Aimée du Buc de Rivery, née le au Robert (au lieu-dit Pointe-Marlet) est une fille de planteurs de la Martinique. Elle est considérée par certains auteurs comme la sultane validé (Reine Mère) Nakchidil, mère du futur sultan ottoman Mahmoud II, une théorie rejetée par les spécialistes.
Origines familiales Son père est Henri Jacob du Buc de Rivery, né le au Robert, mort le dans la même ville, planteur et propriétaire de l'habitation sucrerie la Pointe située à la Pointe-Royale au quartier du Robert, marié le au Robert à Marie Anne Arbousset-Beaufond (1739-1811), sa cousine..
Sa date de naissance varie selon les auteurs : Aimée du Buc de Rivery était née en 1766 à la Martinique Aimée du Buc de Rivery, naquit en 1775 à la Pointe Royale Née à La Martinique autour de 1773 naissance en 1768... : âgée de 9 ans Aimée fille de Mr Dubuc et de Arbousset (ce qui donne comme date de naissance 1776) était de passage à Bordeaux.
Légende Lors de son retour de France vers la Martinique (en 1788 selon certaines versions, plus tard ou plus tôt selon d'autres) son navire disparait. Selon une tradition répandue, elle aurait été enlevée par des pirates et emmenée à Alger pour y être vendueLa légende de la sultane Validé « Tandis qu'elle rejoignait sa famille, quelques années plus tard, le bateau qui la transportait fut attaqué par des corsaires au large des îles Majorque ». puis offerte par le dey d’Alger (Baba-Mohamed-Ben-Osman) au sultan (en général Abdul-Hamid , mais certaines versions mentionnent Sélim III) et installée au harem du Palais de Topkapı à Constantinople sous le nom de « Nakchidil »Souvent orthographié Nakchidil en français, Nakshidil en anglais, et Nakşidil en turc.. Parfois convertie à la religion musulmane, élevée au rang de quatrième Kadine (quatrième épouse) et mère du futur sultan Mahmoud II, ou bien conservant sa religion catholique et son honneur en devenant la mère adoptive du sultan, elle serait devenue en 1808 Sultane validéLes différences entre les versions s'expliquent par la prise en compte de certains auteurs d'éléments historiques que d'autres ignorent ou négligent..
Pour Jacques Petitjean Roget, historien et spécialiste de la Martinique, cette histoire est une légende inspirée par une pièce de théâtre et colportée par des membres de la famille. Dans son livre J'ai assassiné la sultane Validé, il livre la généalogie des Dubuc de la Martinique et critique les ouvrages parus sur le sujet. Avant lui, Joseph Aubenas, dans Histoire de l'impératrice Joséphine cite Adrien Dessales (Histoire des Antilles) aucune demoiselle du Buc n'aurait pu, de par son âge, être cette sultane (consultation des archives versaillaises, où étaient envoyés tous les actes établis aux Antilles).
Son cousin Gallet de Saint-Aurin lui aurait rendu visite dans le cadre d'accords entre la France et la Turquie. Ce dernier relate dans un courrier qu'il lui aurait parlé et que cette dernière aurait répondu en créole. Bouleversée, elle s'éloigna sans un mot.
Aimée aurait reçu, avec autorisation du sultan, les derniers sacrements de l’Église des mains du Père Chrysostôme (supérieur du couvent des Capucins à Constantinople)Aimée du Buc de Rivery la sultane Validé de la Martinique. Selon J. Minassian, il s'agissait du père Alexis d'Arras moine capucin.
Le tombeau de la sultane validé Nakchidil se trouve dans l'actuel district de FatihMausolée de la sultane NaksidilFatih n'est pas un quartier de Constantinople, mais le nom de la mosquée de Mohamed II le Conquérant (Sévérien Salaville, Échos d'Orient Année 1929 Volume 28 Numéro 153 ) Naksh-i-dill elle-même, est morte en août ou début La sultane Validé, mère du Grand-Seigneur, vient de mourir d'une maladie de langueur.
Une autre sultane chrétienne ? La Gazette de la Martinique du datée par erreur de 1786 dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux signale la présence d'un prêtre catholique lors de la mort de la « sultane favorite », qui serait née dans une ville de Provence ; A-M Martin du Theil suppose (sans le justifier) que cette dernière serait la mère biologique de Mahmoud II et qu'Aimée en serait la mère adoptiveMartin du Theil, Silhouettes, .
Annexes Bibliographie Jacques Petitjean Roget, J'ai assassiné la sultane Validé, Société d'Histoire de la Martinique, 1990 (430 pages) Yvan Brunet du Buc de Mannetot, Si la Martinique m'était contée à travers l'histoire des chevaliers du Buc de la Normandie à la Martinique… en passant par la Turquie, Paris, Éditions du Buc, Paris. Yvan Brunet du Buc de Mannetot avec la collaboration de Fabrice Renard-Marlet, la Saga des Du Buc, Éditions du Buc, Paris, 2013 Maurizio Costanza, La Mezzaluna sul filo - La riforma ottomana di Mahmûd II, Marcianum Press, Venezia, 2010 (appendix.1)
Christine Isom-Verhaaren, Royal French Women in the Ottoman Sultans' Harem: The Political Uses of Fabricated Accounts from the Sixteenth to the Twenty-first Century, in Journal of World History vol.17 num.2, 2006,
Romans Michel de Grèce, La Nuit du Sérail, 1982. Barbara Chase-Riboud La Grande Sultane, Albin Michel, 1987. Anne-Marie Martin du Theil, La Belle Nak-Chidil ou Aimée de Rivery : grand roman historique, "Du Buc Ste Preuve" ; avant-propos par Claude Farrère, Bergerac, chez l'auteur, 1937.
Films
Jack Smight, La Nuit du sérail, film américano-suisse de 1989, adapté du roman de Michel de Grèce
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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