Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) est l’établissement public français de référence dans les applications des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol. C'est le service géologique national français..

Le BRGM a été créé en 1959. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Placé sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche, de l'Écologie et de l'Économie, il est basé à Orléans. Catherine Lagneau en est la présidente-directrice générale et Christophe Poinssot le directeur général délégué.

L’action du BRGM couvre plusieurs activités : recherche scientifique, expertise, innovation et transfert, analyse et expérimentation, prévention et sécurité minière, enseignement supérieur, formation professionnelle continue, diffusion de la connaissance et science ouverte. En 2023, il emploie , dont environ 800 ingénieurs et chercheurs dans ses 23 implantations régionales en France métropolitaine et outre-mer.. Ses équipes interviennent dans une trentaine de pays.

Six grands enjeux scientifiques et sociétaux structurent la stratégie scientifique du BRGM : géologie et connaissance du sous-sol, gestion des eaux souterraines, risques et aménagement du territoire, ressources minérales et économie circulaire, transition énergétique et espace souterrain, données, services et infrastructures numériques.

Histoire et origines

Création du BRGM Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) est officiellement créé par un décret du .. Il est le fruit de la fusion de plusieurs établissements géologiques et miniers français : du Bureau de recherches géologiques, géophysiques et minières (BRGGM), lui-même héritier du Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG) fondé en 1941 par Edmond Friedel et Pierre Pruvost, alors destiné à cartographier le sous-sol de la France ; du Bureau minier de la France d'outre-mer (BUMIFOM) ; du Bureau de recherches minières en Algérie (BRMA) ; du Bureau Minier Guyanais (BMG).

Grandes étapes de l'histoire du BRGM Le BRGM se structure et se développe tout au long des années 1960. Durant cette décennie, il voit son organisation mailler progressivement le territoire national et son champ d’action dépasser les frontières françaises. En 1965, toutes les équipes sont regroupées sur un site unique, à Orléans-La Source. Ce nouveau centre technique et scientifique concentre l’essentiel des moyens de l’établissement..

En 1968, le BRGM absorbe le Service de la carte géologique de France, créé un siècle auparavant par . Cette fusion lui permet de couvrir l’ensemble de la chaîne de production, depuis le lever sur le terrain jusqu’à l’édition.

Alors que le BRGM achève de poser les bases de son organisation et de ses activités, la crise pétrolière éclate en 1973. Face à l’enjeu d’approvisionnement national, l’établissement se révèle comme l’opérateur clé de la stratégie d’exploration de la France. Son expertise et ses moyens sont également mis à profit pour l’exploitation minière. En régions comme à l’étranger, on fait désormais de plus en plus appel au BRGM, reconnu comme le spécialiste du sous-sol. center|950x950px

Après un âge d’or paradoxalement induit par la crise pétrolière de 1973, le BRGM affronte une série de difficultés tout au long de la décennie 1980. Plusieurs projets miniers, notamment, tournent court. L’établissement renforce alors sa proximité régionale et développe son rôle dans les énergies renouvelables tout en misant sur les activités commerciales, en particulier dans le domaine de l’aménagement. Dans les années 1990, les activités minières et d’ingénierie sont filialisées pour recentrer l’établissement sur ses deux missions de service public et de recherche scientifique.

En 1999, le BRGM met en place une nouvelle organisation pour mieux adapter son offre aux besoins sociétaux et mieux répondre aux nouveaux défis environnementaux : eaux souterraines, risques, géothermie… En se désengageant de son activité d’investisseur minier et en transférant l’essentiel de ses travaux d’ingénierie en France à sa filiale Antea, vendue en 2003, le BRGM affirme son rôle en matière de recherche et de développement. L’évolution vers les thématiques de l’environnement et des risques naturels est entérinée par un décret du . qui place le BRGM sous la triple tutelle des ministères de la Recherche, de l’Industrie et de l’Environnement.

En 2019, le BRGM réaffirme son positionnement général conjuguant la recherche, l’appui aux politiques publiques et l’innovation, en France comme à l’international. Il présente sa nouvelle stratégie scientifique à 10 ans, organisée autour de six enjeux scientifiques et sociétaux majeurs..

Présidences et directions de 1941 à nos jours

1941 : Edmond Friedel, directeur (BRGG) ; Jean Goguel, directeur adjoint (1941-1952) ; Pierre Laffitte, directeur adjoint (1952-1953) 1953 à 1959 : Pierre Laffitte, directeur général du BRGGM 1960 à 1964 : Roland Pré, président du BRGM ; Michel Duhameaux, directeur général (1960-1961) ; Henri Nicolas, directeur général (1961-1964) 1964 à 1972 : Pierre Signard, président ; Henri Nicolas, directeur général (1964-1968) ; Claude Beaumont, directeur général (1968-1972) 1972 à 1979 : Yves Perrin, président ; Claude Beaumont, directeur général (1972-1975) ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1979) 1979 à 1986 : Jean Audibert, président ; Paul-Henri Bourrelier, directeur général (1975-1984) ; Maurice Allègre, directeur général (1984-1986) 1986 à 1988 : Gérard Renon, président ; Maurice Allègre, directeur général (1986-1988) 1988 à 1992 : Maurice Allègre, président ; Claude Mandil, directeur général (1988-1990) ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1990-1992) 1992 à 1997 : Claude Allègre, président ; Jean-Pierre Hugon, directeur général (1992-1997) 1997 à 2003 : Bernard Cabaret, président ; Yves Le Bars, directeur général (1997-1999) ; Yves Caristan, directeur général (1999-2003) 2003 à 2009 : Philippe Vesseron, président-directeur général ; Yves Caristan, directeur général délégué (2003-2004) ; Didier Houssin, directeur général délégué (2004-2007) ; François Démarcq, directeur général délégué (-2009) 2009 à 2013 : Jean-François Rocchi, président-directeur général ; François Démarcq, directeur général délégué (2009-2013) 2013 à 2016 : Vincent Laflèche, président-directeur général (à partir du ) ; François Démarcq, directeur général délégué (2013-), puis Pierre Toulhoat, directeur général délégué (à partir de ) 2016-2017 (intérim) : Pierre Toulhoat, directeur général par intérim, directeur scientifique et directeur de la stratégie et de l'évaluation 2017-2023 : Michèle Rousseau, présidente-directrice générale ; Christophe Poinssot, directeur général délégué (à partir de ) 2023-2023 (intérim) : Christophe Poinssot, président-directeur général par intérim ( au ) depuis 2023 : Catherine Lagneau, présidente-directrice générale ; Christophe Poinssot, directeur général délégué - directeur scientifique

Objectifs et activités

L’activité du BRGM répond à quatre objectifs : Comprendre les phénomènes géologiques et les risques associés ; Développer des méthodologies et des techniques nouvelles ; Produire et diffuser des données pour la gestion du sol, du sous-sol et des ressources ; Mettre à disposition les outils nécessaires à la gestion du sol, du sous-sol et des ressources, à la prévention des risques et des pollutions, aux politiques de réponse au changement climatique.

L’action du BRGM couvre plusieurs activités.

Recherche scientifique La recherche scientifique du BRGM. a pour objectif la connaissance géologique et la compréhension des processus liés au sol et au sous-sol. Elle mobilise plus de 700 ingénieurs et chercheurs du BRGM, soit les deux tiers de l'effectif.

La mission de recherche scientifique du BRGM se réalise à travers :

des projets sur dotations de l’État (subvention pour charges de service public) ; des projets à cofinancements multiples (régions, Europe) ; des partenariats avec les agences d’objectifs (ANR, Ademe) ; des réponses aux appels à propositions lancés par les ministères ; un développement rapide des recherches sous contrats industriels. Le BRGM participe à deux alliances thématiques dont l'objectif est de coordonner les acteurs publics de la recherche : AllEnvi (Alliance nationale de recherche pour l’environnement) et Ancre (Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie). Ces alliances programmatiques coordonnent les principaux acteurs d'un domaine afin de concevoir des programmes de recherche et de développement cohérents avec la stratégie nationale.

Expertise L’activité d’expertise du BRGM vise à fournir au client, en réponse à une question posée, une interprétation, un avis ou une recommandation. Ces expertises sont élaborées à partir des connaissances disponibles et de démonstrations accompagnées d’un jugement objectif établi selon les meilleures pratiques applicables. La charte de l’expertise du BRGM vient en application de la Charte nationale de l’expertise du ministère chargé de la Recherche..

Innovation et transfert La valorisation par l’innovation est un axe clé du BRGM, aux côtés de la recherche et de l’expertise. Il s’agit de créer le plus d’opportunités possible de transfert et de valorisation économique. Dans cet objectif, le BRGM s’est donné les moyens de valoriser ses inventions en accélérant la maturation des concepts et en favorisant le co-développement et la co-innovation avec des partenaires industriels. Le BRGM dépose de brevets en moyenne par an..

Analyse et expérimentation Dans ses domaines de compétences, le BRGM conçoit et développe des méthodologies d'analyse, de caractérisation, d'observation et d'expérimentation, en laboratoire, en pilote, dans les milieux gaz, eaux, sol, sous-sol. Il dispose d’un ensemble d’équipements scientifiques d’ampleur dans les champs de l’analyse, de la caractérisation et de l’expérimentation.

Les laboratoires et plateformes technologiques du BRGM travaillent notamment dans les domaines de la chimie environnementale, de la métrologie de l’environnement. et des capteurs, de la géochimie isotopique, de la minéralogie, des études de microbiologie et de biologie moléculaire, de l’expérimentation biogéochimique multi-échelle, ou encore du développement de procédés de traitement.

Prévention et sécurité minière L’État a confié au BRGM, depuis 2006, la gestion technique des surveillances et des travaux des anciens sites miniers ainsi que la prévention des risques miniers.. Le BRGM assure la gestion : des travaux de mise en sécurité en qualité de maître d’ouvrage délégué, des surveillances d’ouvrages de sites miniers, du système d’information après-mine (archives techniques intermédiaires minières et renseignement minier).

Le BRGM dispose d’un département « Prévention et Sécurité minière » (DPSM).. En plus de ses services centraux basés à Orléans, la mission de sécurité minière du BRGM est assurée en régions par les Unités territoriales après-mine (Utam) qui couvrent les grands bassins miniers.

Enseignement supérieur Dans le cadre de BRGM Campus., le BRGM joue un rôle de soutien à l’enseignement supérieur dans le domaine des géosciences. Pour cela, il développe des collaborations en appui aux acteurs du monde académique. L’objectif est de répondre aux besoins de l’industrie et de la société dans les différents domaines touchant au sol et au sous-sol.

BRGM Campus couvre l'ensemble du périmètre LMD (Licence, Master, Doctorat) ainsi que les différents champs de compétence du BRGM dans le domaine des géosciences.

Formation professionnelle continue Le BRGM assure le développement de compétences scientifiques et techniques en proposant une offre de formations courtes et des parcours de formation, en présentiel ou à distance, sur catalogue ou sur-mesure, sous la marque BRGM Formation.

Diffusion de la connaissance et science ouverte