Contes des mers du sud (titre original en anglais : ) est un recueil de huit nouvelles de Jack London paru en 1911.
Historique En , Jack London part en croisière dans l'Océan Pacifique. Ces deux années passées dans les archipels lui fourniront la trame de nombreuses nouvelles réunies dans quatre recueils : Contes des mers du sud (South Sea Tales) en 1911 L'Île des lépreux (The House of Pride & Other Tales of Hawaii) en 1912 Fils du soleil (A Son of the Sun) en 1912 Histoires des îles (On the Makaloa Mat) en 1919 (posthume)
Huit nouvelles L'édition publiée chez The Macmillan Co en comprend huit nouvellesBibliographie sur le site www.jack-london.fr :
La Dent du cachalot La nouvelle est publiée initialement en Grande Bretagne dans le Bournemouth Visitors' Directory en sous le titre The Mission of John Starhurst, puis aux États-Unis dans le Sunset Magazine en avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
Résumé « Dans les îles Fidji, lorsqu'une dent [de cachalot] comme celle-là apparaît quelque part, généralement, il arrive des choses. Car telle est la vertu de la dent de cachalot : celui qui l'accepte ne peut refuser la demande qui est susceptible d'accompagner ou de suivre le donJack London.» Parti porter la bonne parole au Buli de Gatoka, un chef redoutable, John Starhurst, le missionnaire, ne sait pas qu'il est suivi par Erirola, qui emporte avec lui une dent de cachalot. Chez « les mangeurs d'hommes aux cheveux crépus », quel sera le marché ?...
Yah ! Yah ! Yah ! La nouvelle est publiée initialement dans le périodique The Columbian Magazine en , avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
Elle est publiée en français pour la première fois dans le Masque en .
Le Païen La nouvelle est publiée initialement dans le London Magazine en , avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
Elle est publiée en français pour la première fois dans Vu en 1929, puis parue sous le titre Mon frère Otoo dans l'Almanach Vermot en .
Résumé Entre Rangiroa et Papeete, la Petite Jeanne, une goélette, est désintégrée par un cyclone. Les seuls survivants du naufrage sont Charley, un négociant en perles, et Otoo, un canaque surnommé le païen noir par le capitaine. Après cette épreuve, « ils accomplissent la cérémonie de l'échange des noms. Dans les mers du Sud, une telle cérémonie lie deux hommes de manière plus indissoluble que deux frères de sang ».
Ce compagnonnage s'achèvera dans les eaux de l'archipel des Salomon, infestées de requins...« La gueule d'un cyclone nous a unis, et la gueule d'un requin nous a séparés, avec dans l'intervalle dix-sept années d'une camaraderie dont j'ose affirmer qu'il n'y en a jamais eu de semblable entre deux hommes, dont l'un avait la peau brune et l'autre la peau blanche ».
L'inévitable blanc La nouvelle est publiée initialement dans le périodique en , avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
Le récit est publié en français dans Gringoire en .
La Graine de McCoy
La nouvelle est publiée initialement dans The Century Magazine en , avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
La nouvelle est publiée en français dans la Revue universelle du .
Résumé Au large de l'Île Pitcairn, le capitaine Davenport embarque comme pilote un certain McCoy, arrière petit-fils du McCoy de la Bounty. La cargaison de blé de son bateau brûle depuis quinze jours et il voudrait « pouvoir l'échouer ou le saborder, et sauver la coque ». Pour cela, il faut une belle plage dans un lagon avec une passe... Avec bienveillance, tout le contraire de son ancêtre, McCoy va guider la goélette dans « l'Archipel périlleux », pour l'échouer à Fakarava, sauvant l'équipage.
Maouki En , en escale sur l'atoll de Lord Howe (ou Ontong Java), on présente à Jack London un Mélanésien condamné « pour une litanie de crimes à vous glacer le sang »<ref>Charmian London, in Journal de bord du Snark''.</ref>. Suivra la nouvelle intitulée Mauki, inspirée par ce personnage. La nouvelle est publiée initialement aux États-Unis dans le Hampton’s Magazine en avant d'être reprise dans le recueil Contes des mers du sud en .
La nouvelle est publiée en français pour la première fois dans le Masque, n° 1, périodique du .
Résumé Enlevé, réduit en esclavage, échangé contre du tabac, rien ne sera épargné à Mauki. Après de multiples évasions, de retour à Malaita, il se proclame « chef de tous les villages » et pourra payer en souverains d'or à la compagnie des savons Moongleam les huit ans et demi de travail qu'il lui devait.
Éditions
South Sea Tales, un volume chez The Macmillan Co, New York, . Contes des mers du sud, traduction par Paul Gruyer et Louis Postif, Paris, Hachette, coll. « Les Meilleurs romans étrangers », . Contes des Mers du Sud, 10/18, 1982. Contes des Mers du Sud, Phébus, 2001. Une nouvelle traduction est réalisée par Aurélie Guillain et publiée chez Gallimard en 2016Jack London, Romans, récits et nouvelles, tome II, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2016 .
Adaptation Les Aventures des mers du Sud'', série australienne en vingt-deux épisodes diffusée en 1998.
Notes et références
Catégorie:Recueil de nouvelles américaines des années 1910 Catégorie:Recueil de nouvelles paru en 1911 Catégorie:Recueil de nouvelles de Jack London