(né le à Ploiești, Roumanie et mort le à Bucarest, Roumanie) est un architecte roumain, fils de Toma T. Socolescu et petit-fils de Toma N. Socolescu. Fonctionnaliste malgré lui, il devra épouser les directives de la Roumanie communiste.

Biographie thumb |upright=1.5 |left |alt=Dessin de (fontaines) - au Prix Delaon en 1938. |Dessin de (fontaines) - au Prix Delaon en 1938. Diplômé d'architecture de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1939Biographie de l'architecte disponible sur le site AGORHA (Plateforme de données de la recherche de l'Institut national d'histoire de l'art) - ., il est admis en 2ème classe le , il obtient deux 3èmes médailles en construction et dessin ornemental, puis en 1ère classe le , il obtient une 2ème médaille en projet rendu. travaille avant et pendant ses études sur l'architecture intérieure du paquebot transatlantique Normandie en 1932-1935 Dossier d'inscription à l'Union des architectes de la RPR, le 25 février 1953, procès verbal d'approbation des 3 et 10 avril 1953, page 2.page 192. au sein de l'atelier de Roger-Henri Expert.

Ses premiers pas, dans les années 1940, se font aux côtés de son père Toma T. Socolescu avec lequel il travaille sur plusieurs projets dans le Judet de Prahova : plans d'un dépôt de locomotives à Ploiești ainsi que les plans de systématisation de Câmpina et Mizil Archives de l'UAR, Ministère de l'Education Nationale, des Cultes et des Arts, Direction Générale de l'Enseignement Supérieur, Dossier d'inscription et commission de révision, Ref 1034/1940, fiche 429-2.page 193.. Son premier engagement est celui d'assistant universitaire à l'Institut d'architecture Ion Mincu (Bucarest), dès 1939, une fonction qu'il exercera jusqu'en 1951. Selon sa déclaration dans son dossier d'inscription de la Direction de l'enseignement supérieur en 1940, Il est alors en service militaire de 12 mois avec le grade de sous-lieutenant dans l'armée roumaine.

Il réalise toute la suite de sa carrière dans l'architecture industrielle et des grands bâtiments civilsNécrologie de l'architecte parue dans le numéro de 1977, page 8.. De 1942 à 1945, il est architecte concepteur à la CAM ou Caisse autonome des monopoles du royaume de Roumanie, fonction qu'il assumera aussi de 1949 à 1951 à l'Institut de conception et de construction (IPC). Il devient architecte concepteur en chef à l'Institut de la conception pour les constructions industrielles (IPCI) de 1952 à 1958, tout en ayant une collaboration externe avec le ministère de l’Économie localeMinisterul Gospodariei locale en 1952, lors de laquelle il construit des cantines, habitations et pavillons administratifs. Il poursuit son expertise d'architecte concepteur en chef à l'Institut de la Conception pour les Raffineries Pétrolières ou (:en:IPIP SA) de 1958 à 1960. Enfin de 1960 à 1967, il exerce en tant qu'architecte conseiller à l'Institut de la conception pour les industries alimentaires (IPIA) ou ..

Il termine sa carrière comme professeur à l'École technique d'architecture et de construction des villes ()Le lycée changera plusieurs fois de nom jusqu'en 2001 pour porter le nom de son grand-oncle Ion N. Socolescu : :ro:Colegiul Tehnic de Arhitectură și Lucrări Publice Ioan N. Socolescu., à Bucarest, de 1967 à 1970.

réalise de nombreuses constructions industrielles, parmi lesquelles une grande usine de conserve à Ovidiu près de Constanța, de 1959 à 1965, site qui hébergera un peu plus tard la première usine Pepsi-Cola du pays.

Peintre, il expose ses aquarelles lors d'une exposition organisée par l'Union des architectes de la république socialiste de Roumanie en 1954 à Bucarest.

fait une carrière plus modeste que ses capacités ne le laissait présager, subissant les persécutions politiques dont sa famille sera victime. La police politique roumaine le surveille pendant une bonne partie de sa carrière, comme elle le fit pour son père. Il est poursuivi pour manifestations hostiles à l'égard de l’État et convoqué plusieurs fois par la Securitate. N'étant pas considéré comme dangereux pour le régime, les poursuites n'auront aucune suiteArchives CNSAS - Consiliul Naţional pentru Studierea Arhivelor Securităţii (Conseil National pour l’Étude des Archives de la Securitate), dossier 53442 Barbu Socolescu, décision du parquet militaire du 2 novembre 1965.. thumb |upright=1.4 |right |alt=Dessin de Toma Barbu Socolescu (jardins) - au Prix Delaon en 1938. |Dessin de Toma Barbu Socolescu (jardins) - au Prix Delaon en 1938.

Concours d'architecture

1937 : Premier prix pour le concours d'esquisse d'un projet de casino décidé par la rafinerie Astra Română, à Ploiești, co-réalisé avec son père Toma T. Socolescupages 186, 192-193, 205 et 206.. : au concours Paul Delaon, Paris. 1943 : Mention au concours du Groupement administratif des fabriques UCEA de Făgăraş, 1943-1944, années IX-X, page 31.. 1964 : Prix de la Commission d'État de l'architecture et des constructions pour une fabrique de conserves de légumes à Ovidiu, , 1964, année XII, Nr2, pages 5-7..

Affiliations

Il est membre de plusieurs groupements d'architectes : Association des élèves et anciens élèves de l'École nationale et supérieure des beaux-arts ou Grande Masse de l'École des beaux-arts depuis 1932. Société des architectes diplômés par le gouvernement français (DPLG) à partir de 1939. Société des architectes certifiés et Corporation des architectes roumains en 1939. Société des architectes roumains de 1939 à 1946. Union des architectes de la république socialiste de Roumanie à partir de 1953.

Généalogie

La famille de , anciennement partie du territoire de Făgăraș ou Pays de Făgăraș, est une branche de la famille de Munténie (Muntenia), qui a ses racines dans le județ de Dâmbovița. Un 'Socol', grand boyard et gendre de Michel Ier le Brave (1557-1601), avait deux fondations religieuses dans le , encore existantes, celles de Cornești et Răzvadu de Sus. Il fit construire leurs églises (ainsi qu'une autre église dans la banlieue de Târgoviște). Ce boyard fut marié à Marula, fille de aussi appelée ., sœur du Prince Antonie-Vodă. fut reconnue par comme sa fille illégitime, issue d'une liaison extra-maritale avec . est enterrée dans l'église de Răzvadu de Sus, où, sur une dalle de pierre Inscription en slavon sur la croix de la pierre tombale de Răzvadu de Sus : , traduit en français d'après la version roumaine faite par G.D. Florescu en 1944 à partir de la version originale en slavon :

. richement sculptée, son nom peut être lu.

Nicolae Iorga, le grand historien roumain et ami de Toma T. Socolescu, père de Barbu, a trouvé des ancêtres parmi les fondateurs de la Ville de au note 8 - page 15.. En 1655, le Prince de Transylvanie Georges II Rákóczi anoblit un ancêtre de Nicolae G. Socol : pages 8 et 9 - Extrait de l'acte d'anoblissement du 14 juillet 1655., en remerciement pour ses offices de courrier du Prince dans les Carpates, fonction page 14 - écrit : (traduction française). Vers 1846, cinq frères page 14 - écrit : (traduction française). viennent en Munténie, depuis , dans le territoire de . L'un de ces cinq frères est l'architecte Nicolae Gh. Socol (?? - décédé en 1872). Il s'installa à vers 1840-1845 et se nomma . Marié avec , issue de la banlieue Saint Spiridon (), il eut une fille (décédée en bas âge) et quatre garçonspages 105-106.pages 214-215., d'entre lesquels deux grands architectes : Toma N. Socolescu, ainsi que . La lignée des architectes se prolonge avec Toma T. Socolescu, fils de Toma N. Socolescu, ainsi que son fils .

l'historien, cartographe et géographe évoque, en 1891page 17 - , Bucureşti, Curtea Veche, 2005, p. 59., la présence de boyards roumains du premier rang , à Bucarest, descendants de de . Enfin Constantin Stan fait également référence, en 1928, à l'origine précise de Nicolae Gheorghe Socol :

Réalisation architecturales

Décoration intérieures du paquebot Normandie en 1936, sous la direction du professeur d'architecture Roger-Henri Expert. thumb|upright=1.5|left|alt=Intérieur du paquebot Normandie, 1935.|Intérieur du paquebot Normandie, 1935. Villa du Dr à Breaza (Prahova), en 1940.

Constructions civiles et industrielles

La quasi-totalité des projets réalisés par se font dans le domaine industriel et particulièrement dans l'industrie agro-alimentairepages 192 et 193.. Immeuble de logement des employés de la mine de sel de Slănic (Salina Slănic), Județ de Prahova, en 1942. Ensemble social et cantine de la commune de Ghimpați, Județ de Giurgiu, en 1942. Halle de fabrication et de dépôt de fermentation des tabacs de la , à Râmnicu Sărat, Județ de Buzău et à Târgu Jiu, Județ de Gorj, en 1943. Dépôt de sel à Ocna Mureș, Județ d'Alba, en 1943. Locaux administratifs, logements de fonction et dépôts de la ' à Fălticeni, Județ de Suceava, en 1943. Fabrique d'huile à Craiova, Județ de Dolj, en 1949. Fabrique de ciment de Bicaz, Județ de Neamț en 1951. Divers ouvrages pour les cimenteries Medgidia, Județ de Constanța et Fieni, Județ de Dâmbovița : atelier mécanique, réservoir de pâte de ciment, cantine, pavillon administratif, en 1951. Un abattoir à Ploiești, Județ de Prahova, en 1958. Une fabrique de conserve à Tecuci, Județ de Galați (Moldavie roumaine), en 1958page 206.. Plusieurs autres constructions industrielles jusqu'en 1966, dont la grande fabrique de conserves de légumes Ovidiu (devenue Munca Ovidiu) à Ovidiu, Județ de Constanța près de Constanța en 1962. Le projet s'étale en réalité entre 1955 et 1966. L'usine s'agrandit en effet, à partir de 1966, pour accueillir une chaîne d'embouteillage Pepsi-Cola., l'une des deux seules unités de production du pays, l'autre étant située à Bucarest. La manufacture fit faillite en 2005 et fut liquidée Articles de presse : . . .. Toute l'usine a été vidée de ses machines-outils, seuls restent encore bien reconnaissables (en ) le bâtiment et ses structures métalliques, malgré des agrandissements et modifications. Elle est située dans un carré délimité par la et la .

Projets d'architecture conçus mais non exécutés thumb|upright=1.7|right|alt=Esquisse d'un projet de casino pour la rafinerie Astra Romana, Ploiești, Roumanie, 1937|Esquisse d'un projet de casino pour la rafinerie Astra Romana par , Ploiești, Roumanie, 1937 Casino de la Rafinerie Astra, Ploieşti, réalisé conjointement avec son père Toma T. Socolescu, en 1937. Eglise orthodoxe de Predeal en 1956 ou 1957, aussi réalisé conjointement avec son père Toma T. Socolescupage 6.page 205..

Bibliographie

L'article est disponible : à la Bibliothèque Centrale Universitaire Mihai Eminescu de Iași () sur le catalogue de la BCUB. à la Bibliothèque Centrale Universitaire Carol I de Bucarest () sous la référence 'III9314'. ainsi qu'à la Bibliothèque de l'Académie Roumaine sur le Catalogue de l'AR, sous la cote 'II 189426'..

, un livre dédié aux architectes SocolescuL'ouvrage est disponible : à la Bibliothèque de l'université d'architecture et d'urbanisme - Site internet de la bibliothèque : Lien direct, sur le Catalogue de la BUAUIM, sous la référence 'II 8867'. à la Bibliothèque Nationale Roumaine sur le Catalogue de la BNR, sous la cote 'IV 120354'..

. Editée par la SOCIÉTÉ DES ARCHITECTES ROUMAINSFondée par son grand oncle en 1891 et devenue l'Union des architectes roumains (UAR) Site de l'UAR, historique. La revue est publiée de 1906 à 1944 (irrégulièrement). Pendant la période communiste elle change deux fois de nom : de 1960 à 1968, puis de nouveau à partir de 1968.Tous les numéros apparus avant 1945 sont consultables : à la Bibliothèque de l'université d'architecture et d'urbanisme Ion Mincu - Page où tous les numéros sont consulable (pdf). à la Bibliothèque Centrale Universitaire Carol I de Bucarest..

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Autres sources

Archives de l'UAR (Union des architectes de Roumanie) - Archives documentaires de l'UAR (consultables sur place sur demande), Bucarest.