Guillaume Chaudron-Rousseau, né le à Bourbonne-les-Bains (généralité de Châlons, actuel département de la Haute-Marne), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1795, il est député de la Haute-Marne à l'Assemblée nationale législative puis à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI, et où il est envoyé en mission dans les départements et auprès des armées.
Biographie
Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle mise en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Guillaume Chaudron-Rousseau, alors procureur-syndic du district de Bourbonne, est élu député du département de la Haute-Marne, le sixième sur huit, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 9 avril 1792, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de Lafayette.
Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Guillaume Chaudron-Rousseau est réélu député de la Haute-Marne, le cinquième sur sept, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine.
Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le 28 mai, il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.
Le représentant en mission Durant son mandat, Guillaume Chaudron-Rousseau est en effet envoyé en mission auprès des armées et dans les départements.
Le 12 avril, il est envoyé aux côtés de Marc-Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire) et de Joseph-Étienne Projean (député de Haute-Garonne) auprès des troupes de l'armée des Pyrénées stationnées à Bayonne.
Le 30 avril, il est envoyé auprès de l'armée des Pyrénées-Occidentales aux côtés de Jean-Bertrand Féraud (département des Hautes-Pyrénées), de Pierre-Anselme Garrau (député de la Gironde) et de Claude-Alexandre Ysabeau (député d'Indre-et-Loire).
Il participe par la suite à la répression du soulèvement fédéraliste de Bordeaux, et envoie devant le Tribunal révolutionnaire les membres de la Commission populaire de la cité girondine. Il effectue aussi des missions dans la Haute-Garonne, la Lozère, l'Ariège et l'Aveyron, où il fait appliquer sévèrement les mesures du gouvernement révolutionnaire, vol. 8, p. 33.
Le 16 frimaire an II (le ), il est élu secrétaire aux côtés de François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et de Marie-Joseph Chénier (député de Seine-et-Oise) sous la présidence de Jean-Henri Voulland (député du Gard).
Après la chute de Robespierre, Guillaume Chaudron-Rousseau siège aux côtés des « derniers Montagnards ». Le 22 thermidor an III (le 9 août 1795), au terme du rapport de Jean-Joseph-Victor Génissieu (député de l'Isère), au nom du Comité de législation, il est décrété d'arrestation : Ce représentant, envoyé en mission [...] est accusé d’avoir commis un assassinat juridique en la personne de Pierre Escalès aîné. Ce citoyen, généralement estimé dans son département et regretté de tous les sincères républicains dont il était le modèle, fut livré par Chaudron-Rousseau à un tribunal militaire pour avoir dit la vérité sur les évènements du 31 mai.Chaudron-Rousseau est libéré à l'issue de l'amnistie votée lors de la clôture de la Convention le 4 brumaire an IV (le ).
Sous le Directoire, en 1797, Guillaume Chaudron-Rousseau est nommé sous-inspecteur des forêts à Bourbonne-les-Bains. Il est relevé de ses fonctions à la Premier Restauration. Il ne soutient pas le retour de Napoléon Bonaparte durant les Cent-Jours, et n'est pas visé par la loi du 12 janvier 1816. Il meurt peu de temps après.
Famille
Chaudron-Rousseau est le père du général Pierre Guillaume Chaudron-Roussau (1775-1811), tué à la Bataille de Barrosa.
Notes et références
Source
Liens externes
Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
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