Gustave Maincent né le à Batignolles-Monceau (Seine) et mort le à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) est un peintre français.
Spécialisé dans la peinture de paysage, on le qualifie de .
Biographie
Naissance, famille et formation Gustave Émile Maincent est né le à Batignolles-Monceau au 25, rue Saint-Louis, actuelle rue Nollet dans le quartier des Batignolles ( de Paris). Il est le fils de Charles Eugène Maincent, directeur particulier de la caisse des écoles et des familles, et de Catherine Élisa Césarine Obry, sans profession.. Il a un frère ainé, Eugène Maincent (1840-1805), né également à Paris, qui reçoit, en 1859, le deuxième prix de dessin de mémoire, lors de la cérémonie de la distribution des prix de l'École impériale de dessin et de sculpture pour l'application des beaux-arts à l'industrie, dans l'amphithéâtre du lycée Louis-le-Grand.. Le , Eugène Maincent se marie dans le de Paris avec Hortense Augustine Lepetit, il exerce un métier en rapport avec le dessin et l'ameublement et participe à plusieurs Salons.
Gustave Maincent se forme notamment aux Beaux-Arts de Paris, où il est élève dans l'atelier d'Isidore Pils., et à l'École impériale de dessin pour l'application des beaux-arts à l'industrie où enseigne Guillaume Cabasson. En 1865, lors de la distribution des prix de l'École impériale de dessin dans la grande salle du lycée Louis-le-Grand, il reçoit le premier prix ; un accessit pour le - Ornement ; le premier prix de la Gravure sur bois ; le prix unique, du Dessin d'après la bosse composée, partagé avec Antoine Beltrand..
Peintre C'est en tant que peintre que Gustave Maincent se présente, en 1867, pour la première fois au Salon, qui se tient dans le palais des Champs-Élysées à Paris, avec un tableau intitulé Paysage. Il est alors domicilié au 26, rue Saint-Paul.. Au salon de 1874, F.-C. Ribérac, le critique de la revue d'art Paris à l'eau-forte, décrit la section paysage, ou le tableau Aux environs de Paris de Maincent est accroché :
En 1880, son dessin Pont sur la Seine à Paris sert de modèle à une gravure publiée dans un recueil de François Clément Sommier dit Henry Somm.. En juillet, un journaliste du Gaulois observe Gustave Maincent en train de terminer . Ce travail va donner lieu à la publication d'une planche coloriée, intitulée Fête nationale (Avenue Trudaine, ), imprimée par Jules Chéret.. Il obtient sa première récompense, une mention honorable, au Salon de 1881 avec un tableau titré Place Pigalle. En 1883, il réalise un dessin, intitulé Elle allait où va une femme qui sort, le nez au vent, parisienne rieuse, pour illustrer la pièce, Le Rêve d'un Viveur, de Jean-Louis Dubut de Laforest, il est publié dans le recueil de la pièce..
Cette même année 1883, il est contacté par Anna Judic, une comédienne à la mode, qui lui demande de réaliser la décoration des murs de la serre de son hôtel particulier parisien qu'elle fait construire par l'architecte Jacques Drevet. Il y réalise de grands panoramas paysagés de Saint-Germain, Bougival et Chatou. Des problèmes d'héritage imposent la revente en licitation de l'hôtel, en 1884, ce qui permet aux chroniqueurs d'y découvrir les œuvres de Gustave Maincent et d'assoir sa notoriété. Notamment, le journaliste Émile Blavet, qui signe Parisis, relate sa visite de l'hôtel dans son article « Intérieur d'Artiste » daté du , paru dans un recueil de ses chroniques intitulé La Vie parisienne : .
Ayant acquis de la notoriété, la galerie Bernheim-Jeune, rue Laffitte, organise une exposition de trente-huit de ses tableaux pour les vendre aux enchères, par Maître Tual Commissaire-priseur, à l'hôtel Drouot. L'objectif est de lui établir une cote, comme l'explique Charles Pillet dans sa chronique de l'Hôtel Drouot du :
Le total de la vente est de , les toiles ayant obtenu les meilleurs prix sont : pour Saltimbanques, pour Embarquement, pour Près le pont Marie et Boulevard des Capucines, pour Maison de Bougival, pour Lavoirs à Bougival, et pour Ile Saint-Louis.
En 1886, Gustave Maincent quitte Paris pour aller habiter à Rueil. Il y habite en trois lieux successivement tout en ayant des points de chute à Paris. En 1893, il est vice-président du jury de l'Exposition des beaux-arts de la Ville de Rueil, présidé par le maire. Son élève Henri-Julien Dumont y expose une œuvre.. Cette même année, le recensement de la commune permet d'apprendre qu'il partage, son logement du 59, avenue du Chemin de fer, avec sa compagne Louise Beaudelot.
vignette|redresse|Carton d'invitation réalisé par Jules Chéret (1896). Il déménage en 1894 pour s'installer sur l'île de Chatou à la maison Fournaise, où il peint de plus en plus notamment par tous les temps sur les berges de la Seine. L'architecte et ingénieur civil Émile Blaise lui achète A Carrière sur Seine, exposé au Salon. Cet acheteur récidive l'année suivante avec La Seine est prise ! Chatou 1895, qui est finalement acheté par l'État lors du Salon de cette même année 1995. Maincent, indemnise son collectionneur avec deux autres tableaux. En 1896, Émile Blaise possède plus de soixante tableaux achetés pour une somme totale de . Cette collection est mise en vente dans le cadre d'une grande exposition personnelle du peintre, avec soixante-six œuvres accrochées dans la salle de La Bodinière. L'exposition a lieu du 2 au , avec un vernissage le premier juin. Jules Chéret réalise gracieusement le carton d'invitation.
Décès et inhumation Malade du cœur depuis longtemps, Gustave Maincent meurt d'une crise cardiaque le dans le train de la ligne de Paris-Saint-Lazare à Saint-Germain-en-Laye, près de la gare de Rueil-MalmaisonRegistre d'état civil de Rueil-Malmaison (1897), Archives départementales des Hauts-de-Seine.. Le service mortuaire est célébré dans la chapelle du Père-Lachaise, en présence de personnalités, notamment Benjamin-Constant et Oscar Roty, de l'Institut, Armand Silvestre Un discours est prononcé par Antoine Guillemet.. Il est inhumé dans la du cimetière du Père-Lachaise..
Salons
Paris, Salon de peinture et de sculpture Les Salons de cette époque ont lieu dans un bâtiment dénommé « palais des Champs-Élysées ». 1867 : , Paysage, adresse : 26, rue Saint-Paul.. 1868 : , Le Barrage de Champigny, adresse : 26, rue Saint-Paul.. 1869 : Le Pont Marie et Souvenir du château Héron (Seine-Inférieure), adresse : 26, rue Saint-Paul.. 1870 : Pointe de l'île Saint-Louis et Vue prise près du Pont-Royal, adresse : 26, rue Saint-Paul .. 1873 : Souvenirs des environs de Paris, adresse : 46, rue Richer.. 1874 : , Aux environs de Paris, adresse : 13, boulevard Beaumarchais.. 1876 : La Rue Lallier, un jour de neige et Paris, vu des buttes Montmartre, adresse : 27, rue Turgot.. 1878 : Champs-Élysées, adresse : 19, rue de Douai.. 1879 : Quai aux Fleurs, adresse : 78, rue Neuve-Fontaine-Saint-Georges..
Paris, Salon des artistes français Les Salons de cette époque ont lieu dans un bâtiment dénommé « palais des Champs-Élysées ». 1880 : Au Moulin de la Galette, (ancienne collection J. Paton), adresse : 6 et 7, rue Fromentin.. 1881 : Place Pigale, adresse : chez et , 6, rue Halévy.. 1882 : Le Jour de la boucherie à Méricourt (Seine-et-Oise) (ancienne collection ), adresse : chez M. Durand-Ruel, 1, rue de la Paix.. vignette|redresse|Une noce au village, dessin d'après le tableau exposé au Salon de 1883. 1883 : Le Pont-Marie et Une noce au village (ancienne collection Crétu), adresse : 11, boulevard de Clichy.. 1884 : À Saint-Ouen et Retour de pêche, adresse : chez , 21, rue Duperré.. 1885 : Pont Notre-Dame, adresse : 2, rue Malher.. 1886 : À Port-Marly, un jour de mi-carême, adresse : à Rueil (Seine-et-Oise), 7, rue Béquet.. 1887 : Environs de Paris, adresse : à Rueil (Seine-et-Oise), 7, rue Béquet, et à Paris, 5, rue Jadin.. 1888 : Souvenir de Rolleboise, adresse : à Rueil (Seine-et-Oise), 7, rue Béquet.. 1889 : Crépuscule, adresse : à Rueil (Seine-et-Oise), 8, avenue Beau-Séjour.. 1890 : Dans l'île de Croissy et Un soir à Port-Marly, adresse : à Rueil (Seine-et-Oise), 8, avenue Beau-Séjour et à Paris, chez et Lhuillier, 32 bis, boulevard Haussmann.. 1891 : Bords de la Seine, aux environs de Rueil, adresse : idem 1890.. 1892 : Un soir après l'orage, adresse : à Rueil, 59, avenue du Chemin-de-fer.. 1893 au palais des Champs-Élysées : À la Grenouillère, adresse : à Rueil, 59, avenue du Chemin-de-fer.. 1894 : Au pont de Chatou et À Carrière-Saint-Denis, adresse : à Chatou (Seine-et-Oise), villa Fournaise, au pont de Chatou, et à Paris, 100, rue Doudeauville.. 1895 : La Seine est prise ! Chatou 1895, adresse : à Chatou (Seine-et-Oise), villa Fournaise, au pont de Chatou..
Besançon, Salon 1880 : Environs de Paris (Saint-Ouen), adresse : 6 et 7, rue Fromentin à Paris..
Récompenses Salon de 1881, mention honorable pour Place Pigalle, , signé à gauche : Gustave Maincent. Description de l'œuvre par Georges Lafenestre : . Salon de 1883, médaille de pour Une noce au village, , signé en bas à gauche : Gustave Maincent. Description de l'œuvre par Georges Lafenestre : .. Salon de 1887, médaille de bronze pour Décembre aux environs de Paris.
Expositions
De son vivant 1884 : galerie Bernheim jeune, rue Laffitte à Paris, exposition de 38 tableaux. pour une vente par Maître Tual, commissaire-priseur à l'hôtel Drouot. 1896 : De Chatou à Bougival, exposition à La Bodinière (Paris) de 66 tableaux sous le patronage de Jules Chéret..
Posthume Du au , Le Petit Corot des bords de Seine, exposition de 45 tableaux au musée Fournaise à Chatou.
Distinction Gustave Maincent est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur par décret du Dossier de la Légion d'honneur sur la base Léonore..
Œuvres dans les collections publiques
Chatou, musée Fournaise : Le Pont de Chatou, un remorqueur - Vue depuis l'Ile sur Rueil-Malmaison, non daté, huile sur toile, , dont de l'Association des amis de la maison Fournaise ; Départ forcé !, 1896, huile sur toile, , don de l'Association des amis de la maison Fournaise ; Bords de rivières animés de mâts de signalisation, non daté, huile sur toile, , don de l'Association des amis de la maison Fournaise ; Bords de rivière, non daté, huile sur toile, , don de l'Association des amis de la maison Fournaise ; Pêcheurs au bord de la Seine, non daté, huile sur toile, ; Bords de Seine, non daté, huile sur toile, . Paris, musée d'Orsay : La Seine est prise - Chatou, 1895, dépôt du musée d'Art et d'Histoire de Belfort. Troyes, musée Saint-Loup : Paysage, huile sur bois, (n°|178), don d'Albert Mérat en 1905...
Notes et références Notes
Références
Bibliographie
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Voir aussi
Articles connexes Maison Fournaise Pont de Chatou
Liens externes
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