Saint-Denis-de-Méré est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de Population municipale ..
Géographie Le , la commune passe de l'arrondissement de Caen à celui de Vire..
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Noireau, le Casse-Cou, le cours d'eau 01 de la Martelée, le fossé 02 de la Coursière, le fossé 01 de Vaux, le Noireau et divers autres petits cours d'eau.
Le Noireau, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Christophe-de-Chaulieu et se jette dans l'Orne à Ménil-Hubert-sur-Orne, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de le Noireau sont données par la station hydrologique située sur la commune de Condé-en-Normandie. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 11:02 TU à partir des 163 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/2010 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pierrefitte-en-Cinglais à à vol d'oiseau., est de , l'amplitude thermique annuelle est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Denis-de-Méré est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Condé-en-Normandie, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,8 %), prairies (36,3 %), forêts (10,9 %), zones urbanisées (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesie sanctorum Dionisii et Martini de Mere en 1709, Saint Denis de Mere et Saint Martin des Champs (hameau de la commune de Saint-Denis-de-Méré). vers 1757IGN, Plan de Cassini..
Mentions anciennes de Méré : peut-être Ricardus de Mere abbé du Mont-Saint-Michel entre 1123 et 1128GAZEAU (Véronique) Normannia monastica: Prosopographie des abbés bénédictins () (2007), ., Meray vers 1350LONGNON (Aug.) Pouillés de la province de Rouen (1903), p. 106D, 134A., ecclesia Merayo en 1494.
Sens du toponyme Méré : mot formé vraisemblablement avec le suffixe gallo-romain -acum, précédé du nom de personne gaulois et latin MatriusNÈGRE (Ernest) Toponymie générale de la France: Étymologie de 35000 noms de lieux, pages 1859 et 1861.. En l'absence de mentions mérovingiennes ou carolingiennes de la localité, ceci reste conjecturale et oblige à rester prudent sur l'interprétation
Le gentilé est Mérois..
Histoire Mérovingiens Le site de l'église Saint-Martin remonte à l'époque Mérovingienne, comme l'illustre les sarcophages du découverts en 1978 dans le cimetière qui l'entoureGallia: fouilles et monuments archéologiques en France métropolitaine (1986), t. 31-40, p. 278.. Dans plusieurs titres, la paroisse de Saint-Martin est regardée comme très ancienne. Elle porte le nom de Saint-Martin-des-Champs, ou du Vieux Bourg. À proximité, le puits de Saint‑Martin est, dans le passé, réputé souverain pour la guérison des fièvres.
Le toponyme Méré qui est associé à la seconde paroisse sous le patronage de saint Denis, Saint-Denys-de-Méré serait aussi très ancien. Il est possible qu'il se rattache au mot gallo-romain Matriacum, qui pourrait se traduire par "Domaine de la Mère". Ce qui peut être compatible avec l'hypothèse d'une source sacrée gallo-romaine, proche de l'église (), qui donne naissance à un petit ru affluent du NoireauAUDIN (P.) Les Mères gauloises et les eaux, Cæsarodunum XV bis, éd. Belles-Lettres, Paris, 1980, p. 497.. La titulature à saint Denis, célébré le , suggère la christianisation ancienne du site, entre le et .
Les Capétiens Après les invasions normandes, un lieu fortifié a dû être nécessaire aux populations, il se développa sous le contrôle des seigneurs de Méré. La paroisse Saint-Denis s'est développée sous leur dépendance. Cet édifice se nommait le château de Mérie en 1883HIPPEAU (Célestin) Dictionnaire topographique du département du Calvados (1883), p.. L'hypothèse a été émise par certainsCahiers Leopold Delisle, (1989), t. 38-41, p. 27. que la chapelle castrale serait à l'origine de l'église paroissiale Saint-Denis. La paroisse de Saint-Martin reléguée, car sans défense, conserva le vieux cimetière, en granit et schiste commun aux habitants des deux paroisses. Elle dépendait du prieuré de Beaulieu, fondé en 1200, proche de RouenEXPILLY (Jean-Joseph d') Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules (1766), t. 4, p. 673.. Le lent déclin de la paroisse commence. Elle ne figure plus dans les Pouillés du et . Elle deviendra de facto simple succursale de celle de Saint-Denis, et ne sera plus qu'une chapelle par la suite. Situation qui sera officialisée en 1709 par la réunion des deux paroisses.
Les seigneurs de Méré Vers 1300, la seigneurie de Méré appartenait à la famille RadulphAubert de la Chesnaye-Desbois (Fr. - Alex.), Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & ... (1776), t. 11, p. 666-667., dont les armes D'azur à la fasce d'or accompagnée de trois molettes de huit pointes du même, ont été adoptées par la commune (cf. Héraldique, ci-dessous) : Jean de Radulph, écuyer seigneur de Cailly, Arnoull de Radulph fils du précédent, Thomas Radulph, fils du précédent, qui eut Arthur Radulph, seigneur de Cailly, Louis Radulph patron de MéréCaumont (Arcisse de) Statistique monumentale du Calvados (1850), t. 2, p. 616-617..
Leur descendance se poursuivit en ligne directe à Jacques Radulph, Edmond Radulph, fils du précédent, avocat du roi à Vire en 1568 et 1602; François Radulph, seigneur et patron de Méré, qui accomplit les fonctions de lieutenant-criminel à Vire; Edmond II Radulph, seigneur de Méré et de Placy; Claude Radulph, seigneur de Méré et de Placy, qui épousa sa cousine germaine Marie de Radulph fille de Robert Radulph, seigneur de Blou, i présenta en 1709 à la cure de Méré. Son fils Edmond III Radulph était seigneur de Méré vers 1775.
En 1709, La paroisse de Saint-Denis de Méré et celle de Saint-Martin sont réunies.
En 1766, la population était de 197 feux (env. 800 ). Méré dépendait du diocèse de Bayeux, du Parlement de Rouen, intendance de Caen, élection de Vire, sergenterie de Condé.
Le , le feu se déclare à Saint-Denis-de-Méré, faisant suite à de nombreux départs de feux la même année dans la région. Dix-sept bâtiments ont été consumés par les flammesLANGE (Grégoire J.) Éphémérides normandes, ou, Recueil chronologique, historique (1833), t. 1, p. 143..
Politique et administration gauche|vignette|La mairie. Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Saint-Denis-de-Méré, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Vanessa Larcher (71,5 %) et Jean-Pierre Binet (28,5 %). 13 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Vanessa Larcher et deux à celle de Jean-Pierre Binet. Vanessa Larcher est élue maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal.La liste officielle des maires du département du Calvados en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons.. Liste des maires
Démographie
Économie
Lieux et monuments Deux ponts enjambent la rivière le Noireau au lieu-dit les Bordeaux, un pont routier et un viaduc ferroviaire. Le pont routier est formé d'un des éléments des voies flottantes (ponton Whale) du port d'Arromanches, créé en 1944 lors du débarquement de Normandie. Cet élément reliait les quais du port temporaire et a été posé en 1945, avant d'être rénové en 2003. Église Saint-Denis, édifiée au XVIIIe siècle et remaniée aux XIXe-XXehttps://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/14-Calvados/14572-Saint-Denis-de-Mere/182244-EgliseSaint-DenisdeSaint-Denis-de-Mere. Chapelle Saint-Martin-des-Champs proche de la D 256 (ancienne église paroissiale). Chapelle Notre-Dame-des-Vallées. (Pont-Érambourg)
Activité et manifestations
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Voir aussi Liste des communes du Calvados
Liens externes
Site officiel
Monographie communale et inventaire des archives sur le site des Archives départementales du Calvados