Le mahā-múni Mayan ( Māmuṉi, du sanskrit signifiant « grand ascète ») ou encore Brahma-rishi MayanOn trouve bien d'autres épithètes, comme Sangakala Sirpachithan Mamuni Mayan, Mayamuni, Mayendran, etc. est un héros prométhéen de la culture tamoule. Personnage central de diverses épopées de la tradition littéraire Sangam (le Silappatikaram, Manimekalai, et le Civaka Cintamani), il est fréquemment assimilé au roi des asura, le démon Maya (asura) (Mayasura) du Mahābhārata, inventeur légendaire des règles de l'architecture traditionnelle indienne (le Vastu Shastra).

Selon le professeur V. Ganapati Sthapati, directeur du College of Architecture & Sculpture, Mayan aurait été vénéré par Vyasa comme le Vishvakarma, le forgeron primordial adoré par la secte des VishwabrahminLe Pr. Sthapati a été en 2004 l'initiateur d'une souscription de euros visant à édifier un monument à Mayan sur le site de son établissement, près de Mamallapuram. Avec l'appui de C. Aranganayakam, ministre de l’éducation du Tamil Nadu, le même Pr. Sthapati publiait en 1986 une « reconstitution » d’un traité perdu relatif aux règles divines du Vastu Shastra, et intitulé Mayan's Aintiram..

On lui attribue divers exploits, allant de la composition d'un « mantra primordial » à la construction de machines volantes. Selon la doctrine reçue du mysticisme nationaliste tamoul, le « Pranava Veda » de Mayan serait une transcription fidèle du Tamil Veda originel, composé il y a ans au Kumari Kandam, et les Vedas hindous n’en seraient que des extrapolations.

On attribue encore à Mayan la paternité du Surya SiddhantaTranslation of Surya Siddhanta into English, by Bhāskarācārya, Bapu Deva Sastri, Lancelot Wilkinson, , 9783764813345, http://www.wilbourhall.org/pdfs/suryaEnglish.pdf, et d'un traité (perdu) de grammaire sanskrite, l’AintiramL’« école Aindra » (c'est-à-dire « du seigneur Indra », roi des dieux dans la mythologie hindoue) est l’une des onze écoles de grammairiens du sanskrit citées dans l’Ashtadhyayi de Pāṇini..

Les mystiques nationalistes tamouls, tenants du mythe du continent perdu de Kumari Kandam, voient dans la « tradition Mayan » l'origine de toutes les grandes civilisations humaines, y compris la civilisation Maya.

Voir également Kumari Kandam Purisme linguistique

Bibliographie

Bruno Dagens, Mayamata : Traité Sanskrit d'Architecture, Pondichéry : Institut Français d'Indologie (1970), . Phanindra Nath Bose, Principles of Indian śilpaśāstra with the text of Mayaśāstra, Punjab Sanskrit Book Depot (1926), . Er. R. R. Karnik, Ancient Indian Technologies as Seen by Maya, the Great Asura Er. R. R. Karnik, Yuga, Mahayuga and Kalpa (1996) S.P. Sabharathnam, Mayan's Aintiram : With Tamil Texts of Mayan and Paraphrasing with English Translation, Vaastu Vedic Research Foundation (1997), . V. G. Sthapati, An overview of Mayonic Aintiram, Shilpi Speaks series 1 Aintir̲am, Directorate of Technical Education, Cen̲n̲ai : Tol̲il Nuṭpak Kalvi Iyakkakam (1986), K S Subrahmanya Sastri; O A Nārāyaṇasvāmi Ayyar, Mayamatam, Śrīraṅkam : Śrī Vāṇī Vilāsam Patippakam (1888), .

Notes et références

Catégorie:Culture indienne Catégorie:Culture tamoule Catégorie:Mythologie tamoule