Stéphane Taponier, né le à Marseillelejdd.fr, est un journaliste reporter d'images français123savoie.com pour la chaîne France 3, enlevé le en Afghanistan et libéré le .

Biographie Il est l'arrière-petit-fils de l'ancien maire de Marseille Henri Tasso.

C’est à Marseille, dans l’établissement catholique Lacordaire (1973 à 1977), que Stéphane Taponier passe ses années de collège.

Il couvre différents conflits en Irak, au Liban, en Palestine, au Pakistan, au Congo, en Côte d'Ivoire…

Il co-réalise le documentaire Viols d'enfants : la fin du silence ?, diffusé en 2000.

En 2000, il tourne en Afghanistan dans la région du Pandjchir et suit le commandant Massoud qui a combattu l'occupation soviétique puis le régime des Talibans.

Enlèvement et négociations Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier travaillaient tous deux comme journalistes pour le magazine Pièces à conviction de France 3 pour réaliser un reportage en Afghanistan. Ils ont été enlevés le 2009. L'enlèvement des journalistes et de leurs trois accompagnateurs afghans a eu lieu sur une route de la province de Kapisa (Est). Ils sont enlevés par un groupe taliban armé sous les ordres d'un commandant de la province de Kâpîssâ qui avait participé à l'embuscade d'Uzbin selon la DGSELes otages sans visage, Le Nouvel Observateur, 29/4/2010.. D'après un discours fait lors de leur arrivée le , ils auraient été « vendus » à un checkpoint pour être récupérés un kilomètre plus loin. Ils ont aussi précisé que les ravisseurs avaient ordre de tirer si la voiture ne s'arrêtait pas un kilomètre après le checkpoint.

Les deux journalistes étaient sans escorte afin de pouvoir interroger des habitants de la région. Les militaires français en Afghanistan qui sont majoritairement déployés dans la province de Kapisa bouclent la frontière de celle-ci avec le Pakistan afin d'empêcher toute exfiltrationStéphane Taponier et Hervé Ghesquière otages depuis un an, France24, 29/12/2010. Ils sont d'abord localisés par des Forces spéciales américaines qui n'interviennent pas jugeant l'opération trop risquée. Ils sont à nouveau localisés par les troupes françaises peu après mais sont constamment déplacés à pied par leurs ravisseurs. Commence alors une période de recherche de négociateurs fiables et de négociations menée par la DGSEGhesquière et Taponier. Les coulisses de 18 mois de captivité, Ouest-France, 29/6/2011, la multiplicité des groupes (Hezb-e-Islami, le parti islamique, talibans, groupes mafieux) rendant celle-ci très difficile. Fin une libération semble imminente, le président Nicolas Sarkozy appelle même la compagne d'un des otages pour annoncer sa libération mais celle-ci ne se fait pas. Une vidéo des otages a été réalisée par leurs ravisseurs, pour demander la libération de prisonniers talibans en échange de leur remise en liberté. Après une longue période de silence, les talibans disent le avoir enlevé les journalistes parce qu'ils se livraient à de l'espionnage et accusent le gouvernement d'ignorer leurs exigences.

Ils ont été libérés le après 547 jours de captivité. Le gouvernement nie avoir payé une rançon mais plusieurs experts affirment le contraire et évoquent l'utilisation de fonds spéciauxGhesquière et Taponier: la France a-t-elle payé une rançon?, L'Express, 30/6/2011.

Soutiens

Pour leur soutien, un rassemblement a été organisé le à Paris sur l'esplanade du Trocadéro par Reporters sans frontières, le Syndicat national des journalistes et la Société des journalistes de France 3. D'autres se sont tenus notamment à Montpellier et Lille. À l'occasion du de captivité des journalistes, France 3 a organisé le un concert avec beaucoup d'artistes français et étrangers au Zénith de Paris.

Polémique L'enlèvement qui a eu lieu à quelques kilomètres d'une base française et alors que la France est accusée par les États-Unis de mal tenir sa zone est considéré comme un affront par l'ÉlyséeStéphane Taponier et Hervé Ghesquière enfin libres, La Croix, 29/6/2011. Les autorités françaises demandent d'abord aux médias et aux familles de tenir l'information secrète, invoquant la sécurité des otages. Néanmoins, quelques jours après leur capture, le président Nicolas Sarkozy critique une , et qu’. Le , Claude Guéant, secrétaire général de l’Élysée, déclare que les journalistes font . Le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises, déclare le que la recherche a couté et demande un . Bernard Kouchner dit qu’il leur . Toujours au nom de la sécurité, les autorités demandent aux médias de garder l’anonymat des deux journalistes, qui sont nommés pendant des mois seulement par leurs prénoms, sans montrer leurs visages, des photos et un décompte des jours n'apparaissant qu'en . Les propos sont condamnés par Reporters sans frontières, les syndicats de journalistes et Florence Aubenas, ex-otage en IrakGhesquière et Taponier : retour sur 547 jours de captivité, Le Nouvel Observateur, 29/6/2011.

Notes et références

Catégorie:Journaliste français du XXIe siècle Catégorie:Journaliste otage Catégorie:Correspondant de guerre français Catégorie:Correspondant de guerre de la guerre d'Afghanistan (2001-2021) Catégorie:Correspondant de guerre du conflit israélo-palestinien Catégorie:Naissance en juillet 1962 Catégorie:Naissance à Marseille