Robert Marie Édouard Petiet, né le dans le de Paris, ville où il est mort le dans le Archives de Paris 10e, acte de naissance , année 1880 (avec mention marginale de décès), est un officier général français.
Commandant l'école de cavalerie de Saumur en 1933-1938, puis commandant la de cavalerie en 1940, il résiste à plusieurs reprises à l'avance allemande, et effectue des contre-offensives ; il devient ensuite général de corps d'armée, inspecteur général de la cavalerie, président de la Fédération des dragons, et président de l'Union de la cavalerie, de l'arme blindée et des chars.
Biographie Né en 1880, Robert Marie Édouard Petiet (Robert de son prénom usuel), frère de Charles Petiet, est le deuxième fils de l'ingénieur André Petiet et d'Adèle Bricogne, petit-fils de l'ingénieur Jules-Alexandre Petiet et descendant du ministre Claude Petiet inhumé au PanthéonNouveau dictionnaire national des contemporains 1961-1962, tome 1, J. Robin, Paris, 1961..
Robert Petiet intègre Saint-Cyr en 1898, et en sort sur 550 en 1900. Sous-lieutenant de dragons, il entre à l'École de cavalerie de Saumur. Il en sort major de ses deux cours d'application, comme sous-lieutenant puis comme capitaine. Il est nommé en 1911 instructeur à l'école.
Pendant la Première Guerre mondiale, il commande de 1914 à 1917 le escadron du , où il est citéCitation le 17 mai 1915.. Il est ensuite nommé à l'état-major de la de cavalerie.
Chef d'escadron en , il devient chef d'état-major de la de cavalerie. De 1920 à 1928, il dirige la section technique de la cavalerie, chargé d'organiser la mécanisation de cette arme. Il est nommé lieutenant-colonel en 1926, et devient en 1928 chef d'état-major de l'inspection générale de la cavalerie.
Colonel en 1931, il commande le de chasseurs à cheval à Évreux.
Général de brigade en 1934, il suit les cours du Centre des hautes études militaires. Il est ensuite nommé en 1935 commandant de l'école de cavalerie de Saumur. Il est général de division en 1935Le Monde, 18 octobre 1967..
Robert Petiet est nommé en 1938 à la tête de la de cavalerie. Cette division est transformée en légère de cavalerie ( DLC) en . Le général Petiet la conduit au feu en 1939-1940, sa conduite face à l'ennemi lui vaut de rares distinctions : la DLC, sous son commandement, est citée deux fois à l'ordre de l'armée, et tous ses régiments sont individuellement cités à l'ordre de l'arméeMémorial de France : « Jusqu'au 18 juin, [la 3 DLC] lutta sans arrêt ; elle mérita deux citations à l'ordre de l'armée et chacun de ses régiments fut également cité, fait probablement unique dans l'histoire de cette guerre ».. Pendant cette campagne, il réussit avec sa division à ralentir la progression des Allemands par le Luxembourg, à leur tenir tête à Laon, où il soutient de son artillerie l'offensive lancée par Charles de GaulleCharles de Gaulle, Mémoires de guerre., puis à la bataille de la Somme, et lors de la bataille de la Seine. Robert Petiet, en plus de sa division, avait reçu la responsabilité du groupement Petiet formé de plusieurs autres unités dont la division britannique Evans (1st Armoured Division).
Nommé ensuite général de corps d'armée, Robert Petiet cesse ses fonctions officielles en 1941. Après avoir en vain essayé d'infléchir la politique de Pétain, il quitte Vichy en 1942Souvenirs et notes personnelles du général Petiet, Pantin, Delcambre, 1994..
Il s'occupe alors d'associations d'anciens combattants et d'œuvres caritatives. Il devient président de la Fédération des dragons, puis président de l'Union de la cavalerie, de l'arme blindée et des chars. Il est aussi vice-président des villages-sanatoriums de haute-altitude. Il est par ailleurs membre du cercle de l'Union et du Nouveau cercle.
Robert Petiet meurt en . Il était commandeur de la Légion d'honneur.
Il avait épousé en 1913 Alice Geoffray, et eut comme enfants : Bernard Petiet, colonel de cavalerie ; Michel Petiet, diplomate, directeur des relations extérieures du Crédit commercial de France, président du Polo de Paris ; Hubert Petiet, industriel ; Maggie Petiet, épouse d'Hubert Vignon.
Hommages et décorations Une plaque apposée en 1991 dans une cour de l'École militaire rappelle son action à la tête de la DLC. . . . Grand-croix de l'ordre de l'Éléphant blanc de Siam. ..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie « baron Robert Petiet » dans le Nouveau dictionnaire national des contemporains 1961-1962, tome 1, J. Robin, Paris, 1961. Le Monde, . Claude Hettier de Boislambert, les fers de l'espoir, Paris, Plon, 1978 (, 157-158, 164-165, 314, 316-318, 340, 344). André Soubiran, J'étais médecin avec les chars, 1943 (notamment page 94). Liens connexes Famille Petiet Liens externes
Catégorie:Membre de l'ordre de la Francisque Catégorie:Général français Catégorie:Commandant de l'École de cavalerie de Saumur Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1941 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Famille Petiet Catégorie:Naissance en avril 1880 Catégorie:Naissance dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 1967 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Passy Catégorie:Décès à 87 ans