz. Dans l'artillerie divisionnaire : (60 hommes) du Corps d'Armée (Davout). Artillerie à cheval : du d'artillerie à cheval avec 2 pièces de 8 livres et 1 obusier de 6 pouces Bataille de Caldiero Le , le feu mis par un garde mécontent à l'église du château de Plaisance qui contenait une quantité considérable de munitions, produisit une explosion terrible. Le colonel Demanelle mourut le des suites d'un coup de feu qu'il avait reçu l'année précédente à Caldiero . 1806 : En 1806, le régiment quitte Plaisance pour se rendre à Capoue. 1807 : Au commencement de 1807 il est à Mantoue et il se rend au mois d'avril à Vérone, où il est resté jusqu'en 1812. Il avait à cette époque 4 compagnies en Dalmatie, les et à Raguse, la à Spalatro et la à Zara, et 3 compagnies à Corfou, les , et . La était à Naples. 1809 : Le régiment fournit en 1809 une partie des batteries attachées à l'armée du vice-roi d'Italie, et certaines compagnies participent aux batailles de Wagram, de Raab et de Znaïm. Après cette campagne , les compagnies du régiment d'artillerie se trouvent dans les positions suivantes :
1812 : En 1812 le régiment envoya 12 compagnies à la grande armée de Russie. Elles se sont distinguées aux batailles de Viazma, de Maloïaroslavets et de la Moskova
Conformément au décret du , le régiment avait été porté à 28 compagnies, comme les autres. 1813 : Les mêmes compagnies ont fait la campagne de 1813 en Saxe et celle de 1814 en France. Campagne d'Allemagne Bataille de Lützen Bataille de Bautzen Bataille de Kulm 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Campagne de France Bataille de La Rothière Combat de Thionville La a été faite prisonnière par les Anglais à Raguse le . Le reste du régiment, après avoir combattu le à , avait quitté Vérone à la fin de 1813 et s'était retiré à Alexandrie. Rappelé en France après la capitulation de Paris, il a séjourné à Besançon du au , et partit ce jour-là de Besançon sous la conduite du colonel Henri Fabian Louis Emmanuel Lambert pour se rendre à La Fère.
Le régiment avait été réorganisé à Besançon à la date du par le général Dulauloy. 1815 : Au mois de , après le débarquement de l'Empereur à Golfe-Juan et au moment où Louis XVIII se préparait à partir pour Gand, les généraux Lallemand et Lefebvre-Desnouettes, qui commandait le régiment des Chasseurs royaux de France, se présentèrent le 17 mars aux portes de La Fère, espérant entraîner le régiment d'artillerie et s'opposer avec lui et quelques autres troupes à la retraite du roi. Le major Pion, en l'absence du colonel, demeura strictement fidèle au devoir militaire et maintint son régiment en bon ordre. Il reçut du roi Louis XVIII une récompense singulière. Il fut anobli , avec le titre d'écuyer. Cinq jours plus tard l'écuyer Pion obéissait avec la même sérénité aux ordres du gouvernement impérial, et mettait tout son zèle à préparer les huit compagnies du régiment destinées à l'armée du nord, et à installer les autres dans de bonnes conditions dans les places voisines.
Après avoir combattu à Fleurus et Waterloo, les , , , , , , et suivirent l'armée derrière la Loire, et s'établirent avec le dépôt à Limoges, Poitiers et Bourges.
De 1815 à 1848 Le général Berge, chargé du licenciement du corps, envoya à Rochefort le dépôt, ces huit compagnies et trois autres qui avaient rallié successivement, prononça la dissolution des onze compagnies sur la place d'Armes de Rochefort le , et fit partir le dépôt le pour Metz qui n'était pas occupé par les alliés et où il arriva le .
Les , et qui s'étaient retirées à Metz ont été licenciées le . Il en fut de même des autres demeurées dans les places du nord, depuis Le Havre jusqu'à Givet.
Le est alors réorganisé sous le titre de « régiment de Metz », au moyen du dépôt, de deux compagnies et demie conservées, et des anciens canonniers, encore liés au service, des départements de la Marne, de l'Aube, de la Moselle, de la Meuse et de la Haute-Marne.
Pour les hommes renvoyés dans leurs foyers, les uns rappelés suivant le même principe, servirent à recomposer les autres régiments d'artillerie. L'excédant entra dans la formation des compagnies d'artillerie attachées aux légions d'infanterie départementale, en exécution de la loi du Compagnie départementale (4 R 39-45).
En 1820, le « régiment de Metz » prend le nom de « d'artillerie à pied ».
Le le « d'artillerie à pied » est réorganisé à Strasbourg et devient le « d'artillerie mixte ». Il est alors composé de 3 batteries à cheval, (provenant des , et batteries de l'ex- d'artillerie à cheval), et de 13 batteries du corps, dont 6 furent montées.
Le , il est réduit à 12 batteries : 3 à chevalbatteries à cheval : tout le monde est à cheval, 9 montéesbatteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied. et un dépôt, trois batteries permettant la formation du d'artillerie .
Les garnisons parcourues par le régiment sont Metz en 1816, Auxonne en 1820, Valence en 1822, Strasbourg en 1825, Metz en 1830, La Fère en 1835, Vincennes en 1838, Douai en 1842, Bourges en 1845, Metz en 1848, et Valence en 1852.
Deuxième République
Après le coup d'État du 2 décembre 1851, commis par Louis-Napoléon Bonaparte qui envisage de rétablir l'Empire, des insurrections éclatent dans plusieurs départements de province. Le régiment d'artillerie combat les insurgés de la DrômeRobert Serre, ‘’1851. Dix mille Drômois se révoltent. L’insurrection pour la République démocratique et sociale’’, préface de Maurice Agulhon, co-édition Peuple libre/Notre temps, s.l., 2003. . 264..
Second Empire En 1854, il fut atteint par la fâcheuse organisation qui marque cette année. Par des motifs absolument incompréhensibles, les vieilles traditions ont été brisées. La plupart des régiments changèrent de numéros, et le perdit le rang qu'il possédait depuis si longtemps. Il devint le 15e régiment d'artillerie à cheval en ne conservant que son état-major et ses 3 batteries à cheval et 1 batterie montée qui fut transformée. En 1860 le 15e régiment d'artillerie à cheval devint le 19e régiment d'artillerie à cheval.
Un nouveau est formé à Besançon en 1854, sous le titre de « régiment d'artillerie à pied » pour remplacer le précédent. Il fut composé avec 4 batteries du régiment d'artillerie à pied, 4 batteries du régiment d'artillerie à pied et 4 batteries du 13e régiment d'artillerie à pied.
1854 : Siège de Sébastopol 1859 : Bataille de Solférino
Ce régiment quitte Besançon en 1857 pour se rendre à Vincennes, puis à Strasbourg en 1863, à Alger en 1864 et à Grenoble en 1867.
Ce corps est devenu en 1866 le « régiment d'artillerie de réserve », et est mis en 1867 sur le pied de 4 batteries à pied et de 8 batteries montées.
De 1871 à 1914 A la réorganisation de 1872, il conserve son dépôt et 8 batteries, reçoit les et batteries du 19e régiment d'artillerie à cheval, et cède au 16e régiment d'artillerie 1 batterie, au 24e régiment d'artillerie 2 batteries, au 29e régiment d'artillerie 6 batteries, et au 30e régiment d'artillerie 3 batteries.
En 1873, il est attaché à la d'artillerie et subit une nouvelle modification dans sa composition. Il reçoit du 6e régiment d'artillerie 1 batterie à pied, et lui cède une batterie à cheval. Il cède, en outre, 2 batteries au 36e régiment d'artillerie, et transforme en batterie montée sa batterie à cheval.
Première Guerre mondiale
Affectation En casernement à Grenoble
, artillerie de la .
Composition : 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons).
1914 28 août au 8 septembre 1914 : Siège de Maubeuge 2 novembre : arrivée au front sur le Maubrun à Ambleny 12 novembre : tirs sur le plateau du Nouvron à Vingré ainsi que sur la commune de Tartiers au lieu-dit "la raperie de Vaugerins" 14 novembre : arrivée à Serche, sur le plateau de la ferme du pavillon
1915 Janvier : participation à l'attaque de la cote 132 vers Crouy, puis subit la contre-attaque allemande dès les 12 et 13 janvier. Le RAC reste seul sur la ferme du pavillon, puis va à la rue du moulin à Serche avant de finalement reprendre sa position le 15 janvier au pavillon Juillet : tirs sur « le moulin » et sur « laffaux » 28 octobre : installation à Vauxbuin près de Soissons 19 novembre : le RAC devient le régiment d'artillerie de campagne
1916 Février-mars : participation à la bataille de la cote 186 à Cormicy 25 avril : couverture de l'attaque du "bois des buttes" et du "bois francoboche" à Pontavert près de Craonne
1917 24 janvier : positionnement à Bourg-et-Comin puis le au Breuil, et, enfin, en mars, à la ferme Perriere à Crouy où il y aura 3 blessés dans le bataillon 13 avril : arrivée au chemin des Dames, à la ferme d'Antioche (commune de Vauxaillon) et soutien à l'attaque du "moulin Lafay", de la "ferme Moissy" et du "mont des singes" par le corps colonial Avril : après un repos à l'usine Piat près de Reims, une partie du régiment monte, le 23 avril à Celles-sur-Aisne. Le 25, ceux restés au repos dans l'usine seront bombardés et il y aura de nombreux morts. Le lendemain le régiment sera attaqué à Celles-sur-Aisne et là aussi il y aura des victimes Fin avril et début mai : participation à la prise des fermes dites des Colombes et de Montgarni