thumb|Carte du département L’économie du département de la Vienne se caractérise par le poids encore important des activités agricoles. 68 % de la surface du département sont consacrés à l’agriculture, bien que le nombre des actifs agricoles ait été divisé par deux au cours des années.
Les activités tertiaires, en particulier le commerce, ont connu un développement notable avec l’implantation de nombreuses grandes surfaces à la périphérie de Poitiers.
Les services ont un poids particulier dans l’économie départementale. Le Centre hospitalier universitaire de Poitiers, premier employeur public de la région, emploie .
Le Parc du Futuroscope, créé en 1987 par le département, est le plus gros succès économique de la fin du ,
Le département de la Vienne qui, historiquement n’avait pas connu de crises économiques et sociales profondes, se trouve depuis la fin de la première décennie du confronté à une chute brutale de son outil industriel et de l’ensemble des emplois de ce secteur.
Une économie polarisée Un axe dominant : Poitiers-Châtellerault L’activité économique est extrêmement polarisée. Elle est concentrée sur les agglomérations. Celle de Châtellerault est dominée par l’industrie et celle de Poitiers par les services. L’aire d’influence de ces deux villes est vaste d’autant plus qu’il n’existe pas d’autres localités en mesure de les concurrencer. Le département est très dépendant du dynamisme économique de ces deux villes.
La Préfecture concentre une activité tertiaire très diversifiée et les services administratifs et sociaux. Le Grand Poitiers concentre une grande partie de la richesse économique du département et 33 % de la population y réside. Il abrite 38 % des activités de service et 24 % de l’industrie. Il a connu un dynamisme important durant la période 2001-2005 où de locaux industriels ont été construits en moyenne chaque année (contre durant les années 1997 à 2001).
L’économie du département, en dehors de l’axe Poitiers-Châtellerault, est largement dominée par l’agriculture.
Les « Viennopôles » Le Conseil général, en 2008, a lancé une initiative pour dynamiser l’ensemble du département. Ce fut le label « Viennopôle ». Il s’inspire des projets de parcs d’activité réalisés en Vendée sous le nom de « Vendéopôles ». L’objectif est de permettre l’émergence de pôles d’activités nouveaux en milieu rural. Le Conseil Général participe au financement des projets jusqu’à 25 % du cout en hors taxe. La subvention est plafonnée à . Pour bénéficier de ce label, le cahier des charges précise que la zone candidate doit répondre à six critères principaux : une implantation géographique à proximité immédiate de grands axes de transport routier, une surface minimale de 20 à , être capable d’accueillir de grands projets, proposer une offre immobilière de qualité et des services aux entreprises, proposer une animation efficace, un aménagement répondant à des critères paysagers, environnementaux et architecturaux de grande qualité, ainsi qu'aux objectifs de développement durable définis par le Grenelle de l'environnement
La Vienne compte 9 Viennopôles en 2015 .. : le Parc René Monory à Antran, le Parc René Monory à Châtellerault, le Viennopôle de Chauvigny, le Parc de la Pazioterie à Coulombiers , le Viennopôle de Loudun; le Parc innovant de la Métallurgie et de l’Agroalimentaire à Chouppes-Mirebeau, le Pôle logistique des Minières à Payré , le Pôle Technométal à Saint-Pierre-d'Exideuil , le Parc Beauregard à Vouillé.
L'économie productive Agriculture Département à dominante rurale, la Vienne est caractérisée par une agriculture diversifiée liée aux multiples paysages. Plus de occupent 68 % du territoire. Les productions végétales sont prédominantes dans le nord du département tandis que l’élevage s’est plutôt concentré dans le sud-est pour les ovins (68 % du cheptel) et dans l’ouest pour les caprins (10,4 % du cheptel total). La vigne est également bien présente avec principalement le Haut-Poitou, mais aussi le Saumur dans 7 communes du nord du département de la Vienne.
La Vienne rurale doit faire face à des difficultés démographiques, sociales et économiques structurelles. Le nombre élevé des communes (162) classées en « zone de revitalisation à titre permanent » illustre cette problématique. Dans cette aire agricole, il faut distinguer les secteurs de Loudun et de Montmorillon qui se distinguent par une petite concentration d’activités de services et d’industries qui apportent une certaine diversité économique au territoire. Mais cette diversité reste marginale.
En dehors des grandes exploitations, l’économie rurale a un poids relativement marginal. Les zones rurales sont en outre victime d’un cercle vicieux : la désertification entraine la perte de compétences au profit des centres urbains, ce qui accentue le déclin économique et le départ des jeunes.
L'emploi agricole L'agriculture représente 4 % des emplois départementaux, mais cette proportion atteint 7 % avec les emplois indirects. Au total, l’agriculture et l'agroalimentaire représentent 12 % des emplois du département.
De 2000 à 2007, 660 exploitations agricole ont disparu dans le département, soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des . Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitationsEnquête Structure 2007 de Agreste (organisme).
La propriété foncière agricole Dans le département de la Vienneétude menée par le Syndicat de la Propriété Privée Rurale de la Vienne en partenariat avec la Chambre d'Agriculture de la Vienne, la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, la Faculté de Droit à travers l'Institut de Droit Rural de Poitiers et la SAFER , privés ruraux détiennent de terres. Les propriétaires ruraux sont très majoritairement des personnes physiques. En effet, plus de sur 10 leur appartiennent. Les propriétaires ruraux de la Vienne sont globalement âgés, ce qui posera dans un avenir proche le problème de la transmission de ces terres et leur exploitation: Les 2/3 des personnes physiques propriétaires agricoles ont plus de et possèdent les deux-tiers des surfaces. Les moins de 40 ans ne représentent que 7 % de l'effectif et seulement 4 % de la surface. Un quart des terres agricoles est détenu par des individus de plus de 80 ans.
sur 10 sont détenus en pleine propriété et sur 10 en indivision, que l'indivision fasse suite à succession ou à achat par des conjoints. L'importance de l'indivision s'explique par deux phénomènes: Les enfants qui héritent et qui ne partagent pas les terres que celles-ci soient ou non mises en exploitation par un membre de fratrie. Les couples achètent les terres en communauté.
Ces disposent très majoritairement de petites surfaces. La moyenne détenue par un propriétaire rural est de seulement DGI - Direction des Services Fiscaux de la Vienne - Fichier cadastre de février 2009: 57 % des propriétaires possède moins de un hectare dont 50 % moins de . Ceci représente 3 % de la surface. 34 % possède entre 1 et . Ces domaines couvrent 28 % de la surface agricole. 6 % possède entre 20 et . Ces domaines couvrent 29 % de la surface agricole. 2 % possède entre 50 et . Ces domaines couvrent 25 % de la surface agricole. 1 % possède plus de . Ces domaines couvrent 15 % de la surface agricole. Parmi eux, environ ont des propriétés de plus de soit 3 % de la surface.
Les exploitations agricoles Les exploitations de plus de représentent 30 % de l’ensemble des exploitations et cultivent 77 % de la SAU départementale. Le département compte lors du dernier recensement en 2010.
Les exploitations s’agrandissent, leur nombre régresse et les chefs d’exploitation de moins de 40 ans sont de moins en moins nombreux. Les exploitations, avec à leur tête un chef d’exploitation de moins de 40 ans, ne représentent plus que 18,9 % des exploitations contre presque 1/3 en 2000. Ils exploitent, en moyenne, , soit de plus qu’en 2000.
La production agricole La surface boisée progresse de 6 % depuis 2000 alors que la surface agricole perd 0,5 %.
Le rang national des productions agricoles de la Vienne est le suivantChiffres 2013 de Agreste (organisme) : Melon: , Asperge: , Oléagineux: , Tabac: rang, Céréales: , Protéagineux: rang, Lait de chèvre: , Viande caprine: , Viande ovine: rang, Viande bovine: , Lait de vache: ,
Une agriculture dominée par la céréaliculture Les surfaces agricoles en 2013 sont réparties comme suit Panorama de l’agriculture en Vienne 2013 - juillet 2014 : les céréales : 50,8 % les oléagineux : 18,4 % les protéagineux : 0,6 % les fourrages annuels : 2,8 % les prairies temporaires : 15,7 % les prairies permanentes : 6,9 % la vigne : 0,4 % les légumes et les fruits : 0,5 % la jachère : 3,4 % divers : 0,6 %
La répartition des grandes cultures est la suivante Agreste – 2013 : Blé tendre et dur : 42 %. Orge d’hiver et de printemps : 8,9 %. Avoine : 0,5 %. Triticale : 1,9 %. Maïs : 18,4 %. Colza : 9,7 %. Tournesol : 16,6 %. Protéagineux : 0,8 % : La culture du pois représente 60 % de la surface en protéagineux. Autres céréales : 1,2 %.
La progression de la céréaliculture est continuelle. Elle occupe 70 % de la surface agricole. Elle est cultivée pour plus de la moitié par des exploitations céréalières spécialisées. Cette surface a augmenté de 6.9 % (+ ) depuis 2000 mais elle a surtout progressé entre 2000 et 2009 (+5.1 % : + ). Parallèlement, depuis 2000, les surfaces en jachère ont régressé de (-60 %) au profit des céréales.
Le département de la Vienne participe à hauteur de 2.4 % de la production nationale de céréales en 2013, 3 % en oléagineux et 1.1 % en protéagineux.
Les autres productions agricole Les cultures légumières : elles occupent peu de surface mais représentent une activité économique agricole importante notamment pour la culture du melon. Depuis 2000, la culture du melon a perdu 33 % de sa surface. Elle se stabilise autour de depuis les six dernières années. Les surfaces reculent légèrement de 1,5 % entre 2012 et 2013. La surface en asperge est stable mais la production fluctue annuellement. Quant à la culture du poireau sa production régresse continuellement.
Les cultures industrielles sont représentées par la culture du tabac. Le tabac de Virginie représente 84 % de la production totale et le tabac de Burley les 12 % restants. La production régresse fortement depuis les années 2010 (-60 % en 3 ans)
La viticulture : depuis 2009, elle a perdu 31 % de sa surface totale et sa production a diminué de 19 %. 42 % de la vigne est classée en AOP et 34 % en IGP.
La culture des fruits à coque est représentée par celle de la noisette. Après une forte progression de la production au cours des années 2000, la surface se stabilise à une trentaine d’hectares depuis le début des années 2010.
La trufficulture : la récolte est estimée, selon des experts, à avec en production sur les actuellement plantés. Ces surfaces sont détenues pour environ la moitié par des agriculteurs.