La famille de Chastenet de Puységur, anciennement Castanet, est une famille subsistante de la noblesse française originaire de Lectoure en Bas-Armagnac.
Elle compte notamment parmi ses membres des gentilshommes de la chambre du roi, un vice-sénéchal d'Armagnac, des lieutenants-généraux et maréchaux de camp des armées du roi, un archevêque de Bourges (d'abord évêque de Carcassonne), une dame-chanoinesse du chapitre noble de Remiremont, des gouverneurs militaires, un maréchal de France, un secrétaire d'état à la guerre de Louis XVI, un pair de France (sous la Restauration), un propagateur reconnu de la théorie du magnétisme animal et un officier d'état-major proche de l'empereur Napoléon III.
Histoire L'accès à la noblesse Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que grâce aux travaux de Jean de Jaurgain et de Monsieur Escarnot on sait désormais que la famille de Chastenet de Puységur n'a pas de liens avec la famille de Chastenet de Puyferrier originaire du Limousin et qui s'est répandue en Marche et dans la région de Montmorillon.
Cet auteur écrit que la famille de Chastenet de Puységur est parvenue à la noblesse dans la première moitié du avec Nicolas Castanet, marchand de Lectoure (Gers), ayant fait fortune dans le commerce d'étoffe et élu consul de cette cité en 1513, 1514 et 1524Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du , tome X, pages 109 à 115, Chastenet de Puységur (de). « Nicolas de Castanet, premier seigneur de Puységur, s'agrégea à la noblesse dans les dernières années de sa vie » écrit Chaix d'Est-Ange.
Régis Valette dans son catalogue sur les familles subsistantes de la noblesse française mentionne que cette famille a été admise aux Honneurs de la Cour en 1734 avec dispense de preuvesRégis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au , année 2002, page 61..
Les services
Cette famille compte parmi ses illustrations plusieurs gentilshommes de la chambre des rois, un vice-sénéchal d'Armagnac (proche d'Henri de Navarre, futur Henri IV), plusieurs dignitaires de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, plusieurs lieutenants-généraux et maréchaux de camp des armées du roi, une dame-chanoinesse du chapitre noble de Remiremont, un archevêque de Bourges (d'abord évêque de Carcassonne), plusieurs gouverneurs militaires de villes ou de provinces, un maréchal de France - chevalier des ordres du roi et proche conseiller de Louis XIV et de Louis XV -, un secrétaire d'État à la Guerre de Louis XVI, un pair de France (sous la restauration), un propagateur reconnu de la théorie du magnétisme animal - petit-fils du maréchal -, et enfin un officier d'état-major, proche de l'empereur Napoléon III.
Il est à noter que la branche des marquis de Puységur, vicomtes de Buzancy, ayant pour auteur Jacques de Chastenet de Puységur (1600-1682) - père du maréchal de France - compta six générations successives d'officiers qui tous s'illustrèrent sur les champs de bataille des , .
Filiation La généalogie, tirée d'ouvrages anciens, fait descendre le premier auteur de cette famille de Jean de Chastenet, seigneur de Puyferrier et de Domingue de Lalande, dame de Puységur, mais cette filiation ne fait pas l'objet d'un consensus et elle est contestée, elle n'est donc pas traitée dans cet article.
de Chastenet, seigneurs de Puységur et de Campsègue Nicolas Chastanet ou de Castenet ou de Chastenet (1482-1551), il est marchand drapier bourgeois de Lectoure, il est élu consul de cette cité en 1513, 1514 et 1524 et il s'agrège à la noblesse à la faveur de l'acquisition de la seigneurie de Puységur (Gers) en 1528. Il reconnut tenir plusieurs biens du roi de Navarre, le ; lui rendit hommage des terres de Puységur et de Campsègue auprès du sénéchal d'Armagnac le ; fit son testament le et son codicille le . Il devint seigneur de Puységur (Gers) en 1528 et avait épousé Géraude de Fouassin. Parmi ses enfants : Joseph de Chastenet-Puységur, mort en 1591; Bernard de Chastenet-Puységur, gentilhomme de la chambre du roi, qui suit; Jean de Chastenet-Puységur, le jeune, exempt des gardes du roi Henri II, qui, ayant été envoyé par ce prince vers le duc de Lorraine, pour capitaine de ses gardes, se maria dans le palatinat, où il s'établit et eut postérité dont descend : Barthélémy de Chastenet-Puysegur, maréchal des camps et armées du roi, qui le déclara de l'ancienne famille de Chastenet de Puysegur par lettres du mois d'. Il avait épousé en 1702, Henriette de Chastenet, fille de Jacques de Chastenet, seigneur de la Coupète. Bernard de Chastenet-Puységur (1529-1600), - fils de Nicolas de Chastenet-Puységur, seigneur de Puységur et de Camp-Sègue et de Géraude de Fouassin -, chevalier, seigneur de Puységur et de Camp-Sègue, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, premier grand vice-sénéchal d'Armagnac, servit avec distinction durant les troubles et les guerres de religion Henri de Navarre, futur Henri IV, qui l'honora d'une estime particulière, ainsi qu'on le voit par les lettres que ce prince lui écrivit en 1577, 1578, 1583 et 1585. Il fit son testament le et avait épousé en 1556 Marguerite de Pins, fille d'Hector de Pins, seigneur du Bourg. Ils eurent treize enfants parmi lesquels : Jean de Chastenet qui suit; Herard, auteur de la branche des comtes de Puységur, seigneurs de Barrast, rapportée ci après; Pierre, tige de celle des Barons de Puységur, seigneurs de la Coupette Jean de Chastenet-Puységur (1563-1612), du nom, - fils de Bernard de Chastenet-Puységur, seigneur de Puységur et de Camp-Sègue et de Marguerite de Pins -, chevalier, seigneur de Puységur et de Camp-Sègue, fit hommage des dites terres le , et testa le suivant. Il avait épousé, le , Madeleine d'Espagne-Ramefort, fille d'Onuphre d'Espagne, baron de Ramefort -, et de Catherine de Saman, petite-fille de Charles d'Espagne, et de Marie d'Aure et descendante de Gaston IV, comte de Foix et d'Élizabeth d'Arragon, roi et reine de Navarre . Elle disputa longtemps la Seigneurie de Montespan à Paule d'Espagne, sa cousine. De cette alliance vinrent dix-huit enfants parmi lesquels : Jean, qui suit; Josse de Chastenet, seigneur de Campsègue, capitaine, tué à Lectoure » où il commandait, laissant deux fils, aussi tués au service, l'un desquels avait eu un fils qui fut chanoine de Lectoure ; Jacques, (père du maréchal de France, chevalier des ordres du roi), auteur de la branche des marquis de Puységur, vicomtes de Buzancy, rapportée ci-après; Jean de Chastenet-Puységur, du nom, chevalier, seigneur de Puységur, fut nommé vice-sénéchal d'Armagnac, de Comminges, de Rivière-Verdun et de Bigorre, par Lettres de Louis XIII, du , et avait épousé, par contrat du , retenu par la Pele, notaire de Lectoure, Marie de Cere, dont, entre autres enfants, il eut : Jean de Chastenet-Puységur, du nom, chevalier, seigneur de Puységur, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, marié, par contrat passé le , devant Delas, notaire royal de Sainte-Christine, avec Gabrielle de Tarssac, fille de Jean-Jacques, baron de Montberaut, dont : Jean-Louis de Chastenet-Puységur, chevalier, seigneur de Puységur et de la Grange, qui épousa, par contrat du , Louise d'Aignan, et en eut : Louis de Chastenet-Puységur, chevalier, seigneur de Puységur, marié, par acte du , avec Marie de Roquette, dont il ne laissa qu'une fille : Anne-Thérese de Chastenet, dame de Puységur, mariée avec Gilles-Gervais de la Roche, Marquis de Gensac, dont Jacques de la Roche, marquis de Gensac, marié avec Anne-Jeanne-Amable de Caulet-Grammont, de laquelle vint : Anne-Jeanne-Thérèse-Joseph de la Roche-Gensac, mariée, en 1773, avec Louis-Adélaïde-Anne-Joseph de Montmorency, comte de Laval.
C'est ainsi que le château et la terre de Puységur sont tombés dans la maison de Montmorency-Laval.
de Chastenet, marquis de Puységur, vicomtes de Buzancy, en Soissonnais
Jacques de Chastenet de Puységur (1600-1682), de Jean de Chastenet, seigneur de Puységur, et de Madeleine d'Espagne-Ramefort, chevalier, vicomte de Buzancy et d'Aconin, premier quart-comte de Soissons, seigneur de Bernoville, Aisonville, Villemontoire et autres lieux, conseiller-maître d'hôtel ordinaire du roi, gouverneur de Condé, mestre de camp-colonel du régiment de Piémont, maréchal de camp des armées du roi. Il fut appelé pour suppléer le maréchal de Rantzau et commander l'armée sur les marches de l'est en 1648 et pendant quarante et une années de service, ayant participé à plus de cent sièges, combats ou batailles, il ne fut jamais ni blessé, ni malade. Il fit l'acquisition en 1646 de la vicomté de Buzancy, dans le Soissonnais, et lors des grandes enquêtes initiées par Louis XIV fut confirmé dans sa noblesse en 1668 par jugement de Dorieux à Soissons. Il rédigea des mémoires, publiés en 1690Les Mémoires de messire Jacques de Chastenet, chevalier, seigneur de Puységur, sur archive.org, Amsterdam, Wolfgang, 1690., qui restent un témoignage édifiant sur les usages en cours et l'ascension d'un officier au sein des armées de Louis XIII et de Louis XIV. Il avait épousé 1°. Antoinette de Varlet ; et 2° le Marguerite du Bois du Liège, fille de Jacques du Bois, chevalier, seigneur de Bernoville, d'Aisonville et du Liège, capitaine des Tours du Havre et de la Rochelle, maréchal de camp des armées du roi, tué au combat en 1635 et de Marguerite du Bois de La Touche. Du premier lit il eut sept garçons, dont aucun n'eut de postérité. Du second lit vinrent plusieurs enfants, dont Jacques-François de Chastenet de Puységur, maréchal de France, qui suit ; Nicolas de Chastenet de Puységur, abbé de Sainte-Epvre, diocèse de Toul ; Marguerite de Chastenet de Puységur, dame-chanoinesse du chapitre noble de Remiremont; Françoise de Chastenet de Puységur, mariée à Louis de Polastron-la-Hillère, issu d'une ancienne famille du Languedoc, brigadier des armées du roi, décédé et inhumé en 1704 dans la crypte de l'église de Buzancy (Aisne) dont Henriette-Françoise de Polastron, femme de Jacques-Antoine, comte d'Aumale, de Picardie, seigneur de Petit-Bois, colonel d'infanterie & chevalier de Saint-Louis. De cette alliance vinrent entre autres: Louis, comte d'Aumale, seigneur de Petit-Bois ; et quatre filles, dont deux mariées; l'une, nommée Marie-Angélique-Augustine-Armande d'Aumale, femme de Gabriel-Florent, marquis de la Tour, seigneur de Saint-Paulet en Languedoc. L'autre, appelée Edouarde-Rosalie d'Aumale, sous-gouvernante des enfants de France en 1776, épouse du vicomte d'Aumale, seigneur du Mont-Notre-Dame, son cousin, capitaine de hussards au Régiment de Bercheny; et deux filles N... & N... de Chastenet, religieuses à l'Abbaye Royale d'Origny.