Cet article présente la liste des événements marquants de l'année 2009 en Mauritanie.

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Liste des événements marquants

Janvier 2009 Dimanche : Une manifestation de soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza dégénère en de violents affrontements entre des groupes d'étudiants de l'université de Nouakchott et de « jeunes » contre les forces de l'ordre, lorsque les manifestants ont voulu marcher contre l'ambassade d'Israël. La Mauritanie est un des trois pays membres de la Ligue arabe, avec la Jordanie et l'Égypte, à entretenir depuis 1999 des relations diplomatiques avec Israël. Ce qui suscite une polémique récurrente dans le pays.

Lundi : Le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD, opposé au putsch) estime que la junte au pouvoir veut « faire élire un de ses membres ou une marionnette qui sera à sa solde » ou une personnalité qui lui sera soumise lors de la prochaine élection présidentielle.

Vendredi : L'élection présidentielle est annoncée pour le prochain.

Février 2009 Jeudi : Une délégation libyenne de 11 membres, conduite par le secrétaire exécutif du forum des organisations arabes et africaines, est en Mauritanie pour tenter « une médiation » dans la crise politique qui dure depuis plus de six mois et pour rencontrer le chef de la junte au pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz puis le président déchu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Mars 2009 Mercredi : Le Parlement condamne le lancement par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Bechir pour « crime contre l"humanité au Darfour » : « Nous exprimons notre solidarité avec le président et le peuple soudanais face à cette injustice et demandons aux parlements dans le monde de faire bloc contre cette décision et d'œuvrer à son annulation, sur le plan pratique et politique ». Les parlementaires accusent les États-Unis d'utiliser la CPI comme « un simple outil politique contre les Arabes et Africains », avec « deux poids et deux mesures », rejettent « l'idée même de faire cas des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis par Israël à Gaza et au Liban ainsi que par Washington en Irak et en Afghanistan » et affirmant que la Cour a ainsi « prouvé combien cette juridiction a été politisée à outrance et combien elle a perdu son indépendance et sa crédibilité ».

right|thumb|Mohamed Ould Abdel Aziz (mars 2009) Lundi : Mouammar Kadhafi, dirigeant de la Libye et président de l'Union africaine est en visite officielle en Mauritanie durant laquelle il conduira, selon le communiqué officiel, une initiative pour une sortie de crise après le putsch du . Il est accueilli à l'aéroport par le chef de la junte, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, entouré des membres de son régime.

Mercredi : En visite à Nouakchott, le président de l'Union africaine, le Libyen Mouammar Kadhafi affirme que le dossier des sanctions contre la Mauritanie est « clos » car les putschistes sont « déterminés » à organiser une élection présidentielle le prochain.

Mardi : Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine annonce qu'elle sanctionnerait désormais nommément les « gens au pouvoir, civils et militaires » impliqués dans le « renversement du régime ». Une liste nominative doit être établie d'ici la fin avril.

Avril 2009 Lundi : L'Union européenne décide la suspension de sa coopération avec la Mauritanie pour deux ans en raison du coup d'État d'. Selon l'UE, « les représentants de la junte militaire au pouvoir n'ont pas présenté de propositions, ni d'engagements satisfaisants » lors des consultations avec la junte qui se sont tenues en pour tenter de la convaincre de revenir à l'ordre constitutionnel. L'UE a décidé de clore les négociations et de placer la Mauritanie sous surveillance pendant deux ans. Pendant cette période, toutes les aides, gelées préventivement juste après le coup d'État, sont officiellement suspendues, excepté l'aide humanitaire et l'appui direct à la population. L'UE souhaite une « sortie de crise consensuelle » et la mise en place d'un cadre électoral « permettant la tenue d'élections présidentielles libres, transparentes et représentatives, organisées par des institutions crédibles, sous l'égide d'un gouvernement neutre » afin d'aboutir à un « retour complet à l'ordre constitutionnel », c'est-à-dire l'arrivée au pouvoir d'un « chef d'État légitime » et le respect de la constitution en vigueur, « ceci permettra notamment la mise en œuvre de l'intégralité » du Fonds européen pour le développement prévu soit 156 millions d'euros pour la période 2008-2013.

Mercredi : Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte au pouvoir depuis huit mois, annonce qu'il démissionnerait de l'armée et de la présidence du Haut conseil d'État « avant le », soit 45 jours avant le scrutin, en vue d'une probable candidature à l'élection présidentielle du : « Il n'y aura pas de report des élections du . 90 % des Mauritaniens veulent ces élections, c'est le choix du peuple ».

Dimanche : Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte, annonce qu'il démissionnerait « d'ici la fin de la semaine » pour se « porter candidat à l'élection présidentielle » du . Plusieurs partis ont déjà annoncé qu'ils boycotteraient le futur scrutin qui ne fera qu'entériner, selon eux, le coup d'État. Ils accusent le général d'avoir verrouillé l'issue de la compétition et de mener campagne depuis des mois, au frais de l'État, à travers le pays.

Jeudi : Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte, qui a mené le putsch du qui avait renversé le régime de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu en 2007, annonce sa démission de ses fonctions de président du Haut conseil d'État, pour se porter candidat à l'élection présidentielle anticipée du . Il assure être animé par une « volonté sincère d'édifier une nouvelle Mauritanie basée sur la justice, l'égalité et la liberté » Le Figaro.fr, Mauritanie : démission du chef de la junte. À la suite de la démission du général Mohamed Ould Abdel Aziz, l'intérim est assuré par le président du Sénat, Ba Mamadou (dit Mbaré) qui est installé comme « président intérimaire » par le Conseil constitutionnel. Selon le porte-parole du Front national pour la défense de la démocratie, Mohamed Ould Moloud : « Après la démission du putschiste président, nous n'avons ni un régime militaire responsable ni un régime constitutionnel qui réponde de ses actes […] Nous sommes en face d'un bricolage qui s'accompagne d'incertitudes et de menaces graves pour l'avenir de la Mauritanie ». Le Quotidien de Nouakchott souligne « l'échec de toutes les pressions extérieures et de toutes les médiations pour amener le général à modifier son calendrier [électoral …] l'ex-général n'aura pas, compte tenu de la très moyenne envergure de ses concurrents, de mal à passer le cap des urnes [… mais] même élu, il restera toujours aux yeux de beaucoup, celui qui a mis fin à un régime démocratiquement élu ».

Mai 2009 Jeudi : Visite officielle de médiation de quatre jours du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, menée avec l'accord de l'Union africaine. Le ministre « travaille sur un report » de la présidentielle pour offrir les conditions d'une participation de l'opposition qui a prévu de boycotter ce scrutin.

Dimanche : Deux manifestations réunissant plusieurs milliers de femmes pro et anti-putsch (Front national pour la défense de la démocratie) ont été simultanément organisées à Nouakchott, exprimant sans violence leur accord ou opposition à la présidentielle du prévue en Mauritanie Le Figaro.fr, Mauritanie : Les femmes manifestent..

Samedi : Le groupe de contact international sur la Mauritanie a passé toute la nuit de vendredi à samedi à discuter avec les différentes parties mauritaniennes dans un hôtel de Dakar, pour « avancer vers un accord », une semaine avant la présidentielle controversée. Selon le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio : « S'il y avait 10 obstacles, on a dépassé les sept ou huit. On progresse ».

Juin 2009 Lundi : L'élection présidentielle, boycottée par l'opposition, est reportée au pour permettre la participation de toutes les forces politiques et mettre un terme à la crise née du coup d'État du .

Jeudi : Dans la soirée, cérémonie de signature à Nouakchott, en présence de divers émissaires de la communauté internationale, d'un accord de sortie de crise, presque dix mois après le coup d'État militaire. Le chef de l'État sénégalais Abdoulaye Wade, qui a engagé le processus ardu de négociations inter-mauritaniennes, était présent pour « présider » la cérémonie, aux côtés de représentants des Nations unies, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de divers diplomates étrangers. L'accord, signé entre le général Mohamed Ould Abdel Aziz et ses adversaires politiques, prévoit la formation d'un gouvernement d'unité nationale avant l'organisation d'une élection présidentielle dans 6 semaines Le Figaro.fr, Mauritanie : un accord de sortie de crise.

Mardi : Un ressortissant américain, enseignant dans un centre spécialisé en informatique de Nouakchott, est tué par balles, par deux hommes jeunes, alors qu'il sortait de sa voiture à Nouakchott.

Jeudi : Le Conseil constitutionnel rejette, à l'appel de l'opposition, un décret organisant l'élection au et qui suggérait des délais « comprimés » pour tout le processus, notamment le délai de dépôt des candidatures. Ce délai est de 45 jours alors que la présidentielle est prévue dans trois semaines.

thumb|right|Sidi Ould Cheikh Abdallah (septembre 2007) Vendredi : Le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi renversé par un coup d'État le signe un décret portant nomination d'un gouvernement d'union nationale, chargé de préparer la présidentielle du . Le nouveau gouvernement, s'est réuni immédiatement : « Les techniciens de la loi et de l'administration doivent coopérer pour aider les politiques à appliquer l'accord politique trouvé aux dates et dans les conditions prévues […] Des mesures exceptionnelles s'imposent pour organiser cette élection à la date consensuellement retenue par les accords de Dakar, s'agissant notamment des délais de dépôt de candidatures ». La Mauritanie est dans l'obligation de réduire le délai légal des dépôts de candidatures.

Juillet 2009 Vendredi : Quelques heures avant l'élection présidentielle de samedi en Mauritanie, un échange de tirs entre des policiers et des « hommes en armes », a eu lieu dans la soirée à Nouakchott, faisant un blessé parmi les attaquants. Selon le directeur de la Sûreté, deux des combattants islamistes arrêtés sont les auteurs de l'assassinat le d'un ressortissant américain dans la capitale.

Samedi : Élection présidentielle. 9 candidats sont en lice pour briguer les suffrages de plus de 1,2 million d'électeurs, répartis dans plus de bureaux de vote éparpillés sur un vaste territoire. Le vote se fait avec un bulletin unique avec les noms, les photos et les symboles des neuf candidats avec une case dans laquelle les électeurs mettent une croix ou un autre signe. Parmi les candidats : le général Ould Abdel Aziz, Ahmed Ould Daddah et Messaoud Ould Boulkheir, candidat du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD) opposé au putsch du , et le colonel Ely Ould Mohamed Vall auteur du coup d'État en 2005, avant de rendre le pouvoir aux civils deux ans plus tard au terme d'une transition exemplaire.

Dimanche :