L'église Saint-Samson est une église catholique paroissiale des de style gothique et Renaissance située à Clermont chef-lieu d'arrondissement au centre du département de l'Oise, en région Hauts-de-France en France.

L'édifice est plus précisément situé à l'angle des rues de l'église et de la Porte Nointel. Édifiée à la fin du ou selon les historiens, elle remplace la collégiale du donjon de Clermont, qui servait d'église à la ville jusqu'à la décision de la construction du monument. Incendiée pendant la guerre de Cent Ans, il ne resta qu'une chapelle autour de la nef. Elle a été restaurée en 1495 puis en 1762, on retourna les pierres tombales pour en faire un nouveau dallage. En 1785, le clocher est détruit par un incendie dû à la foudre, il fut reconstruit en 1812. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le .. Située dans le diocèse de Beauvais, elle possède des proportions inégales (6 travées au nord de la nef pour 3 au sud) et des parties qui n'ont pas été construites comme le transept nord à cause des fortifications de l'époque. Elle possède quelques richesses architecturales : le Saint-Sépulcre du , des vitraux du et des tableaux du . Elle est au centre de la paroisse Cœur du Christ de Clermont.

Histoire Historique général thumb|Façade occidentale. thumb|Le clocher. thumb|La croix marquant l'emplacement de l'ancien cimetière.

Les époques de construction de l'église s'étendent du au 163 : Début : la façade et les bas-côtés nord de la nef Vers 1220 : les deux dernières travées nord de la nef, contre-butées par des arcs-boutants et le grand-arc limitant le chœur actuel Fin : les voûtes du chœur et l'étage intermédiaire et supérieur de la nef, côté nord Fin : le clocher, repris en sous-œuvre et le chœur entouré du déambulatoire et des chapelles rayonnantes : le croisillon sud du transept, l'élévation sud de la nef, la sacristie.

Les trois chapelles (fonts baptismaux, Saint-Joseph et Saint-Samson) ont été ajoutées au .

Pendant longtemps, il n'y eut pas d'autre église que celle de la collégiale, à l'intérieur du château. La nouvelle église paroissiale, dont la date de construction reste incertaine, a été consacrée en 1327 par Jean de Marigny sous le vocable de saint Samson, évêque de Dol-de-BretagneDebauve et Roussel, Histoire et description du département de l'Oise. Canton de Clermont. Paris, 1890.. Le chapitre fondateur assura le service. Les chanoines avaient la charge à tour de rôle, puis ils élurent comme curé l'un d'entre eux et obtinrent, en 1489, une bulle du pape Innocent VIII qui consacra l'union de la cure à la mense. L'église est fondéeGraves, Précis statistique sur le canton de Clermont, 1838.. Le docteur Parmentier situe la date de sa construction au premier quart du , peut-être même à la fin du . Incendiée pendant la guerre de Cent Ans, il ne resta sur pied autour de la nef que la chapelle Saint-Nicolas. Elle avait été fondée par Jean Lecaron, boucher, qui la dota d'une rente de 60 livres, le , et on y célébra les offices jusqu'à la reconstruction du monument central. Saint Nicolas était considéré comme le second patron de l'église161. Restaurée en 1495, il en résulta une , en 1506, par Louis-Villers de l'Isle-Adam, évêque de Beauvais qui fixa la célébration de la fête Saint Samson le . On y célébrait la fête de translation des reliques du saint patron, obtenues en 1652 par , évêque de Beauvais, qui les avait obtenues du supérieur de l'église Sainte-Malgoire de ParisOffice de Saint-Samson, évêque, patron de la ville de Clermont en Beauvoisis, Senlis, 1760..

En 1762, les pierres tombales qui se trouvaient dans l'église (1317 inhumations) sont retournées et déplacées pour refaire un nouveau dallage. Depuis longtemps, Sainte Barbe a été considérée comme la troisième patronne de l'église. Une importante confrérie avait été fondée par les dames de la ville qui portaient une grande dévotion à la sainte. Cette confrérie passait pour être la plus ancienne de la paroisse. La circonscription de la paroisse ne comprenait pas toute l'étendue des faubourgs. La partie où se trouvait le couvent des Ursulines appartenait à la paroisse de Breuil-le-Vert. Un autre incendie détruisit toute la partie supérieure du clocher, le . L'ancien clocher renfermait 7 cloches. Elles furent brisées au moment de l'incendie. Pour y suppléer, on installa devant le portail une autre petite cloche qui est restée en place jusqu'en 1789. À cette même époque, les débris des 7 cloches furent portés en place de Grève, à l'entrée du Châtellier, où ils furent refondus pour en faire quatre. Le clergé en procession alla solennellement bénir les cloches, puis elles furent transportées dans la nef de l'église. Au moment de la Révolution (1793), elles furent de nouveau enlevées et réquisitionnées excepté une, qui resta sous la charpente162.

La reconstruction du clocher et du toit couvert d'ardoises n'a été achevée qu'en 1812. De nouvelles cloches arrivèrent bien plus tard à Clermont, le . Une grande partie des habitants de la ville se sont rendus à leur rencontre, à l'acclamation générale, depuis l'entrée de la ville jusqu'à la demeure de M. Duvivier, adjoint, où elles furent déposées. Les pierres de construction de l'église proviennent de la carrière Lagache, près d'Agnetz (en haut de la rue Pierre-Viénot). Enfin, au même siècle, le monument a subi plusieurs restaurations. Le chœur a été complètement transformé en 1842. Les stalles qui s'y trouvaient ont été dégagées. Les deux grilles ont été installées à cette époque, ce qui donne beaucoup plus de légèreté. C'est également à ce moment que fut enlevé le toit de tuiles qui servait de porche, à l'entre du sanctuaire. Cette entrée a été reconstruite dans le style néogothique telle qu'on le voit actuellement. La voûte de la nef a été entièrement restaurée en 1870-1871162-163. Le cimetière, situé au chevet de l'église, fut supprimé en 1788. On y planta une croix sur l'emplacement en 1828. Le nouveau terrain destiné au cimetière, situé derrière le Châtellier, en contrebas, a été donné par le prince de Condé. M. Cuvellier, bourgeois de Clermont, fut le premier à être enterré. Agrandi en 1833, le nouveau cimetière était clôturé par des haies vives. Depuis 1838, il est entouré d'un mur de pierre.

Les curés de Clermont + Liste des Curés de Saint-Samson de Clermont depuis 1489Les curés de Saint-Samson de Clermont sur http://marquedorre.free.fr/leclermontois/clermont/10clermontreligieux.htm Denis Gayand 1489-1500 Aucun (supprimé) 1793-1802 Pierre d'Argillière 1500-1511 Cosme Thomas Thierry 1802-1813 Gilbert de Blois 1511-1532 Louis François Paul Griselle 1813-1840 Guy de Bloyes 1532-1535 François Isidore Deblois 1840-1868 Jean de Lèvremont 1535-1564 Louis Félix Boufflet 1868-1892 Jean Aubry 1564-1589 Henri Gabriel Dubois 1892-1896 Pierre de Facq 1589-1593 André Toullet 1896-1920 Jean Aubry 1593-1598 Gustave Victor Dhivert 1920-1922 Jean Berthault 1598-1603 Octave Ferdinand Cartier 1922-1948 Jacques de Facq 1603-1641 Marcel Jolibois 1949-1965 Pierre de la Vennes 1641-1660 Jean Schryve 1965-1980 Nicolas de Savary 1660-1687 Jean Grebouval 1980-1981 Jean-Jacques Boileau 1687-1688 Paul Étienne Bruneau 1981-1987P.É.Bruneau a également eu cette fonction en juillet 2009 Antoine de Rogy 1688-1712 Georges de Broglie 1987-1996 Claude Alexis Fontaine de Saintreville 1712-1751 Bruno Daniel 1996-2002 Conrad Alexandre Petit 1751-1755 François Goldenberg 2002-2008 Jean-Louis Hauduroy 1755-1791 Jean Ayad 2008-2015 Lucien Warée 1791-1793 Bernard Grenierdepuis 2015

Description Aperçu général thumb|Plan de l'église.

Régulièrement orientée, l'église répond à un plan particulièrement irrégulier et dissymétrique le long de l'axe de l'édifice. Dans la moitié sud, le développement en largeur est plus important, ce qui vaut pour le croisillon sud, qui n'a pas d'homologue au nord, pour le déambulatoire et pour les chapelles qui le flanquent. L'église se compose d'une nef de six travées au nord, mais de seulement quatre travées au sud ; d'un bas-côté nord de six travées, dont une sur deux est flanquée d'une petite chapelle carrée ; d'un collatéral sud d'une courte travée et de deux travées plus profondes qui correspondent à trois travées du bas-côté nord ; de la base du clocher au sud de la première travée du collatéral sud ; de la chapelle Saint-Louis au sud des deux autres travées du collatéral sud ; du croisillon sud qui comporte deux travées successives du nord au sud ; d'une première travée carrée du chœur flanquée d'un collatéral et d'une chapelle au nord et au sud ; d'une abside à cinq pans ; d'un déambulatoire, flanquée d'une chapelle rectangulaire au nord et au sud ainsi que de trois chapelles rayonnantes, toutes différentes ; de l'ancienne salle de réunion du conseil de fabrique ; et de la sacristie, ces deux dernières parties se situant au sud des chapelles du chœur et du déambulatoire. La nef est à trois niveaux d'élévation du côté nord seulement, à savoir grandes arcades, faux triforium et fenêtres hautes. Le chœur et le croisillon sud sont voûtés à la même hauteur que la nef, qui est assez importante. L'on n'y compte toutefois pas de faux triforium, et les grandes arcades du chœur sont plus élevées que celles au nord de la nef. Le collatéral sud et la chapelle Saint-Louis ont la hauteur de la nef moins l'étage des fenêtres hautes. L'ensemble de l'église est voûté d'ogives, mais dans la nef, ce ne sont que de fausses voûtes en matériaux légers datant de 1870 / 1871. De nombreuses voûtes sont à liernes et tiercerons. Des portails existent à l'ouest, dans la façade du bas-côté nord et de la nef ; à la fin du bas-côté nord ; et dans le croisillon sud.

Extérieur