Oiron est une ancienne commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
La commune d'Oiron, localisée au nord du département des Deux-Sèvres, est limitrophe du département de la Vienne dont elle est séparée par la Dive sur six kilomètres.
Le bourg d'Oiron est situé 10 kilomètres à l'est-sud-est de Thouars.
Communes limitrophes
Toponymie Les habitants sont appelés les Oironnais et Oironnaises.
Étymologie Le village est l'héritier de l'ancien Aurionem, il s'est développé grâce à Aurius (ou Orious) qui est un très important propriétaire terrien durant l'époque gallo-romaine.
Le nom du village est "Orioni" en 955/56, "Orionium" ou "Oironium" en 1107, "Orronium" vers 1120, "Oyrum" en 1225, "Oyron" en 1300, il prend son nom actuel en 1369.
Histoire
Origine La plus ancienne mention dont on dispose sur le village date de l'année 955 ou 956 à travers le cartulaire de l'abbaye Saint-Cyprien de Poitiers mentionnant le nom de "Orioni".
La seigneurie d'Oiron appartient au à une famille locale, les d'Oiron (cf. Aimery d'Oiron, chanoine de Saint-Laon de Thouars au ).
Le domaine entre en possession des Thouars (au moins depuis le vicomte Hugues II en 1325, † 1333). Jeanne de Bauçay, femme puis veuve d'Hugues II, l'eut en douaire et y fonda l'aumônerie Sainte-Anne ainsi qu'une chartreuse.
Les dernières propriétaires de cette famille sont les deux sœurs Péronnelle († 1397) et Isabeau de Thouars, comtesses de Dreux, filles de Louis de Thouars qui était le neveu d'Hugues II. Puis leur succèdent les d'Amboise : car Isabeau de Thouars épouse en 1356 Ingelger d'Amboise († 1373 ; fils aîné de Pierre d'Amboise) ; viennent ensuite leur fils Pierre II (à partir de 1397 ; † 1426) et son neveu Louis d'Amboise († 1469 ; fils d'Ingelger II, le frère cadet de Pierre II).
Louis d'Amboise (1392-1469) vend en Oiron à Pierre Bérard, maître d’hôtel du roi Charles VII, trésorier de France et seigneur de Chizé, ainsi qu'à Jacques Charrier contre 7 000 écus d'or.
Puis en 1448, Jean Barillet dit de Saincoins († 1495)Jean Guillaume, La Galerie du Grand Écuyer. L'histoire de Troie au château d'Oiron, Éditions Patrimoine & Médias, 1996, p.18 ., receveur général des finances en 1438, notaire-secrétaire du roi, doyen de Tours en 1449, rachète le domaine à ces derniers. Lié à Jacques Cœur († 1456), il est disgracié en 1449 (procès du au ), avant même la chute de l'Argentier de Charles VII (1422-61), puis il est condamné et ses biens sont saisis par la Couronne.
Le , Charles VII donne Oiron à Guillaume Gouffier, son chambellan et homme de confiance, un des principaux accusateurs et spoliateurs de Jacques Cœur. Il est cependant disgracié et saisi en 1457 mais conserve la terre d'Oiron.
Sa terre est cependant saisi par Louis XI à son avènement en 1461 (le nouveau roi se venge des favoris de son père Charles VII ; Barillet de Saincoins/Xaincoins retrouve alors Oiron), enfin rentré en grâce le .
Brantôme († 1614), évoquant la passion de Henri II pour les chevaux, mentionne Oiron comme l'une des quatre plus grandes écuries du royaume après celle de Tournelles, Meung-sur-Loire et Saint-Léger-en-Yvelines, tous sont sous la charge du seigneur d'Oiron, Claude Gouffier, grand écuyer de France.
La famille Gouffier reste propriétaire d'Oiron jusqu'en 1700, date de la vente à Madame de Montespan dont la postérité gardera la terre d'Oiron jusqu'en (cession à Gabriel de Villeroy, possesseur jusqu'en ).
Époque contemporaine Par arrêté préfectoral du effectif au , les communes de Bilazais, Brie et Noizé fusionnent avec Oiron. Le , Brie redevient indépendante (arrêté préfectoral du )Code officiel géographique - Fiche de la commune d'Oiron sur le site de l'Insee, consulté le 28 novembre 2010..
Bilazais et Noizé conservent le statut de communes associées et, à ce titre, élisent chacune un maire délégué qui siège obligatoirement au conseil municipal d'Oiron.
Le , elle fusionne avec Brie, Saint-Jouin-de-Marnes et Taizé-Maulais pour constituer la commune nouvelle de Plaine-et-Vallées..
Politique et administration
Démographie
En 1973, les communes de Bilazais, Noizé et Brie fusionnent avec Oiron, cette dernière reprend son indépendance en 1983.
Démographie de Bilazais
Démographie de Noizé
Démographie d'Oiron Entre 1973 et 1983, Brie était une commune associée à Oiron.
Économie
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments
à Oiron : Château d'Oiron, , qui expose une collection d'œuvres contemporaines fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le . Était attenante au château la chartreuse d'Oiron, fondée par Péronnelle de Thouars entre 1370 et 1397 Le Parc d'Oiron Collégiale Saint-Maurice d'Oiron, , qui fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840. Elle abrite, entre autres œuvres, quatre gisants des membres de la famille Gouffier, eux aussi classés monuments historiques.
à Bilazais L'église Sainte-Radegonde de Bilazais, avec un chœur du . à Noizé L'église Saint-Martin-les-Baillargeaux, , fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le . Elle est isolée en pleins champs, à 500 mètres des premières habitations du bourg. L'église du bourg, . Un dolmen, la Pierre à Pineau, situé au sud du bourg fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le . Manoir de La Venelle, .
Ancienne chartreuse La chartreuse d'Oiron ou d'Oyron était un ancien monastère de Chartreux, attenant au château d'Oiron, qui n'a existée que pendant une cinquantaine d'années, à partir de 1396..
Ancienne présence de communautés de religieuses Le bourg d'Oiron a connu deux implantations religieuses. Si la première avait disparu avant la Révolution française, la seconde présente l'intéressante caractéristique d'avoir pu revivre après les événements révolutionnaires. L'ordre de Sainte-Claire ou des Clarisses : Des Sœurs contemplatives puis enseignantes qui ont offert un temps un pensionnat aux jeunes filles riches des environs. Leur recrutement s'étant tari à la longue cette implantation fut supprimée en 1761. Les Filles de la Charité : En provenance de l'hospice de Fontevraud, situé à une quarantaine de kilomètres, elles assurent le fonctionnement de l'hôpital de la Sainte Famille fondé ici par Françoise de Rochechouart (Madame de Montespan) et qui subsiste toujours sous la forme de l’Ehpad de la commune.
Elles accueillirent jusqu'à ce que la Révolution les disperse en 1792, les pauvres et les malades et les enfants abandonnés du lieu. Rappelées cinq ans plus tard elles furent remplacées en 1902 par les Filles de la Sagesse.
Personnalités liées à la commune
Gilbert Gouffier, duc de Roannais, marquis de Boisy, baron de Oiron et gouverneur d'Amboise, est né et mort au château d'Oiron Louis Gouffier (1575-1642), duc de Roannais, marquis de Boisy, baron de Oiron et gouverneur de Poitiers, mort au château d'Oiron. Charlotte Gouffier de Roannez (1633-1683), duchesse de la Feuillade, née au château d'Oiron. Véronique Fagot (née en 1960), Miss Poitou-Charentes devenue Miss France 1977, a grandi à Oiron et y habite au moment de son sacre.
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Communes des Deux-Sèvres Anciennes communes des Deux-Sèvres Chartreuse d'Oiron
Liens externes
La commune d'Oiron Oiron sur le site du Pays Thouarsais Oiron sur le site de l'Institut géographique national (archive)
Sources
Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Catégorie:Ancienne commune dans les Deux-Sèvres Catégorie:Commune déléguée dans les Deux-Sèvres Catégorie:Petite Cité de caractère