Monachus est un genre de mammifères phocidés qui comprend trois espèces de phoques moines, dont l'une est aujourd'hui éteinte : Monachus monachus (Hermann, 1779) — Phoque moine de Méditerranée, en danger d'extinction. Monachus schauinslandi (Matschie, 1905) - Phoque moine hawaïen en danger d'extinction. Monachus tropicalis (Gray, 1850) — Phoque tropical ou phoque moine des Caraïbes, éteint vers 1950.
Ces mammifères sont désormais très rares. Le genre est en danger imminent d'extinction totale, avec des variations génétiques très faibles au sein des deux espèces survivantes. Les plus anciens fossiles connus de cette espèce datent du Pléistocène.
Description Chez le phoque moine de Méditerranée, le mâle est légèrement plus grand que la femelle. C'était l'inverse chez le phoque moine des Caraïbes, disparu. Le phoque moine de Méditerranée est l'espèce la plus lourde des deux avec un poids moyen de pour le mâle et de pour la femelle. Le phoque moine des Caraïbes pesait environ pour le mâle et 203 pour la femelle.
Répartition géographique
En Méditerranée Dans tout le bassin méditerranéen l'espèce est très menacée. Dans le bassin oriental, le parc marin des îles Sporades, autour de l'île Piperi dans la Mer Égée est un site de reproduction protégé.
Dans le bassin occidental l'espèce a quasiment disparu, en particulier des côtes espagnoles dans les années 1960. En France, les derniers représentants vivant dans les îles d'Hyères ont été tués en 1935, ceux des calanques de Marseille vers 1945, et ceux de Corse vers 1975. Même constat sur les côtés turques (mer Noire), en Sardaigne et en Tunisie depuis les années 1980. Au Maroc méditerranéen, une petite population a survécu dans la région d’El Hoceïma jusqu'à la fin du .
La dernière colonie phoques-moines à ventre blanc Monachus monachus albiventer endémique de la Mer Noire, vivant au cap Kaliakra en Bulgarie, a été anéantie en 1941 : il n'en reste que quelques exemplaires naturalisés au Muséum national d'histoire naturelle „Grigore Antipa” de Bucarest mais un village proche a été baptisé en sa mémoire Tyulenovo (« Phoqueville »).
En Atlantique Dans les îles Canaries son absence a été constatée dans les années 2000Henry Augier, Les Calanques, 2013, p. 112. Sur le littoral atlantico-saharien du Maroc (Sahara occidental, dit « côte des phoques ») résidait la plus grande population au monde (120-200 individus) entre Dakhla et LagouiraDidier Marchessaux, (1989), Recherches sur la Biologie, Ecologie et le Statut du Phoque Moine (Monachus monachus). Thèse d’Etat, Fac. Sces de Luminy, Marseille, Fr. 285 pages in Biodiversité et Milieu Naturel - Documents pour le développement. Rapport sur l’Etat de l’Environnement du MarocPatrice Franco, Didier Marchessaux, Alain Argiolas, Pierre Campredo et Gérard Vuignier. La population de phoque moine de Mauritanie, Revue d'Ecologie (Terre Vie), vol. 45, 1990 . Selon Marchessaux et Aouab, leur survie dans cette zone ; en Didier Marchessaux et trois autres personnes y perdirent la vie au retour d'une ultime mission de reconnaissanceDidier Marchessaux (1957-1988), Rapport scientifique du Parc national de Port-Cros n°14, 1988, pp. 171-179 : .
Reproduction La période de reproduction du phoque moine de Méditerranée se situe entre septembre et novembre. Celle du Phoque moine hawaïen s'étend de mars à août. Chez les deux espèces la femelle donne naissance à un seul petit après une période de gestation de 11 mois.
Références
Liens externes
Catégorie:Mammifère (nom scientifique) Catégorie:Phocidae