Science et Vie (Science & Vie selon la graphie de la couverture) est un magazine mensuel français de vulgarisation scientifique fondé en 1913 à Paris par Paul Dupuy, fondateur du groupe Excelsior Publications.
Entre 2003 et 2021, le magazine change trois fois de propriétaire. Il appartient désormais à Reworld Media.
Histoire vignette|redresse|Couverture du : les aciéries françaises sous le regard de l'Armée (). vignette|redresse|Couverture du : La Sirène, voiture flottante conçue par un ingénieur américain (). La Science et la Vie (1913-1943) Le , sous le nom de La Science et la Vie, le premier numéro est lancé sous la direction de Paul Dupuy, fils de Jean Dupuy, ancien ministre, député et directeur du quotidien Le Petit Parisien. Ayant découvert aux États-Unis des magazines consacrés à la vulgarisation scientifique tels que et , Paul Dupuy décide de créer en France un périodique scientifique similaire au format magazine visant le grand public. Son objectif est alors de mettre à la portée de tous les découvertes scientifiques de l'époque. Les articles, auxquels participent quelques personnalités scientifiques (Guillaume Bigourdan, membre de l'Institut de France, et Gabriel Lippmann, prix Nobel de physique en 1908, dès le premier numéro, puis Jean-Henri Fabre, de l'Académie française, Edmond Perrier, directeur du Muséum national d'histoire naturelle et président de l'Académie des sciences, et Jean Perrin, futur prix Nobel de physique, dans les deux numéros suivants) sont rédigés dans un style simple, abondamment illustrés, et abordent plusieurs sujets (électricité, physique, médecine, astronomie).. Les premières couvertures sont illustrées entre autres par Paul CarreySignature de la couverture du , mai 1913, sur Gallica. et Henri Lanos Fleur Hopkins-Loféron, « L’illustration merveilleuse-scientifique : entre didactisme et enchantement », in: Revue de la Bibliothèque nationale de France, , 2019, — sur HAL Open Science..
Le magazine paraît à un rythme mensuel, comprend , est imprimé en noir et blanc avec de nombreuses photos, sous une couverture dessinée en couleur, et est vendu un franc : il connaît rapidement un grand succès, atteignant cent mille exemplaires. Certains numéros doivent même être réédités pour faire face à la demande. La rédaction publie alors une annonce pour inciter des scientifiques à collaborer à La Science et la Vie, qui compte déjà cinq mille abonnés. À l'aube de la Première Guerre mondiale, son tirage passe à cent cinquante mille exemplaires.
En 1927, le magazine est dirigé par Helen Browne, épouse de Paul Dupuy. Elle confie ensuite la rédaction à Georges BourreyLettre de Georges Bourrey, directeur de La Science et la Vie, 1930, sur BSP. : il définit le périodique comme le .
Durant les deux périodes de guerre, le magazine doit s'interrompre : d'abord en , puis reprend normalement son tirage ; il n'y a pas de numéro daté et . C'est à partir de qu'il prend son titre actuel, Science et Vie.
Science et Vie, depuis 1945
En , le magazine publie un premier numéro hors-série consacré à l'« artillerie atomique »Science&Vie hors-série (voir archive).. Au fil du temps, ces hors-série thématiques deviennent trimestriels.
Le magazine est à l'origine de la rubrique , acronyme de , utilisée dans ses articles entre les et les , pour stigmatiser des théories faussement scientifiques. L'homéopathie, la numérologie, la fusion froide, la mémoire de l'eau ainsi que certains aspects « » prétendument dérivés de la psychanalyse ont, par exemple, été visées par cette expressionMatthieu Villiers, rédacteur en chef de Science et Vie, dans « Les de Science et Vie » sur France Culture, , ..
Coïncidence symbolique mais fortuite, son millième numéro est paru le .
Changements de propriétaire Édité à l'origine par le groupe Excelsior Publications (fondé en 1917), Science & Vie fait partie des titres rachetés par le groupe britannique Emap Plc en 2003. À partir de , le magazine est édité par le groupe Mondadori France, filiale du groupe de presse italien , propriété de Silvio Berlusconi via la Fininvest. La filiale française édite toutes les éditions thématiques. Son slogan est ainsi formulé : « Les questions de la Vie, les réponses de la Science ». Le , Mondadori France est racheté par Reworld Media...
Un an après son rachat par Reworld Media, la rédaction de Science et Vie, qui a perdu dix de ses vingt-neuf journalistes dans le cadre de la clause de cession, s'inquiète de son indépendance et de l'absence de moyens alloués par la nouvelle gouvernance.. Des contenus mis en ligne sur le site web du magazine sans le consentement de la rédaction en chef ni de la direction de la rédaction ont mis le feu aux poudres et ont incité la Société des journalistes (SDJ) à tirer la sonnette d'alarme.. Une démission collective de la rédaction n'est alors pas à exclure..
À la suite du départ de son directeur et aux nombreuses inquiétudes qui en découlent, la rédaction vote le une grève illimitée.. Elle reproche à de ne pas tenir sa promesse de recrutement de nouveaux salariés et de recourir à des « chargés de contenu » dont les productions éditoriales sont publiées, sur le site web de Science et Vie, sans le contrôle de la rédaction. Le , la société des journalistes du mensuel vote une motion de défiance à l’encontre de Karine Zagaroli, la directrice des rédactions qui vient de remplacer Hervé Poirier.. Le , une tribune signée par plusieurs centaines d'universitaires est publiée dans Le Monde afin de dénoncer la qualité du contenu scientifique diffusé par le site internet de Science et Vie ainsi que la fuite de ses journalistes..
En , neuf journalistes du titre démissionnent. Il s'agit de cinq titulaires (une rédactrice, deux rédacteurs en chef adjoints, un chef de service, et un secrétaire de rédaction), le rédacteur en chef des hors-séries ainsi que trois pigistesCommuniqué de presse de la Société des journalistes de Science & Vie, .. Huit titulaires et un unique journaliste scientifique demeurent à Science et Vie...... Seul un journaliste écrivant, Thomas Cavaillé-Fol, promu rédacteur en chef adjoint, a choisi de rester, au côté d’un rédacteur en chef nommé en , Philippe Bourbeillon. Ce dernier est ensuite promu directeur adjoint de la rédaction en , Thomas Cavaillé-Fol passant alors rédacteur en chef. Deux rédacteurs en chef adjoints, Dylan Beiner-Molière et Thomas Delozier rejoignent l'équipe en .
Lancement du magazine concurrent Epsiloon
Estimant que Science et Vie , les neuf journalistes démissionnaires organisent le financement participatif. d'un nouveau mensuel scientifique, Epsiloon, dont le rédacteur en chef est Hervé Poirier.. Le premier numéro est publié le et est édité par le groupe Unique Heritage Media, qui fait le choix d'un financement reposant à sur les lecteurs.
Revues rattachées Le groupe Excelsior Publications et les éditeurs suivants ont décliné le magazine sur d'autres thèmes, sous la forme de produits dérivés. : 1983 - 2010 : Science et Vie micro (SVM) ; 1984 - 1992 : Science et Vie Économie. ; 1988 - 2011 : SVM Mac – déclinaison pour Mac de SVM ; 1989 : Science et Vie junior, leader de la presse scientifique destinée aux adolescents (), , en 2012 ; 1991 : Les Cahiers de Science et Vie, en 2012 ; début des années 1990 : Science et Vie ; 1995 - 1997 : SVM Multimédia, ; 1999 : Science et Vie Découvertes, destiné aux plus jeunes (), , en 2012 ; 2011 : Science et Vie Guerres et Histoire, en 2012 ; 2012 : Skypix – sur l'astronomie ; 2013 : Science et Vie – sur iPad ; 2015 : Science & Vie TV, exploitée par Mediawan Thematics.
Formule Après avoir contribué à populariser les découvertes scientifiques, Science et Vie s'est engagé, à partir des années 1960, dans la lutte contre les pseudo-sciences, les dérives de l'astrologie et les théories liées au paranormal. Le magazine a notamment été parmi les premiers à critiquer les recherches sur la mémoire de l'eau.
Néanmoins, au milieu des , Jean-Paul Krivine. ou Monique Bertaud., du magazine Science et pseudo-sciences, ont reproché au magazine de laisser trop de place aux thèmes de la religion et du paranormal.
Diffusion Diffusion payée de Science et Vie par mois.. :
Diffusion 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2020 2021 2022 2023 France seule France + étranger – –
Identité visuelle
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Luc Boltanski et Pascale Maldidier, La Vulgarisation scientifique et son public — une enquête sur Science & Vie, Paris, Centre de sociologie et de la culture, 1977, ronéotypé, 176
Articles connexes
Mécanique populaire Sciences et Avenir
Liens externes
.
* Catégorie:Revue de vulgarisation scientifique Catégorie:Presse mensuelle en France Catégorie:Titre de presse créé en 1913