La Chevauchée des bannis () est un western américain réalisé par André de Toth et écrit par Philip Yordan (d'après un roman de Lee Edwin Wells 1907-1982), sorti en 1959.
Synopsis Dans un village montagneux du Wyoming, enfoncé dans la neige et coupé du monde, l'éleveur Blaise Starret s'oppose farouchement à des fermiers, dont l'un d'eux a épousé son ancienne compagne Helen. L'arrivée inopinée de sept bandits pourchassés par les autorités et commandés par un certain Capitaine Jack Bruhn, quémandant secours, à la suite d'une blessure, fait taire les hostilités et contraint fermiers et éleveurs à s'unir contre le danger. La population est prise en otage, et Jack Bruhn mal remis de sa blessure, peine à tenir ses hommes tentés par l'alcool et les femmes.
Malgré la tension existante une idylle naît entre une jeune femme, Ermine, et un jeune bandit, Gene. Blaise Starret imagine un piège susceptible d'égarer Jack Bruhn et ses hors-la-loi dans la montagne. Bruhn demande alors que Blaise les accompagne. Alors que la petite troupe s’apprête à prendre le départ, Ermine indique à Gene qu'il s'agit d'un piège, celui-ci le rapporte à Bruhn. Ce dernier sentant sa mort prochaine et voulant éviter le massacre des villageois fait avancer la troupe. Gene se retrouvant sans monture tente de regagner le village, les bandits meurent les uns après les autres y compris Bruhn.
Quand Blaise revient sain et sauf, il propose à Gene de travailler avec lui et le désarme.
Fiche technique Titre français : La Chevauchée des bannis Titre original : Réalisation : André de Toth Scénario : Philip Yordan d'après le roman de Lee E. Wells Photographie : Russell Harlan Direction artistique : Jack Poplin Costumes : Elva Martien et Robert Martien Musique : Alexander Courage Montage : Robert Lawrence Production : Sidney Harmon (producteur) et Leon Chooluk (producteur associé) Sociétés de production : Security Pictures, United Artists Société de distribution : United Artists Budget : 1 100 000 $P. Garnier, Noir comme neige, un western hors-la-loi, Paris, Wild Side Vidéo, 2010, p. 20. Pays de production : Langue : anglais Format : Noir et blanc, son monophonique Genre : Western Durée : 92 minutes Dates de sortie : États-Unis : Le film fut critiqué par les revues professionnelles dès juin 1959, mais ne sortit que le 10 septembre. (Noir comme Neige, p.58) Allemagne : Date de sortie DVD : France : Affiche : Boris Grinsson (France)
Distribution Robert Ryan (VF : Claude Bertrand) : Blaise Starrett Burl Ives (VF : Pierre Morin) : Jack Bruhn Tina Louise (VF : Jeanine Freson) : Helen Crane Alan Marshal (VF : Pierre Leproux) : Hal Crane Venetia Stevenson (VF : Michèle Bardollet) : Ermine David Nelson (VF : Michel François) : Gene, le jeune bandit amoureux d'Ermine Nehemiah Persoff (VF : Serge Sauvion) : Dan Jack Lambert (VF : Marcel Painvin) : Tex Frank DeKova (VF : Henry Darbrey) : Denver Lance Fuller (VF : Marcel Bozzuffi) : Pace Elisha Cook Jr. : Larry Teter, le barbier Dabbs Greer (VF : José Squinquel) : Docteur Langer, le vétérinaire Betsy Jones-Moreland (VF : Danièle Roy) : Madame Preston Helen Westcott : Vivian Donald Elson (VF : Jean-Marie Amato) : Vic, le propriétaire du magasin Robert O. Cornthwaite : Tommy Preston Michael McGreevey : Bobby, le fils de Vic Arthur Space : Clay Paul Wexler (VF : André Valmy) : Vause Jack Woody (VF : Maurice Pierrat) : Shorty
Tournage En octobre 1958, comme à son habitudeP. Garnier, Noir comme neige..., op. cit., p. 23., André de Toth partit lui-même chercher le lieu où tourner son film et survola, avec son avion personnel, les parcs nationaux aux alentours de Bend dans l'Oregon. Il choisit le plateau de Dutchman Flat, régulièrement enneigé et difficile d'accès par la route, et décida d'y faire construire le village de BittersNom du village dans le film., réalisé par le chef décorateur Jack Poplin deux jours avant le début du tournageEt non quatre mois avant, pour que le village se vieillisse naturellement, comme le prétendit souvent André de Toth. (Blanc comme neige, p. 18). L'équipe - une soixantaine de personnes, dont des habitants de la régionP. Garnier, Noir comme neige..., op. cit., p. 55. - fut logée dans un hôtel historique de Bend (la Pilot Butte Inn) pendant les deux semaines du tournage en décors réels. Elle dut affronter des conditions climatiques difficiles : le froid, des tempêtes de neige, du blizzard, mais qui contribuèrent à l'authenticité du filmP. Garnier, Blanc comme neige..., op. cit., p. 24.. La grande majorité des intérieurs (et quelques plans de nuitP. Garnier, Blanc comme neige..., op. cit., p. 25.) furent tournés ensuite, au mois de décembre 1958, à Los Angeles, aux Kling studios, anciennement studios de Charlie Chaplin. Le film fut achevé le et fut présenté à la Censure dès la mi-janvierP. Garnier, Blanc comme neige..., op. cit., p.58.. Robert Ryan attrapa une pneumonie pendant le tournage et resta invisible pendant dix jours
Réception du film Plus d'un critique en a signalé le caractère particulièrement oppressant voire claustrophobique. Roger Horrocks, dans son livre Male Myths and Icons, parle d'un film comme d'une égalant les meilleurs westerns de Budd Boetticher.
Critiques
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie Sur le film Philippe Garnier, Noir comme neige, un western hors-la-loi, Paris, Wild Side Vidéo, 2010.
Sur le réalisateur Bertrand Tavernier, Amis Américains, entretiens avec les grands auteurs d'Hollywood, Arles, Institut Lumière/Actes Sud, 2008. Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon, 50 ans de cinéma américain, Paris, Omnibus, 1995.
Liens externes
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