Le sommet du G-20 de Toronto 2010 est la quatrième rencontre des chefs d’État du G20 à propos des marchés financiers et de l’économie mondiale à la suite de la crise économique de 2008-2010. Prenant place le et au Palais des congrès du Toronto métropolitain à Toronto, Ontario au Canada, sa préparation débuta dès . Cette rencontre est tenue tout juste après le du G8 qui se déroule à Huntsville, à 215 kilomètres au nord-ouest de Toronto.

À l’origine, le premier ministre canadien Stephen Harper avait proposé que cet événement ait également lieu à Hunstville, mais cette ville de habitants ne possédant pas les infrastructures suffisantes pour loger les chefs d’États, les journalistes et les manifestants du G-20 ; il fut donc transféré à Toronto.

Dans son discours de bienvenue à la rencontre des sherpas du G20, le premier ministre Harper annonce que le titre du sommet est Reprise et renaissance, en référence à la relance économique suivant la Crise économique de 2008-2010. Les discussions tenteront d’évaluer les résultats des réformes du secteur financier mondial, de développer des mesures soutenues de redressement de l’économie et de promouvoir le libre échange. En plus des membres du G-20, plusieurs chefs d’États de pays invités seront présents lors des discussions. Ce rassemblement, précédé par le Sommet du G20 de Pittsburg 2009, est suivi par le Sommet du G20 de Séoul de 2010 en novembre.

Préparation

Sécurité

thumb|Des commerçants ayant érigé des planches de bois pour protéger leurs magasins des dégradations des opposants du sommet

Le coût total du sommet, incluant la sécurité, les infrastructures, et les coûts liés à la réception des invités est estimé à environ 1 milliard de dollars canadiens . Le sommet a nécessité de nombreuses opérations de sécurisation de la ville, qui font partie de la plus importante et chère opération de sécurité de l'histoire du Canada . La sécurité est assurée par le Groupe intégré de la sécurité du G20 composé principalement de policiers de la Gendarmerie royale du Canada, du service de police de Toronto, des Forces canadiennes et de la police régionale de Peel. Selon le quotidien canadien Globe and Mail, plus de policiers, et de nombreux militaires seront déployés pour assurer la sécurité du sommet .

Comme chaque année, des opposants au sommet vont manifester dans la ville accueillant le sommet ; personnes sont attendues Les opposants se préparent pour les manifestations du G20. Le fait que les autres sommets du G20 ont été marqués par des violences et des vandalismes importants Authorities, Wary of Violent Protests, Beef Up Security in Pittsburgh Ahead of G-20 Summit La police londonienne arrête 122 personnes après les violences du G20 - Reuters a été utilisé pour justifier ces importants dispositifs de sécurité. Toutefois malgré ces importantes mesures de sécurité, au moins quatre voitures de police ont été incendiées par les manifestants, et de nombreuses vitrines furent cassées G-20 protests plagued by violence, vandalism - CNN. Plusieurs soupçons portent à croire que la police avait participé à l'émeute à l'aide d'agent provocateurs infiltré à l'intérieur du black-bloc formé à l'occasion de la manifestation 'get off the fence' de samedi après-midi.

Après la marche unitaire du samedi , nommée "Les gens d'abord" ("People First"), le tout s'est divisé en de nombreuses manifestations sur les rues près du sommet du G-20. Des contingents anticapitalistes, principalement des anarchistes utilisant la technique du black bloc, se sont déplacés pour tenter d'aller plus loin que la symbolique de la simple manifestation. Le principal de ces contingents, 'get off the fence', invitait alors les gens à marcher vers le site du G20 pour ainsi atteindre la clôture . La marche s'est cependant transformée en émeute fracassant les vitrines d'au moins 40 commerces . En tout, quatre véhicules ont été brûlés. La police procéda à des arrestations massives après ces émeutes, mais aussi le lendemain devant le centre de détention temporaire. Ces arrestations furent aidées par la loi martiale imposée par le gouvernement provincial . Au total, 1105 personnes furent arrêtées par la police G20 cleanup left undone. Plusieurs organisations, dont Amnesty international, dénoncent les conditions dans lesquelles furent détenues ces personnes .

Autres faits marquants, les opposants au sommets ont détruit une agence de la Banque royale du Canada en utilisant une bombe incendiaire RBC firebombed as protest, group claims, et le QG de la police de Toronto a été vandalisé Police union chief sees 'very long night' ahead.

Participants thumb|Photo de groupe des participants des pays officiels ; nations invitées ; représentations régionales et institutions internationales au G-20 du sommet de Toronto (Canada) (au total normalement 34 personnes - sur la photo 33 personnes dont la femme dite "non identifiée" (à gauche - dernier rang)) thumb|Barack Obama et David Cameron, au sommet du G-20, le 26 juin 2010 Participants officiels Argentine représentée par Cristina Fernández de Kirchner, Présidente Australie représentée par Wayne Swan, Vice-Premier Ministre Brésil représenté par Guido Mantega, Ministre des Finances Canada représenté par Stephen Harper, Premier Ministre Chine représentée par Hu Jintao, Président États-Unis représentés par Barack Obama, Président France représentée par Nicolas Sarkozy, Président Allemagne représentée par Angela Merkel, Chancelière Inde représentée par Manmohan Singh, Premier Ministre Indonésie représentée par Susilo Bambang Yudhoyono, Président Italie représentée par Silvio Berlusconi, Premier Ministre Japon représenté par Naoto Kan, Premier Ministre Mexique représenté par Felipe Calderón, Président Corée du Sud représentée par Lee Myung-bak, Président Russie représentée par Dmitri Medvedev, Président Arabie saoudite représentée par Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, Roi Afrique du Sud représentée par Jacob Zuma, Président Turquie représentée par Recep Tayyip Erdoğan, Premier Ministre Royaume-Uni représenté par David Cameron, Premier Ministre

Nations invitées Éthiopie représentée par Girma Wolde-Giorgis, Président Espagne représentée par José Luis Rodríguez Zapatero, Premier Ministre Malawi représenté par Bingu wa Mutharika, Président Pays-Bas représentés par Jan Peter Balkenende, Premier Ministre Nigeria représenté par Goodluck Jonathan, Président Viêt Nam représenté par Nguyễn Minh Triết, Président

Représentation régionale Union européenne (Commission européenne) représentée par José Manuel Barroso, Président Union européenne (Conseil européen) représenté par Herman Van Rompuy, Président du conseil européen

Institutions internationales La Banque mondiale représentée par Robert Zoellick, Président Fonds monétaire international représenté par Dominique Strauss-Kahn, Directeur Forum de stabilité financière représenté par Mario Draghi, Président Nations unies représentées par Ban Ki-moon, Secrétaire général Organisation de coopération et de développement économiques, représentée par José Ángel Gurría, Secrétaire général Organisation internationale du travail représentée par Juan Somavía, Directeur général Organisation mondiale du commerce représentée par Pascal Lamy, Directeur général

Résultats thumb|Radio Canada ironise sur le fait que les dégradations ont été plus marquantes que les résultats du G-20 eux-mêmesG20 : l'impasse - Radio Canada

Les pays du G-20 se sont engagés à réduire de moitié leurs déficits budgétaires en trois ans, tout en essayant de soutenir la reprise; et à lutter contre les pratiques risquées de leurs banques sans restreindre l'offre de créditsLe G20 accepte la différence pour trouver la croissance - L'Express ; ce qui a été perçu comme trop pour être réellement efficaceUn G20 sans résultat concret : les points clés du communiqué final - La Tribune.

Les résultats de ce sommet ont été perçus comme faibles, la presse regrettant l'absence de réforme majeure G20 Toronto summit unlikely to achieve major reform, Rotman study suggestsUn G20 pour (presque) rien - Le Point, critiquant le coût du sommet pour un tel résultat.

10 000 personnes firent des manifestations et rallyes pacifiques, mais il y eut aussi une émeute alors qu'un sous-groupe usant des tactiques "black bloc" causèrent du vandalisme à 40 commerces de Toronto pour 750 000$. 20 000 polices, militaires et gardes étaient présents; 97 officiers et 39 civils furent blessés.

Il y eut plus de 1 000 arrestations, le plus grand nombre de l'histoire canadienne. Par la suite, le Toronto Police Service et le Integrated Security Unit (ISU) du G20 Toronto furent critiqués pour leur brutalité durant les arrestations. Un procès de type "class action" contre la police de Toronto fut autorisé le . Le , la Presse Canadienne annonçait que le jugement résultait en $16,5 million (de 5 000 à 24 700$ par personne emprisonnée).

Notes et références

2010-06 Catégorie:2010 au Canada Catégorie:2010 en économie Catégorie:Juin 2010 Catégorie:Histoire de Toronto