Le château du Tourps est une demeure, du , qui a remplacé un ancien château féodal, qui se dresse, dans le nord Cotentin, sur le territoire de la commune française d'Anneville-en-Saire, dans le département de la Manche, en région Normandie. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.

Localisation Le château est situé à environ au nord-est de l'église Saint-Léger, sur le territoire d'Anneville-en-Saire, dans le département français de la Manche.

Historique La seigneurie du Tourps aurait été créée en 1050 par le duc de Normandie Guillaume dit le Bâtard en faveur de Samson d'Anneville.. En 1106, Guillaume d'Anneville donne l'église Saint-Léger d'Anneville à l'abbaye de Lessay afin de racheter son fils, Michel, fait prisonnier en Palestine lors de la première croisade.

Guillaume d'Anneville, fils de Michel, confirma en 1118 la donation, et son propre fils, Geoffroy d'Anneville, en 1139, y ajouta le don d'une chapelle au détriment de Renaud de La Haye qui prétendait en être possesseur.

Cette famille conserva le fief jusqu'au . La seigneurie qui eut une grande importance recouvrait les communes actuelles de : Réville, Montfarville, Barfleur, Sainte-Geneviève, Valcanville, Saint-Floxel et du Vicel.

Lors de la guerre de Cent Ans, le manoir et le village sont brûlés par les Anglais, en 1346, lors de la chevauchée d'. En 1399, la seigneurie est entre les mains de Jean Sauvage de Villiers et, en 1420, elle est la possession d'un Anglais nommé Jean Cherwin. En 1450, la seigneurie revient à Jean de La Cour.

Au , lors des guerres de Religion, le château est la possession de François de La Cour (1592), seigneur d'Anneville, sire du Tourps, chef des ligueurs du Val de Saire. Après son évasion de la prison de Saint-Lô, il se réfugie en son manoir qu'il avait puissamment renforcé après une attaque en . Il y est assiégé en par les capitaines royalistes, Christophe des Îles seigneur de Réville, Michel de Montreuil (1538-1621), gouverneur de Cherbourg, baron de Tollevast, seigneur de Vaugeois et Jean de Sainte-Marie-d'Aigneaux (1550-1618), seigneur d'Agneaux, gouverneur de Granville et des îles Chausey, chevalier de Saint-Michel, gentilhomme de la chambre des rois et , fidèles à , qui doivent lever le camp le ou le . Une seconde tentative échoue en , malgré . Après ces deux sièges, François de La Cour repart à l'offensive, prend et brûle le château de Gonneville, propriété de Jean de Pirou, tenu par le sieur Le Noir de l'Épinay, puis prépare une attaque sur Cherbourg lors de la procession des rameaux le . Le sieur de la Chaux, Michel de Montreuil, gouverneur de la place ayant été averti, repoussent jusqu'à Théville l'attaque des conjurés, qui laissent sur le terrain.

Après ces évènements, les troupes royales commandées par , comte de Thorigny, reprennent la tour de Barfleur et assiègent le Tourps avec de l'artillerie venu de Cherbourg. Criblé de , la place est prise le au bout de : . Elle n'est alors qu'un amas de ruines, mais François de La Cour avait pu s'échapper avec ses lieutenants, son fils et le reste de sa famille. Il se venge en incendiant les châteaux de Réville, de Saint-Pierre-Église, de Garnetot, de Gonneville, du Mesnil et de Montfarville et s'emparer du manoir de Teurthéville dont il tua le châtelain et son frère. Après des combats à Sauxemesnil et Fermanville.. Dans la nuit du au , François de la Cour devait être tué d'un coup d'arquebuse à la bataille de Gonneville (hameau Lemaresquier) par les gens du roi. Pour l'exemple, son corps fut , avant d'être ramené à Cherbourg où sa tête et celles de ses principaux lieutenants furent exposées devant la porte Notre-Dame..

Bon-Christophe de La Cour, garde du corps de , père de Claude François de La Cour et de Marie-Marthe de La Cour, ruiné se voit saisir en le château et le fief du Tourp. On retrouve cette famille ensuite dans l'Orne à Crouttes.

Au ., le château féodal fondé sous Guillaume le Conquérant, et reconstruit après 1346, étant ruiné, on érige à ses côtés un nouveau château.

C'est au château, que Jean-François de Vauquelin, rescapé en 1794 de la « fournée de Valognes », et son épouse Catherine de La Houssaye, apprendront la mort de leurs deux fils, François de Vauquelin () et Jacques de Vauquelin () lors du débarquement de Quiberon en 1795. En 1824, le château passe, par mariage, de la famille de Vauquelin à celle du Mesnildot.

En 2025, il est la possession de Bruno du Mesnildot et de son épouse Béatrice de Rasilly.

Description Le château du Tourps, érigé au à côté des vestiges de l'ancien château dont la motte est encore visible, se présente sous la forme d'un bâtiment haut d'un étage sur un rez-de-chaussée surélevé avec un avant-corps central, précédé d'un perron et d'un escalier à double révolution, et surmonté d'un fronton triangulaire, percé de deux œils-de-bœuf disposés symétriquement de part et d'autre d'une fenêtre. Avec sa façade classique apparenté à celle de Carneville mais dont l'une des ailes n'a été bâtie qu'au ..

La chapelle privée, dédiée à saint Gilles, a été élevée en 1669 sur un ancien oratoire.

Protection Les façades et les toitures du château, ainsi que le salon et la chambre attenante avec leurs décors, et l'escalier ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments (ancien logis manable, communs, pressoir, chapelle, pavillon de jardin) et le potager et ses murs de clôture sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie . .

Articles connexes Liste de châteaux et manoirs de la Manche Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Cherbourg Anneville-en-Saire

Liens externes

Tourps Tourps Catégorie:Monument historique inscrit en 2005