vignette|Sépulture de Georges Leroux au cimetière de Jouy-en-Josas. Georges Paul Leroux, né le et mort le , est un peintre français, prix de Rome de peinture de 1906.

Son frère aîné est le peintre et illustrateur Auguste Leroux , également prix de Rome de peinture, en 1894.

Biographie Enfance et apprentissage Georges Paul Leroux est né à Paris 6 le Archives numérisées de l'état civil de Paris, acte de naissance , avec mention marginale du mariage et du décès (consulté le 29 mai 2012). Son père, Gustave Ferdinand Leroux, normand de souche, éditeur d’estampes, s’était établi à Paris, au 43 rue Saint-André-des-Arts. La famille trouve ses racines dans les environs de Coutances (Manche), plus précisément dans le petit village de TrellyTrelly et Saint-Louet-sur-Sienne depuis 1060 jusqu'à nos jours par L. Adam, curé de Trelly, Paris, A. Breger Frères - 1898 - et 165.

Attachés à leurs racines normandes, Georges et son frère Auguste viennent chaque année à Trelly et dans ses environs peindre et dessiner (Verger normand ; La Vallée de la Bonde)Fonds de peinture de la ville d'Equeurdreville-Hainneville, (L'Église de Trelly) ; (Les Laveuses - Gavray - 1903), portraits de famille,

Après la Grande Guerre, Georges Leroux réalise une importante huile pour la mairie de Trelly (Aux Soldats du pays de mon père morts pour la France), en hommage aux Trelliais morts au combat.

En 1898, il effectue son service militaire à Chartres au d'infanterie. Durant ses permissions, il visite la ville et dessine fréquemment la cathédrale. Un jour, sur le parvis, il rencontre le peintre Paul Jouve (1878-1973). Ce fut le début d'une très longue et fidèle amitiéEn 1946, Georges Leroux fera de son ami un portrait, conservé à l'Institut de France..

De retour à Paris, il s'inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, puis admis à l’École des beaux-arts de Paris, il entre à l'atelier de Léon Bonnat et étudie la peinture et le dessinVoir son Cincinnatus sur le site Cat'zArts de l'École des beaux-arts de Paris.

À l’École, il remporte mentions et médailles. Il remporte le second grand prix de Rome de 1904 (Hérode fait présenter à Salomé la tête de Saint Jean-Baptiste), puis le grand prix de Rome de 1906 avec La Famille dans l’AntiquitéVoir notice et photographie : sur le site Cat'zArts de l'École des beaux-arts de Paris - (conservé à l’École nationale supérieure des beaux-arts). C'est probablement à cette époque qu'il fait la connaissance d'Émile Aubry (1880-1964), qui devient par la suite son compagnon de guerre au d'infanterie.

Ses œuvres de jeunesse évoquent la vie parisienne : Le Concert rouge (1901), À la Gaîté Montparnasse (1905), Le Chansonnier Legay au cabaret - Les Noctambules (1906), Le Moulin de la Galette (1905), Le Cirque Zanfretta, etc..). Pour l’Exposition universelle de 1900, il reçoit commande d’une affiche pour le Palais de l’Optique : La Grande Lunette de 1900.

Il part pour Rome où il est pensionnaire à la Villa Médicis de à . Il conserve de ce séjour un profond attachement pour l'Italie. Il y retourne pratiquement chaque année pour y peindre la campagne romaine, la Toscane, l'Ombrie, Florence… Ses voyages le pousseront jusqu'en Sicile.

La Grande Guerre

C’est au 302 d’infanterie que Georges Leroux est mobilisé en 1914. Il servira dans le nord et l’est de la France, ainsi qu'en Belgique. Régiment de réserve de la région de Paris (rattaché au 102ème Régiment d'Infanterie), le R.I. est mobilisé à Chartres du 2 au .

D'août à , il est affecté à la Division d'Infanterie de réserve ( Armée, Quartier Général à Verdun) avec laquelle il combat, du 20 au , dans la Meuse. Après la retraite de l'Armée française, il participe ensuite, du 6 au , à la bataille de la Marne.

En 1915, il combat dans la Meuse et en Argonne : en février et mars, dans le secteur des Éparges puis, en avril, on le retrouve tout près de là, dans le secteur de la Woëvre où il participe aux combats de Lamorville et Regnéville-sur-Meuse. Le régiment est dissous le .

Il sera ensuite affecté aux sections de camouflage sous le commandement de Lucien-Victor Guirand de Scevola.

Au front, malgré les combats, il poursuit son travail d’artiste et ses dessins, gouaches et aquarelles publiées dès 1915 dans L'Illustration révèlent un tout autre aspect tragique et douloureux de son œuvre, à l’opposé des paysages édéniques de l’Italie. Sa participation active et courageuse aux combats lui vaut d'être l'objet de deux citations et de recevoir la Croix de Guerre.

La fin des conflits et le rétablissement de la paix ne feront pas oublier à l'artiste ces terribles années. En effet, après 1918, il se situe comme l'un des évocateurs les plus réalistes et les plus vrais des drames de la guerre et cette production guerrière et héroïque lui vaut une grande notoriété.

L'Institut En 1920, il obtient le prix Jean-Jacques-Henner.

En 1924, il devient membre du jury de la Société des artistes français.

Il est élu membre de l’Institut de France le ()Voir : Photographies de Georges Leroux en membre de l'Institut sur le site RMNVoir :Photographie de Georges Leroux en membre de l'Institut sur le site RMN. Il remplace Jean-Pierre Laurens (1875-1932).

En 1934, il est chargé de représenter l'Académie des beaux-arts au Canada pour le quatrième centenaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier. Avant de regagner la France, il fait un court séjour à New York.

En , il est nommé professeur de dessin d’imitation à l'École polytechnique. La même année, en , Georges Leroux est chargé de représenter l’Académie des beaux-arts aux Antilles, à la suite du président Albert Sarraut pour le troisième centenaire de la prise de possession des îles par Pierre Belain d'Esnambuc.

Il participe à l'Exposition spécialisée de 1937 qui se tient à Paris du au . Il réalise des peintures pour le Pavillon du Bois ainsi que pour celui de l'Art français.

En 1940, l'École polytechnique s'étant repliée sur Lyon, il s'installe dans la banlieue lyonnaise. Il revient à Paris en 1943.

En 1945, Georges Leroux devient président de l'InstitutVoir : année 1945, sur le site de l'Institut de France. (Emmanuel Pontremoli souvent absent est remplacé dans la pratique par Georges Leroux).

Il achète alors une maison à Meudon. Il y restera jusqu'à la fin de ses jours. Il peint les environs de Meudon, beaucoup de natures mortes (Bouquet de roses, Capucines, etc.).

En 1951, il retourne une dernière fois en Italie. Comme le note Nicolas Untersteller dans l'oraison funèbre du peintre : .

Son frère, Auguste, meurt le . Georges collabore à la rétrospective Auguste Leroux organisée au Grand Palais du au

En 1956, il reçoit des mains de l'ambassadeur d'Italie à Paris, les insignes de commandeur de l'ordre "Al Merito Della Republica".

Georges Leroux meurt à Paris 14 le . Ses funérailles ont lieu en l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris et son oraison funèbre est prononcée par Nicolas Untersteller, président de l'Institut. Il repose dans la partie haute du cimetière de Jouy-en-JosasPhoto de son tombeau et du médaillon sur le site du cimetière de Jouy-en-Josas. Sa sépulture est ornée de son portrait en médaillon en bronze par le sculpteur Louis ProstBas-relief de Louis Prost sur la base Mérimée du Ministère de la Culture ].

Georges Cheyssial succède à Georges Leroux à l'Institut de France et prononce lors de son discours d'investiture, un hommage à l'artiste disparuAcadémie des beaux-arts (France), notice sur la vie et les travaux de Georges Leroux (1877-1957) / par , Paris : Typ. de Firmin-Didot, 1958, ..

Vie familiale Il se marie avec Gabrielle Mathilde Planquais dite « Gilson », à Meudon, le . Ils n'auront pas d'enfants.

Œuvres Peintures

1904 - Salon des artistes français : Les études classiques de la Peinture - triptyque - () 1904 - Second Grand Prix de Rome : Hérode fait présenter à Salomé la tête de Saint Jean-BaptisteExposition : Saint-Denis, Musée d'Art et d'Histoire, Salomé dans les collections françaises, 1989, - (reproduit dans le catalogue de l'exposition) - Musée des beaux-arts de Tours 1905 - Salon des artistes français : La gaité Montparnasse 1906 - Grand Prix de Rome : La famille dans l’Antiquité - conservé à l’école nationale supérieure des beaux-arts 1909 - Salon des artistes français. Envoi de Rome : Les Baigneurs du Tibre - conservé au musée départemental de BeauvaisTome II "Les Collections du du musée départemental de Beauvais ; Historique : Cf. supra. Inv 81.2. Bibliographie : Gazette des beaux-arts, , mars 1982 (Chronique des arts, ) ; 1910 - Salon des artistes français. Envoi de Rome : La Villa Borghése à Rome - triptyquereproduit dans L'Illustration du 30 avril 1910 - (acquis par M. Lazare Weiller - Sénateur) 1911 - Salon des artistes français. Dernier envoi de Rome : La promenade du Pincio à RomeVoir notice et reproduction : Notice de La Promenade du Pincio à Rome sur le site RMN - triptyque - Seconde Médaille H.C 1912 - Diner dans une villa romaineVoir notice et reproduction : Notice de "Le Dîner dans une villa romaine" (Villa Médicis) sur le site RMN ; - Villa Médicis - Tableau acquis par un américain (Los-Angeles)Tableau reproduit en pleine page dans la revue Les Arts - juin 1912 1913 - Salon des artistes français - TivoliVoir notice et reproduction : Notice de Paysage italien, Tivoli sur le site RMN ; - Le Bois sacré, campagne romaineVoir notice et reproduction : Notice de "Le Bois sacré, campagne roumaine" sur le site RMN ; - sont acquis par l'État. "Prix Meurand" de l'Institut, en dépôt au musée de l'Ardenne de la Ville de Charleville-Mézières. 1914 - Salon des artistes français. Le grand bassin au jardin du LuxembourgVoir notice et reproduction : Notice de " Le grand bassin au jardin du Luxembourg" sur le site RMN ; - triptyque, () acquis par l’État. Actuellement exposé au palais du Luxembourg (sénat), dans la salle de réunion de la Commission des Affaires Culturelles ; Il est mobilisé au d’infanterie. vers 1918 - Le général Dubail décore de la croix de guerre le drapeau du d’infanterie le - - actuellement au Musée de la Légion d'honneur à Paris. (Hist : Coll. Georges Wildenstein, don au musée en 1926). 1919 - Salon des artistes français. Les VainqueursVoir notice et reproduction : Notice de " Les Vainqueurs" sur le site RMN - Acquis par les Établissements Gaumont, puis placé au musée du Luxembourgreproduit dans L'Illustration du 24 mai 1919 - ; 1920 - Vue de Fiesole () - Collection du Musée national d'Art moderne - Centre Georges-Pompidou ; Achat de l'État en 1926 ; 1920 - Au bord du cratère du VésuveVoir notice et reproduction : Notice de " Au bord du cratère du Vésuve" sur le site RMNNotice de la base Joconde ; () - Musée des beaux-arts de Brest - don de Pierre Massenet, 1974 ; Exp : 1933, Madrid ; 1920 - Salon des artistes français. Le Dernier Communiqué, (Prix Henner), triptyque de de long, est acquis par la ville de Paris et exposé au Petit Palais ; 1921 - Salon des artistes français. L’Enferreproduit dans l'ouvrage de Béatrice Fontanel et Loïc Le Gall (Album - 10 mars 2006) : Le Aragon ; , et , est acquise par . Elle est actuellement à l’Imperial War Museum, à LondresVoir reproduction et commentaire : la couleur des larmes les peintres dans la grande guerre. 1921 - Salon des artistes français. Paysage de guerre et Calme du matin ; 1921 - Décoration du salon de vente de Raymond Mallien, fourreur à Bruxelles, 40 place du Grand Sablon. Un grand panneau et 4 dessus de porte ; ces panneaux existent toujours. Ils représentent des animaux à fourrure ; On peut les voir car, depuis , les locaux sont occupés par la maison Ladurée 1922 : Salon des Artistes français. Paysage Provençal : Roquemartine reproduit dans L'Illustration du 13 mai 1922 - ; 1922 - Le jardin du Luxembourg, grand panneau décoratif pour le fumoir du Paquebot Paris (paquebot) de la Compagnie générale transatlantique. (détruit par un incendie en 1939);