vignette|Sépulture Chertier au cimetière du Montparnasse (div. 2), à Paris. Jean-Alexandre Chertier dit Alexandre Chertier (né le à ParisParis, État civil reconstitué, vue 11/51. où il est mort le Acte de décès à Paris , n° 1724, vue 25/31.) est un orfèvre, doreur et bronzier parisien du , actif entre 1857 et 1890Période d'insculpation de son poinçon. et auteur de nombreux objets et meubles liturgiquesListe des œuvres de Jean-Alexandre Chertier sur le site du Ministère de la Culture (consulté le 4 juillet 2010)..

Historique

Naissance et famille Jean Alexandre Chertier est né le au 183 rue Saint Martin à Paris. Il est le fils d'un couple marié depuis 1822, Charles Gabriel Chertier, marchand épicier âgé alors de 29 ans, et Marie Madeleine Sophie Wallet, âgé de 26 ans. Il a un frère jumeau appelé Gabriel Gustave.

Fondation de la Maison Chertier Il commence sa carrière en travaillant pour l'orfèvre et bronzier Louis Bachelet. "Contremaître très habile", il obtient une médaille de bronze de coopérateur à l'Exposition Universelle de 1855. Cette même année, le , il se marie en premières noces avec Anaïs Duflos.

En 1857, il fonde sa propre maison et devient indépendant. Son poinçon est insculpé le de cette même année. Il s'installe au 48 rue Mazarine à Paris.

Sa femme Anaïs accouche d'une fille, Marie, en 1860.

Collaborations prestigieuses et expositions universelles Pendant plus de trente ans, il collabore avec des architectes diocésains et savants prestigieux comme Danjoy, Viollet-le-Duc, Verdier, Chabrol, Duthoit. Il reçoit des commandes importantes pour des églises majeures en France et même à l'étranger..

En 1862, il présente des œuvres à l'Exposition universelle de Londres. En 1864, lors de l'exposition organisée par la Société du progrès de l'art industriel, il offre à la vue des visiteurs une châsse en argent repoussé, des chandeliers et des candélabres.

En 1866, il déménage au 7 rue FérouLettre de Eugenio Cambacérès, Paris, 4 août 1888, à Antonino C. Cambacérès, Buenos Aires, page 16, Archivo General de la Nación, Buenos Aires, Documentos escritos, Sala VII, Fondo Exposición de París, Años 1887-1891, Legajo Nº 3586..

Il remporte un Grand prix à l'Exposition universelle de 1878 pour la réalisation des portes du portail central de la cathédrale Notre-Dame de StrasbourgÉmile Bergerat, Les Chefs-d'œuvre d'art à l'Exposition universelle, Tome 2, Paris, 1878..

Fin de carrière et décès Les années 1880 s'annonce difficile pour Alexandre Chertier au point de vue personnel. Son ami proche, Gustave-Eugène Gresle, décède le . Il est son exécuteur testamentaire. En 1884, sa fille Marie meurt à l'âge de 23 ans. Deux ans plus tard, le , sa femme Anaïs, décède à l'âge de 50 ans. Désormais seul, il décide de se remarier avec la veuve de son ami Gustave-Eugène, Victoire-Noémie Duval, le .

Il ne participe pas à l'Exposition universelle de 1889, qui avait pourtant lieu à Paris.

Sa carrière s'arrête avec le biffage de son poinçon le . Le même jour, son successeur Edmond Lesage insculpe le sien..alt=Publicité pour Edmond Lesage dans le Bulletin du Diocèse de Reims (13 février 1892)|gauche|vignette|Publicité pour Edmond Lesage dans le Bulletin du Diocèse de Reims (13 février 1892).Il meurt le à Paris dans sa 65ème année. Il est enterré auprès de sa première femme et de sa fille au cimetière du Montparnasse ( div. section). Sa tombe est décorée d'un buste de sa fille et de deux médaillons en marbre, dont un le représentant, réalisés par le sculpteur Lepind.

Catholique pratiquant, à sa mort, il est membre de l'Archiconfrérie de la Sainte Face

Œuvres remarquables alt=Publicité dans le Bulletin du Diocèse de Reims en 1876.|vignette|Publicité dans le Bulletin du Diocèse de Reims en 1876. Si les sources mentionnent la plupart du temps les œuvres religieuses et liturgiques de Chertier, il produit également des œuvres profanes et domestiques. Il fournit ainsi pour le château d'Abbadia une paire de chenets de style égyptien.

L'en-tête d'une facture établie pour en 1873 pour ce même château mentionne sur le côté gauche : "Orfèvrerie de table, Bronzes d'art et de fantaisie dorés, argentés et vernis" et sur le côté droit "Orfèvrerie, Bijouterie et bronzes religieux, style Moyen-Age, émaux en tout genre".

Œuvres datées et présentées par ordre chronologique Ostensoir de l'église de Saint Orens d'Auch. Argent : repoussé, ciselé, fondu, doré, émail ; pierre précieuse. Incrustation de pierres précieuses et décor d'émaux. L'ostensoir est conservé dans un coffret. Dépôt au trésor de la Cathédrale d'Auch.

Châsse-reliquaire garnie d'argent repoussé en verre du bienheureux Thomas Hélye de Biville (1861). Statue de la Vierge (hauteur 6m50) exécutée en cuivre repoussé au marteau, sur le modèle de l'architecte Danjoy, pour le couronnement de la tour Pey-Berlan, à Bordeaux (1862). La statue appelée Notre-Dame d'Aquitaine est reproduite dans différentes tailles par Chertier.

Autel lamé d'argent pour la chapelle de Saint-Joseph dans la cathédrale de Bordeaux, exécuté en 1863, sur les dessins de M. Danjoy. Reliquaire de Saint-Martin pour la cathédrale Saint-Gatien de Tours (1864) alt=Reliquaire de Saint Martin dans la cathédrale Saint-Gatien de Tours|centré|vignette|Reliquaire de Saint Martin dans la cathédrale Saint-Gatien de Tours Ciborium du tombeau de saint MartinFiche IM37000372 de la base Mérimée relative au Ciborium de la Basilique Saint-Martin de Tours (consultée le 4 juillet 2010). pour la basilique de Tours, exécuté en 1867 sur les dessins de l'architecte Verdier. En bronze doré, il couronne aujourd'hui le reliquaire surplombant le maître-autel. Il est supporté par quatre colonnes et terminé par quatre frontons à crêtes, décorés de moulures émaillées et d'incrustations de pierres de couleur. Les colonnes étaient autrefois reliées par des grilles en bronze doré.

Cinq autels de marbre avec appliques et garnitures de bronze émaillé, commandés pour la cathédrale de Limoges et exécutés sous la direction de l'architecte Chabrol (1868) Diadème en or et pierres précieuses pour la statue de Notre-Dame du Sacré-Cœur d'Issoudun (1869). Entièrement réalisée à partir de bijoux et de pierres donnés par les fidèles, il mesure 75cm de circonférence pour 15cm de hauteur. Autel et statue de saint Michel pour l'église abbatiale de l'abbaye du Mont-Saint Michel (1872), aujourd'hui dans l'église paroissiale Saint-Pierre. La statue mesure 2m50 de hauteur et est exécutée en lames d'argent recouvrant un modèle en bois, fait par Chertier

Autel de la Vierge pour la cathédrale Saint-Gatien de Tours (1870-1875)Fiche IM37000582 de la base Mérimée relative à l'autel de la vierge de la cathédrale Saint-Gatien de Tours (consultée le 4 juillet 2010). d'après les dessins des architectes Gustave Guerin et Charles Guerin. Autel de la Vierge pour la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Luçon (1873) d'après le dessin de l'architecte diocésain Juste Lisch. Ciborium monumental et autel pour la cathédrale de Sligo en Irlande (1874), exécutés en marbre, bronze doré et émail, sous la direction de l'architecte Goldie de Londres alt=Ciborium de la cathédrale de Sligo (Irlande)|centré|vignette|Ciborium de la cathédrale de Sligo (Irlande) Autel de la chapelle absidiale et autel de Notre-Dame des Miracles pour la cathédrale de Saint-Omer, exécuté sous la direction de l'architecte Darcy (1875). La fourniture comprend également des garnitures pour les autels, des lampes, des thabors et deux impressionnants anges céroféraires posés sur des colonnes, le tout en bronze doré .

Autel pour la chapelle du Sacré-Coeur de la cathédrale de Reims, d'après le dessin de l'architecte Millet (1876) alt=Autel du Sacré-Coeur|centré|vignette|Autel du Sacré-Coeur Grand ciborium et autel monumental, exécutés pour le chœur de la cathédrale de Moulins, sous la direction de l'architecte Schelmerscheur (1877)

Grand maître-autel, cuivre doré et émaillé pour l'église de Notre-Dame, à Mayenne ; composition de Chertier (1878) Portes en cuivre repoussé, exécutées pour la cathédrale de Strasbourg (1879). Les vantaux mesurent chacun 6m50 de hauteur sur 2 mètres de largeur. Le dessin est de l'architecte Klotz et l'ornementation du peintre-verrier Steinheil. Chertier fournit également le chemin de croix de la cathédrale en 1881. alt=Portes de la cathédrale de Strasbourg|vignette|Portes de la cathédrale de Strasbourg|centré Maître-Autel en bronze doré et émaillé pour la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien, à Nantes (disparu et probablement détruit). Autels de la chapelle de la Vierge et de la chapelle du Sacré-Coeur pour la même basilique, exécutés en 1879, sur les compositions de Chertier.

Grand autel de la chapelle du Sacré-Coeur, dans l'église de Saint-Augustin, à Paris, exécuté en 1880, sous la direction de l'architecte Train. centré|vignette|Autel du Sacré-Cœur de l'église Saint-Augustin de Paris Maître-autel monumental et disposition générale du sanctuaire de l'église de Saint-Laurent, à Paris, exécutés en 1883, d'après les dessins de l'architecte Charpentier. Autel de la Vierge en marbre, bronze doré et émail pour la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Longpont-sur-Orge (avec anges céroféraires et candélabres). Il est offert en 1884. centré|vignette|Autel de la Vierge pour la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Longpont-sur-Orge

Autres œuvres A cette liste, nous pouvons ajouter :

Plusieurs pièces pour la cathédrale Notre-Dame de Paris : colombe des Saintes Huiles offerte au trésorPhoto sur le site de la Réunion des musées nationaux (consultée le 4 juillet 2010)par Napoléon IIIFiche PM75000805 de la base Mérimée relative à la colombe de baptême (consultée le 4 juillet 2010). (sur des dessins de Viollet-le-Duc), bustes reliquaires de Saint Louis et de Saint Denis, grand crucifix pédiculé avec Christ en vermeil, deux baisers de paix faisant partie de l'ensemble dit de Napoléon III, couvertures du psautier, du missel et de l'épistolaire.

Maître-autel de l'église Saint Louis d'Uza entouré d'anges céroféraires et statue de Notre Dame d'Aquitaine.

Le maître-autel de la chapelle de Jésus enfant à Paris alt=Maître-Autel dans le choeur de la chapelle de l'enfant Jésus à Paris|centré|vignette|Maître-Autel dans le choeur de la chapelle de l'enfant Jésus à Paris

Différentes variantes d'un chemin de croix en émail et bronze doré, d'après les cartons de Steinhall pour plusieurs grandes églises (cathédrale de Troyes, de Limoges, de Laon, de Strasbourg…). Le chemin de croix était proposé dans différents cadres et formes qui permettaient de l'adapter à l'architecture des édifices destinataires.

Participation à la décoration des chateaux d'Abbadia et de Roquetaillade sous la direction de Duthoit. Anges céroféraires (similaires à ceux de Saint Omer) pour la basilique Notre Dame de l'Epine (disparus) Buste reliquaire de Sainte Marthe dans la Chapelle des Reliques de la Collégiale Royale Sainte-Marthe à Tarascon. Reproduction en cuivre doré du buste original en or massif offert par Louis XI en 1478 et dérobé à la Révolution. alt=Buste reliquaire de Sainte Marthe|centré|vignette|Buste reliquaire de Sainte Marthe

Exposition au dessus du maître-autel de l'église Saint-Merri à Paris (disparue) Reliquaire monumental en argent massif offert par l'archevêque de Quito au souverain pontife Léon XIII et représentant la future basilique nationale du Sacré-Cœur de Quito. Main-reliquaire en argent sur âme de bois contenant des morceaux de la main de l'ancienne statue de Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer. Chertier réalise également son support. Autel de la chapelle du Conseil d'Etat 4 anges reliquaires portant les instruments de la Passion et 4 anges céroféraires, le tout en bronze doré, pour l'Eglise Saint-Médard de Saint-Médard-d'Eyrans

Notes et références

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Bibliographie Généralités (par ordre chronologique)

Catalogues/albums commerciaux