Hubert Drouais, né le à Pont-AudemerIl fut baptisé à Saint-Samson-de-la-Roque. et mort le à Paris, est un peintre, portraitiste et miniaturiste français.
Biographie Fils d’Anne Talon et du peintre Jean Drouais, Hubert fut entrainé par son goût dans la même profession et reçut ses premières leçons de son père qu’il quitta pour étudier à Rouen puis à Paris. Lors de son voyage vers la capitale, il ne put payer son voyage qu’avec l’argent qu’il gagnait sur la route, tant il était pauvre.
Il s’adonna particulièrement au portrait, et fut le meilleur élève du portraitiste François de Troy, qui se rattache par son maître et par Rigaud à la grande tradition de Van Dyck. Il acquit bientôt une facilité qui le fit regarder comme un des premiers peintres en ce genre. À mesure qu’il faisait des progrès, il allait visiter sa patrie, comme pour lui faire l’hommage de ses premiers succès. L’approbation paternelle et les encouragements de ses compatriotes étaient sa plus douce récompense. Il excella dans le portrait en grand et dans ceux en miniature. Quoiqu’il brillât dans les différentes parties qui caractérisent le bon peintre, celle qui l’a fait le plus admirer est sa couleur fraiche et brillante..
thumb|Hubert Drouais, Portrait du sculpteur Robert Le Lorrain, vers 1730, Paris, musée du Louvre. À la mort de De Troy, il fut employé par Jean-Baptiste van Loo, Oudry et Nattier. Il a été un des portraitistes à la mode de la cour de . Il a peint des princes et des princesses, mais aussi des actrices du Théâtre-Français et des filles d’Opéra : , , la Gaussin, la Camargo. Par ailleurs, à la suite du mariage du Dauphin, fils de Louis XV avec Marie-Thérèse d'Espagne, qui a eu lieu au mois de , il a réalisé par ordre de M. le Contrôleur général, un portrait au pastel du Dauphin, lorsque celui-ci avait 15 ans, destiné au roi d'Espagne, Philippe V.
Il fut reçu à l’Académie de peinture le . À sa mort, rue des Orties, ses funérailles furent célébrées à l’église Saint-Roch. Il eut deux enfants de Marguerite Lusurier qu’il avait épousée le . Son fils François-Hubert, dont il fut le premier maitre, et son petit-fils Jean-Germain furent peintres comme lui et il eut dans sa vieillesse la satisfaction de partager les applaudissements que mérita son fils, qui devint membre de l’Académie de peinture.
Œuvres Robert le Lorrain (1666-1743) Mademoiselle Marie Pelissier Joseph Christophe (1662-1748), portrait interprété en gravure par Louis Surugue Mademoiselle Gauthier, 1737 Madame de France, 1741 Monsieur le Vicomte de Courtenier, 1741 Madame la Vicomtesse de Courtenier, 1741 Madame Héry Madame Courgy Portrait de Monsieur le Dauphin, 1744 Mademoiselle Gossin tenant un livre, 1746 Mademoiselle Drouais, sa fille, tenant un chat, 1746 Le Fils de l’auteur, 1746 Monsieur Jacquemain tenant un crayon, 1746 Mademoiselle ***, 1746 Mademoiselle *** tenant des fleurs, 1746 Demoiselle qui rit, 1746 La Camargo Armand-Jérôme Bignon, portrait interprété en gravure par François Robert Ingouf Madame Bertier de SauvignyJournal des artistes, 23 mai 1909, p. 6094. Numérisé sur gallica.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
C. Gabillot, « Les Trois Drouais », in Gazette des Beaux-Arts, ; 1906, , 1905.
Liens externes
Hubert Drouais dans la base joconde.
Catégorie:Peintre français du XVIIIe siècle Catégorie:Peintre portraitiste français Catégorie:Membre de l'Académie de Saint-Luc Catégorie:Membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture Catégorie:Peintre normand Catégorie:Naissance en mai 1699 Catégorie:Naissance à Pont-Audemer Catégorie:Décès en février 1767 Catégorie:Décès à 67 ans