Josquin Baston aussi Joannes, Jean, Jo ou Josse, né vers 1515 et mort vers 1576, est un compositeur belge de l’école franco-flamande, et, peut-être, originaire des Pays-Bas espagnols.
Biographie
Il travailla sans doute dans les anciens Pays-Bas, car certaines de ses premières œuvres, dont des chansons sur des paroles néerlandaises, ont été publiées par Phalèse et Susato.
Le prénom de ce maître indiquerait une origine flamande et il se peut que Baston ne soit que la traduction française du nom de VanderstockDe Burbure, 770.
Les premières œuvres de Baston ayant été publiées à Anvers, chez Van Vissenaken et Susato, on peut croire qu’il habita cette ville vers le milieu du .
Selon Fétis, dans sa Biographie universelle des musiciens, Baston fut quelquefois confondu avec Josquin des PrezFétis, .
Le style de composition de Baston ayant manifestement subi l’influence de la musique italienne, il se peut que le compositeur ait fait un voyage dans ce pays.
Il fut probablement au service du roi de Pologne, Sigismond II Auguste, dans la chapelle de sa cour à Cracovie vers 1552-1553. Peut-être est-il identique à un certain Johan Paston, de qui on sait qu’il fut actif entre 1559 et 1566 aux cours de Copenhague et de Stockholm. Il aurait également été au service des cours de l'Autriche, de Saxe et de Brunswick-Calenberg. On ignore quand et où il mourut.
Œuvres Remarques générales Ses chansons et motets combinent l’expressivité et la charme avec l’emploi judicieux d’habiletés musicales telles que le canon. Il appliqua un large éventail de techniques contrapuntiques dans ses chansons, tandis que ses motets présentent des caractéristiques du style déclamatoire venu à la mode au milieu du .
On trouve aussi de ses compositions dans différents recueils :
, imprimé à Anvers par Guillaume van Vissenaken en 1542 , imprimé à Anvers par Tielman Susato en 1543. ; ibid., de 1544. , id., ibid., de 1544. , id., ibid., de 1545. , id., ibid., de 1549. , id., ibid., de 1558. , id., ibid. (). , imprimées à Anvers par Tielman Susato () ,, imprimé à Louvain en 1554-1557. , imprimé à Louvain par Petrus Phalesius en 1561.
Motets On a de lui douze motets latins de quatre à six voix, conservés dans les recueils RISM 1542, 1545, 1549, 1553, 1553, 1553, 1555, 1556, 1557, 1563 et dans , de 1561 (Düsseldorf, ouvrage perdu).
En outre, il a composé trois motets-chansons à trois voix Dunning, GDMM.
Sigismund Salblinger incorpora quelques motets de Baston dans sa collection , publiée à Augsbourg en 1545.
Élégie
Une élégie, mise en musique à six voix, sur la mort d'un Lupus non identifié (Johannes Lupi ?) lui a été attribuée, apparemment sans motif, par Van MaldeghemVan Maldeghem ; si l’attribution est correcte, on pourrait en déduire qu’il a été l’élève de Lupi. Dans cette composition, les deux voix du milieu répètent en canon le chant grégorien du Requiem six fois en contrepoint varié.
Chansons
Il composa 29 chansons françaises, de trois à six voix, conservées dans des sources datant de 1543, de 1544, de 1545, de 1549, de 1550, de 1552, de 1553, de 1554, de 1556 et de 1562.
De surcroît, on connaît de Josquin Baston sept chansons à quatre voix et un à cinq voix sur des paroles néerlandaises, dont deux conservées dans différents manuscrits, mais pour la plupart transmises par des anthologies de la chanson néerlandaise : et , recueillies et publiées par Tielman Susato à Anvers en 1551. De ses chansons sur des paroles néerlandaises, la seule composée pour cinq voix n’a pas été conservée dans son intégralité, et cela dans aucune des deux sources.
Les chansons de Josquin Baston sur des paroles néerlandaises (orthographe de BondaBonda, ) :
(Un luron a invité sa donzelle à un dîner d’adieu), à quatre voix (Un luron venait de partir pour Gand), à quatre voix (Une jeune fille s’était levée tôt), à quatre voix (Appétissant Régal et Bière Diluée), à quatre voix (Je ne fais que souffrir et endurer), à quatre voix (Les yeux bruns de mon amour), à cinq voix (Des aiguilles, des aiguilles, de bonnes et fines aguilles), à quatre voix (Réjouissez-vous, esprits accablés), à quatre voix
Notoriété
Lodovico Guicciardini parle de lui comme de l’un des meilleurs musiciens des Pays-Bas de son époque. L’éminent musicologue Burney fait l’éloge des compositions de Baston en vantant leur souplesse, leur rythme, leur mélodie et les indications nettes du ton sur lequel elles doivent être jouées.
Ressources Références
Bibliographie et sources Bartha, Denes (von). , ZMw, xiii (1930-1931), . Bonda, Jan Willem. (Hilversum, Verloren, 1996), . Burbure (de), Chevalier Louis. Biographie nationale de Belgique tome 1, Académie Royale de Belgique, H. Thiry-Van Buggenhoudt (Bruxelles, 1866), . Dunning, Albert. « Baston, Josquin », in : Sadie, Stanley, et John Tyrrell, , vol. 2, Grove’s Dictionaries (Londres, 2001). Fétis, François-Joseph. « Baston (Josquin) », in : Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique. Tome deuxième, (Bruxelles, Leroux, 1835) . Lenaerts, René Bernard. (Malines et Amsterdam, 1933). Maldeghem (van), Robert Julien. Trésor musical, Musique profane, xii (Bruxelles, 1876). Meissner, Ute. (Berlin, 1967). Zwolinska, Elzbieta. « », in : Clement, A., et E. Jas (dir.), : Willem Elders (Amsterdam, 1994), .
Liens externes
Biographie :
Musiklexikon sur Josquin Baston
Fichiers vidéo sur YouTube :
Een gilde jent reet laest naer Ghent, chanson néerlandaise de Josquin Baston, interprétée par l’ensemble de musique ancienne Egidius Kwartet C’est à grand tort, chanson française, interprétée par la Chorale française de Boston/French Choir of Boston, au concert du
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