vignette|Psyché aux enfers (1865), National Gallery of Victoria, Melbourne. Eugène-Ernest Hillemacher est un peintre français, né à Paris le et mort dans la même ville le Emmanuel-Charles Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 4, ..

Portraitiste et peintre d’histoire et de genre, Hillemacher appartient au courant dit de la peinture académique, entre la monarchie de Juillet, le Second Empire et la troisième République.

Biographie Fils de Jean Guillaume Hillemacher (1784-1867), directeur de la Compagnie des quatre canaux, poète et fabuliste, chevalier de la Légion d'honneur, et de Wilhelmine Christine FaberFille d'un peintre et sœur du graveur belge à l'eau-forte, Frédéric Théodore Faber (1782-1844), il est élève de Léon Cogniet à l’École des beaux-arts de Paris à partir de 1838 et débute au Salon en 1840 avec Cornélie, mère des Gracques et Cuirassier au repos. Par la suite, il continue à prendre part activement aux expositions parisiennes avec tableaux d’histoire, de genre et des portraits. Les seconds lui valent un franc succès auprès du public et de nombreuses commandes. Plusieurs de ses œuvres ont été reproduites en héliogravure tels Molière consultant sa servante, Philippe IV et Vélasquez, Morlimer et Richard Plantagenêt, La Partie de Whist, Boileau et son jardinier, Les Oies de Frère Philippe, qui le rendent populaire.

Hillemacher obtient une médaille de seconde classe en 1848 et de première classe en 1861 et 1863.

Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1865. Son frère, Frédéric-Désiré, est surtout connu comme graveurHenri Béraldi, Les graveurs du , guide de l'amateur d'estampes modernes, Paris, Conquet, 1889, tome. 8, ..

Hillemacher se marie en 1850 avec Isabelle Julie Antoinette Oosterlinck. Ses deux fils, Paul et Lucien, font une belle carrière comme compositeurs, tous deux prix de Rome (1876 et 1880).

Eugène-Ernest Hillemacher meurt à son domicile du 46 boulevard Magenta, dans le , le à midiActe de décès (vue 3), registre des décès du pour l'année 1887 sur le site des Archives numérisés de la ville.. Le fonds de son atelier est vendu à l'hôtel Drouot, le suivant.

Œuvres Salon de 1840Hillemacher se fait domicilier au 39 rue Hauteville : Cornélie, mère des GracquesExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée Royal, le 5 mars 1840, Paris, Vinchon, 1840, , .« Une dame Campanienne ayant étalé devant Cornélie ses bijoux et lui ayant demandé à voir les siens : Voilà mes parures et mes plut beaux ornements, lui répondit celle-ci en montrant set deux enfants. » Salon de 1841Hillemacher se fait domicilier au 55 rue Hautevuille : Cuirassier au repos, Des enfants jouent avec son chevalExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée Royal, le 15 mars 1841, Paris, Vinchon, 1841, , . Salon de 1842 : Saint Sébastien mourant secouru par les saintes femmes ; Portrait de M. S… Salon de 1843 : PaulExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée Royal, le 15 mars 1843, Paris, Vinchon, 1843, , .D'après Paul et Virginie : « Ce fut de cette élévation que Paul aperçut le vaisseau qu'emmenoit Virginie. Il le vit à plus de dix lieues au large comme un point noir au milieu de l'Océan. Il resta une partie du jour tout occupé à le considérer. » ; la leçon de dessinIbid., , . ; AutoportraitIbid., « Portrait de l'auteur », , . Salon de 1844 : Portrait de M. H…Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée Royal, le 15 mars 1844, Paris, Vinchon, 1844, , . Salon de 1845Hillemecher se fait domicilier au 4, rue de Paradis-Poissonnèe. : La Madeleine au sépulcreExplication des ouvrages de peinture, de sculpture, architecture, gravure et Lithographie des artistes vivants exposé au Musée Royal le 15 mars 1845, Paris, Vinchon fils et successeur de Vve Balland; 1845, , « 11- Mais Marie se tint dehors près du Sépulcre… Jésus lui fit : Marie !…» (Évangile selon Saint Jean, chap. XX, § II) ; la Fortune et le jeune enfantIdid., « La Fortune passa, l'éveilla doucement, / La Fortune passa, l'éveilla doucement, lui disant ; Mon Mignong, je vous sauve la vie. / Soyez une autre fois plus sage, je vous prie ; / Si vous fussiez tombé, l'un s'en fût pris à moi.» (La Fontaine, Liv. V, Fable VI). Salon de 1847Domicilié à Rome et à Paris, 20, rue St Fiacre. : Le vieillard et ses enfantsExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée Royal, le 16 mars 1847, Paris, Vinchon, 1847, , « L'aîné les ayant pris, et fait tous les efforts, / les rendit en disant : je le donne au plus fort » (La Fontaine) ; Un paysan de la campagne de Rome, tête d'étudeIbid., , . ; Une femme d'Albano, tête d'étudeIbid., , . Salon de 1848 : Un confessionnal de l'église Saint-Pierre, à Rome, le dimanche de PâquesExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au musée national du Louvre, le 15 mars 1848, Paris, Vinchon, 1848, , . ; Petits pêcheurs napolitains jouant aux osseletsIbid., , ; Jeune paysanne italienne jouant à la fontaineIbid., , ; Tête de femme, costume de Gaëte, étudeIbid., , ; Porteuses d'eau à Venise, dans la cour du palais ducalIbid., , ; Une boutique d'acquarollo, à PalermeIbid., , ; Portrait de M. B.Ibid., , ; Portrait de M. le capitaine D…Ibid., , Le capitaine E. Doulcet (1847) Salon de 1849Hillemacher se faite domicilier au 34 rue La Fayette. : Scène d'invasion en 1814Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au Palais des Tuileries, le 15 juin 1849, Paris, Vinchon, 1849, , .« Au bruit des lugubres fanfares, / Hélas, vos yeux se sont ouverts ! / C'était le clairons de barbares Qui nous annonçait nos revers./Dans le fracas des armes / Sous nos murs en débris. / Vous mêliez à nos larmes / Votre premier souris.» (Béranger) Godiva.Ibid., , « La comtesse Godiva, affectionnant extrêmement la ville de Coventry, avait souvent prié son mari que, pour l'amour de Dieu et de la sainte Vierge, il affranchit cette ville de la dure servitude qui pesait sur elle. Mais lui, se plaignant de ses importunités à propos d'une chose incompatible avec ses intérêts, lui enjoignit à l'avenir de ne plus revenir sur ce sujet. Cependant la comtesse le sollicitant toujours, il lui dit enfin que si elle voulait aller achever toute nue d'un bout de la ville à l'autre en vue de tout le monde, il lui accorderait sa demande. À quoi elle répondit : « mais, me permettez-vous de le faire ? » et il lui lit : « oui…» Alors, la noble dame, à un jour dit, toute nue sur un cheval avec ses cheveux déliés qui couvraient tout le corps jusqu'aux jambes, exécuta sa promenade et revint joyeuse vers son mari, qui là-dessus octroya aux habitants une charte de liberté ou immunité. L'histoire ajoute que tous les habitants de Coventry s'étaient tenus renfermés chez eux, porte et fenêtres closes, par respect pour le dévouement de leur noble comtesse ; un tailleur seul eut lu curiosité de la regarder passer et devint aveugle en punition de son indiscrétion. » ; Joueurs d'échecs sous Louis XIIIIbid., , Salon de 1850 : le satyre et le passantExplication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, et lithographie des artistes vivants & exposés au Palais National, le 30 décembre 1850, Paris, Vinchon, 1850, , « Puis, sur le mets qu'on lui donne / Délicat, il souffle aussi / Le satyre s'en étonne : / Notre hôte, à quoi bon ceci ? » (La Fontaine, Livre V, Fable VII) ; Psychée transportée par ZéphyreIbid.., , ; Un souper de bal masquéIbid., , ; Portrait de M. W…Ibid., , Monsieur Warin Salon de 1852 : Les assiégés de Rouen en 1418Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants, exposés au Palais Royal, le avril 1852, Paris, Vinchon, 1852 ; Don Juan et la statue du commandeur ; Une séance de quatuor Salon de 1853 : Clotilde de SurvilleExplication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, et lithographie et architecture des artistes vivants, exposés au Menus Plaisirs, le 15 mai 1853, Paris, Vinchon, 1853, , .Poésie de Clotilde de Surville : « O cher enfantelel, vrai pourtraict de ton père, / Dors sur le scyn que ta houche a pressé ! / Dors petiot ! clos amy, sur le seyn de ta mère / Tien doulx œillet par le somme oppressé. » ; Le voyage de Vert-VertIbid., , . ; Portrait de M. G..., architecteIbid., , .M. L/ Geffrier. Salon de 1855 : Le voyage de Vert-Vert (appartient à l'impératrice, Salon de 1853)Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, et lithographie et architecture des artistes vivants étrangers et français, exposés au Palais des Beaux-Arts, avenue Montaigne, le 15 mai 1855, Paris, Vinchon, 1855, , . ; Le dimanche des RameauxIbid., , . ; La mort du zouaveIbid., , . ; Rubens faisant le portrait de sa femme Helena FormannIbid., , . ; La leçon du tambourIbid., , . ; le satyre et le passantIbid., , . ; Un confessionnal de l'église Saint-Pierre, à Rome, le dimanche de PâquesIbid., , . Salon de 1857 : La Sainte familleExplication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants: exposés au Palais des Champs-Elysées le 15 juin 1857, Paris, C. de Mourgues, 1857 ; Une jeune mère ; Les deux écoliers de Salamanque ; La partie de Whist ; Le petit garde-malade Salon de 1859 : L'enfance de Jupiter ; Molière consultant sa servante ; Boileau et son jardinier ; La prière du matin ; La partie de billard ; Portrait de O…Madame Oosterlinck, belle-mère de l'artiste ; Portrait du fils de l'artiste Salon de 1861 : Un cierge à Notre-Dame des Douleurs dans l'église Saint-Laurent à ParisExplication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants: exposés au Palais des Champs- Élysée, le mai 1861, Paris, C. de Mourgues, 1861 ; Présentation du Poussin au roi Louis XIII par Cinq-Mars (appartient à la Société des amis des arts à Lyon) ; Jean Gutenberg, aidé de Jean Fust orfèvre de Mayence, fait ses premières épreuves typographiques ; James Watt ; La poste enfantine ; Les bulles de savon Salon de 1863 : L'empereur Napoléon I avec Goethe et Wieland (1808)Explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, lithographie et architecture des artistes vivants: exposés au Palais des Champs-Élysée, le mai 1863, Paris, C. de Mourgues, 1863 ; Antoine rapporté mourant à Cléopâtre (musée de Grenoble) ; Les deux Corneille Salon de 1864 : Philippe IV, roi d'Espagne et VelazquezExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants: exposés au palais des Champs- Elysées le mai 1864, Paris, C. de Mourgues, 1864 ; Don Juan Salon de 1865 : Psyché aux enfers ; Les amateurs de bouquins Salon de 1866 : Marguerite d'AnjouExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants: exposés au palais des Champs- Elysées le mai 1866, Paris, C. de Mourgues, 1866 ; L'indécision Salon de 1867 : Le jeune Mozart ; Portrait de D…Mme Dumas de l'île Maurice vignette|Le petit Jehan de Saintré et la Dame des belles cousines (1868), œuvre non localisée.