Jeanne, baronne de Vietinghoff, née Jeanne Céline Emma Bricou le à Schaerbeek, commune de Bruxelles, et morte le à Pully, près de Lausanne est une femme de lettres belge puis suisse, d'expression française. Elle est la mère du peintre Egon von Vietinghoff.

Origines familiales Jeanne de Vietinghoff, née Jeanne Bricou, est la fille d'Emma Storm de Grave et d'Alexis BricouPetrus Josephus Alexius Bricou, est né à Bruxelles (Royaume uni des Pays-Bas), le 19 septembre 1824 (acte de naissance n° 2757), fils de Pierre Guatthers Bricou, "steenhouwer" (tailleur de pierre), né à Bruxelles le 10 Messidor an X (29 juin 1802, acte n° 2420), et de Françoise Piron, née à Arquennes le 24 ventôse an VII (14 mars 1799) (demeurant à Feluy lors de leur mariage en cette commune le 5 décembre 1823), fille de Jacques Joseph Piron, maître de carrière à Feluy, et de Marie Josèphe Léonard ; petit-fils de Pierre Joseph Alexandre Bricou, homme de confiance, mort à Bruxelles l'an XI (acte 1189), et de Marie Agnès Labar, domiciliés l'an X, cinquième section, rue des Bouchers, 986, mariés à Bruxelles (église Notre-Dame de la Chapelle) le 6 août 1788. Marie Agnès Labar, marchande, née à Cortil le 18 février 1765, demeurant marché de Bavière, veuve de Pierre Joseph Alexandre Bricou, fille de feu Albert Joseph Labar, boucher à Gembloux, et de Jeanne Thérèse François, cultivatrice à Gembloux, épousa à Bruxelles le 13 juillet 1809 (acte 249) Jean Joseph Fayt, tailleur de pierres, demeurant à Saint-Remy-Geest, où il est né (bapt.) le 4 octobre 1776, fils de Jean Gérard Fayt, tailleur de pierres à Saint-Remy-Geest, et de Marie Josèphe Macquoy. En 1812, Joseph Fayt, qualifié de revendeur, demeurait avec son épouse Marie Agnès Labar, section 8, place de Bavière 661, avec les enfants de celle-ci : Alexandre Bricou, 22 ans, garçon tailleur, Jean Aubain Bricou, 19 ans, garçon cordonnier, Justine Bricou, 15 ans, et Pierre Gualter Bricou, 10 ans. Ce dernier, qui deviendra tailleur de pierres comme son beau-père Jean Joseph Fayt, épousera Françoise Piron. (Antoine Massin, Bruxelles. Qui est qui en 1812, Bruxelles, 1997, tome I, p. 81 et 376. Le nom y est orthographié erronément Bricourt). (1824-1877), négociant en produits de droguerie, en pigments et peintures, ainsi qu'en éponges et peaux de chamoisH. Tarlier, Almanach du commerce et de l'industrie, Bruxelles, 1857, p. 11 : "Bricou-Koch (A.) négociant en éponges et peaux de chamois. Nouveau Marché aux Grains, 9".. Le père de Jeanne était établi au Nouveau-Marché-aux-Grains, 9, à Bruxelles, puis à SchaerbeekListes électorales de Schaerbeek, année 1868, Schaerbeek, imprimerie de H. Vandenhoute, rue de la Poste, 166, pp. 6-7 : "Bricou (Alexis-Pierre-Joseph), négociant, rue du Progrès, 121, né en 1824, à Bruxelles". Lire aussi : Moniteur Belge, 1873, 1-3, p. 275 : "M. Alexis Bricou, négociant, demeurant à Schaerbeek, agissant pour lui-même en nom personnel etc.". La plupart des biographies de Marguerite Yourcenar font de lui un architecte, mais son nom est inconnu des listes d'architectes bruxellois, et aucune œuvre ne lui est attribuée. Peut être l'a-t-on confondu avec le "P. Bricou, architecte à Bruxelles" qui figure en 1827 dans la liste des souscripteurs du livre de Pierre-Jacques Goetghebuer, Choix des monumens, édifices et maisons les plus remarquables du royaume des Pays-Bas, Gand, 1827, p. II. Lire en ligne, p. II.. La première source écrite publiée qui semble être dès 1959 à l'origine de cette information erronée n'est autre que le Genealogisches Handbuch des Adels : Hans Friedrich von Ehrenkrook, Genealogisches Handbuch des Adels, C. A. Starke, vol. 21, 1959, p. 459 : "Conrad Adalbert Egon Baron v. Vietinghoff, * Salisburg 17. 12. 1870, + Zürich 11. 1. 1957 ; x den Haag 17.4.1902 Jeanne Bricou, * Schaerbeek b. Brüssel 31.12.1875, + Pully b. Lausanne 15.6.1926, T(ochter) d(es) Architekten Alexis B(ricou) in Brüssel und der Emma Storm de Grave". , rue du ProgrèsAu n° 121 puis n° 108 déjà veuf en premières noces de Hermanna KochPierre Joseph Alexis Bricou, "commis négociant", né à Bruxelles, le 19 septembre 1824, fils de feu Pierre Bricou et de Françoise Piron, avait épousé à Ixelles le octobre 1850 (acte 96), Hermanna (Hermanne) Koch, née à Weesp (Noord-Holland) le 29 mai 1825 et morte le 19 mai 1852, fille de Statius Frederik Koch, négociant à Saint-Josse-ten-Noode, et de Helena Elisabeth Keiser. ( Voir l'annonce de mariage dans Algemeen handelsblad, 2 octobre 1850 ainsi que le site Historische Kranten : ). Alexis Bricou avait une sœur Adèle Léonie Bricou, fille de Pierre Gauthier Bricou et Françoise Piron, née à Bruxelles le 23 février 1829 qui épousa à Ixelles, le 25 mai 1848 (acte 25) Jean Antoine Vermeren, premier commis à la conservation des Hypothèques, né à Bruxelles le 9 juin 1815, fils de feu Jean Henri Vermeren et de feue Barbe Pétronille Grietens. (1825-1852) et en secondes noces de Gesina Cornelia van Duura (1834-1867).

Alexis Bricou n'avait pas dû effectuer son service militaire malgré le tirage d'un numéro défavorable. En effet, une infirmité physique au pied gauche le fit réformerAttestation du 13 août 1855 figurant dans les documents annexes de l'acte de son deuxième mariage : Inscrit au 8ème canton de milice, commune d'Ixelles, le Conseil de Milice ayant siégé à Bruxelles l'a exempté définitivement pour difformité du pied gauche..

Alors qualifié de commis négociant et domicilié à Ixelles, Alexis Bricou avait épouséActe de mariage d'Ixelles, n° 96, les parents d'Hermanna Koch étant nommés Statius Frederik Koch, 60 ans, négociant, et Helena Elisabetha Keiser, 53 ans, domiciliés à Saint-Josse-ten-Noode. Les témoins sont Jacques Joseph Piron, 62 ans, rentier, oncle maternel du futur, domicilié à Saint-Josse-ten-Noode, Jean Antoine Vermeren, 34 ans, premier commis à la Conservation des hypothèques, beau-frère, domicilié à Ixelles. en premières noces à Ixelles le Hermanna Koch. Celle-ci, d'origine hollandaise, était née à Weesp, près d'Amsterdam, le . Ses parents, Statius Frederik KochNé à Amsterdam le 25 mai 1790, et fils de Johan Diderius Koch, marchand, et de Hermanna van Rhee, Statius Frederik Koch avait épousé Helena Keiser à Groningue le 12 août 1816. Il est mort à Haarlem le 15 novembre 1855. et Helena Elisabeth KeiserElle était née à Groningue, comme fille de Gerard Jacob Keiser et de Gesina Ellegonda Busch, et elle est décédée à Bois-le-Duc, sans profession, âgée de 77 ans, veuve de Statius Frederik Koch, en son domicile Fonteinstraat n° 257, le 24 mars 1874. étaient venus s'établir en Belgique et exploitaient à Saint-Josse-ten-Noode, au n° 70 de la chaussée de LouvainUn certificat de résidence, figurant dans les documents annexes à l'acte de mariage d'Hermanna Koch en 1850, précise que celle-ci était domiciliée à Saint-Josse-ten-Noode, chez ses parents, chaussée de Louvain n° 70, depuis plus de 12 mois., une droguerie spécialisée dans les vernis, couleurs et peinturesAlmanach du commerce et de l'industrie, 1851, volume 1, Koch, Ch. de Louvain, 70, marchand de drogue, couleurs et vernis.. C'est ainsi qu'Alexis Bricou ouvrit sa propre affaire de négoce en produits de droguerie au n° 9 du Nouveau-Marché-aux-Grains et que l'on retrouve son nom associé à celui de son épouse dans les almanachs de l'époqueRubrique : Négociants en drogueries, couleurs et teintures : Bricou-Koch (A.), fils, drog. et éponges, dans l'Annuaire-Almanach du commerce et de l'industrie (Didot-Bottin), 1859, p. 2233, ou 1862, p. 2555. Hermanna Koch, qui mourutActe de décès de Saint-Josse-ten-Noode, n° 203 de 1852. à Saint-Josse-ten-Noode le , première épouse d'Alexis Bricou, avait une sœur, nommée Gesina Ellegonda KochNée le à Weesp qui, après avoir épousé en premières noces à Ouder-AmstelMariage à Ouder-Amstel le 18 avril 1846, de Jan Gerrit Strobel, fils de Pieter Strobel, commissionaire, et de Jacoba Clasina Bruni Lire en ligne. Jan Gerrit Strobel.Hermanna Koch, avait une autre soeur Aafje Alberine Koch, née le 13 février 1827 à Weesp, qui épousa à Saint-Josse-ten-Noode, le 18 septembre 1851 (acte 127), son beau-frère Pierre Strobel, alors sans profession, né le 12 janvier 1828 à Amsterdam, fils de Pierre Strobel, mort le 20 novembre 1850 à Amsterdam, et de Jacqueline Clasina Bruni, négociante à Amsterdam (parmi les témoins au mariage : Alexis Bricou, 27 ans, employé à Saint-Josse-ten-Noode, beau-frère)., fit à trente sept ans un second mariage prestigieux en épousant le à Oosterbeek, le Jonkheer Dirk Willem van Brienen van Ramerus, âgé de quarante huit ansNé le à Amsterdam et mort le à Warnsveld, capitaine d'infanterie, fils de Gijsbert Carel Rutger Reinier van Brienen van Ramerus., général major, membre influent de l'armée des Pays-Bas, et de Gertrude Élisabeth de Graeff. Cette alliance en 1861 de sa belle-sœur mit en contact Alexis Bricou avec l'aristocratie néerlandaise dont fera partie sa dernière épouse.

Alexis Bricou épouseraActe de mariage de Bruxelles, acte n° 995, Pierre Joseph Alexis Bricou, négociant au Nouveau Marché aux Grains à Bruxelles, veuf d'Hermanne Koch, avait épousé à Bruxelles le 13 septembre 1855, Gesina Cornelia van Duura, domiciliée à Bruxelles boulevard de Waterloo, depuis le 27 avril 1854, née à Rotterdam le 14 août 1834, fille de Passchier Van Duura, fabricant, et de Zwaantje Van Riet (contrat de mariage passé le 4 septembre 1855 devant maître Delporte notaire à Bruxelles). Les témoins étaient Jacques Joseph Piron, oncle, rentier, 67 ans, domicilié à Saint-Josse-ten-Noode, Jean Antoine Vermeren, beau-frère de l'époux, huissier, 40 ans, Henri van Someren, employé, 26 ans, tous deux domiciliés à Bruxelles, Robert van Eysden, artiste-peintre, 45 ans, domicilié à Rotterdam. Voir aussi annonce dans Nieuwe Rotterdamsche courant, 15 septembre 1855. ensuite à Bruxelles en secondes noces le Gesina Cornelia van Duura, qui était également d'origine hollandaise, et née le à Rotterdam. Elle était la fille de Passchier van DuuraActe de décès de Saint-Josse-ten-Noode, n° 16, du 11 janvier 1866 : Passchier van Duura, mort à Saint-Josse-ten-Noode, rue du Progrès n°16, rentier, âgé de 73 ans, 8 mois, 6 jours, né à Rotterdam, y domicilié, résidant à Saint-Josse-ten-Noode, veuf de Cornelia Van der Plaat, époux de Jeanne van Riet, rentière, fils de Pierre van Duura et de Sarah De Munck, décédés, sur la déclaration d'Alexis Bricou, négociant, 41 ans, gendre, domicilié à Schaerbeek, et Gerrit Post van der Burg, 47 ans, pharmacien à Schiedam. et de Zwaantje van RietZwaantje van Riet est morte à Gouda le 18 novembre 1882.. Passchier van Duura était l'un des pionniers néerlandais de la chimie industrielleDr J. Mac Lean, Reijer Hendrik van Someren (1787- 1851), promotor van de Nederlandse Scheikundige Technologie, Rotterdams Jaarboekje, 1977, pages 190 à 208, et particulièrement la note 27 pour l'identification de van Duura. Lire en ligne., et avait créé avec van Someren. une société de fabrication et de commercialisation de produits chimiques divers, notamment de soude, de potasse, etc., mais aussi et surtout des pigments pour peintures décoratives et pour papiers. Van Duura, après la dissolution de l'association faite avec Van Someren - celui-ci se retirant des affaires, ayant été nommé bourgmestre de Kralingen - , continua ses activités d'industriel avec van Eijsden, et ensuite fonda la firme Van Duura en Versteeven avec le commerçant rotterdamois Johannes Francois Versteeven. Cette entreprise était spécialisée également dans les laques et peinturesVan Duura en Versteeven, fabrikant in verwstoffen, Kralingen, Maastricht (1851).. Van Duura se retira des affaires le . Gesina Cornelia van Duura est morte, en son domicile du n° 121 de la rue du ProgrèsSchaerbeek, acte de décès n° 286 du 5 août 1867, le père Paschier van Duura étant déjà décédé et la mère, Jeanne van Riet, rentière, étant domiciliée à Bruxelles, au n° 6 du boulevard de l'Observatoir. à Schaerbeek le .