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Chronologie
Janvier 2009 thumb|Paul Kagame (novembre 2007) Vendredi : Rose Kabuye, la porte-parole du président Paul Kagame, autorisée par la justice française à passer les fêtes de fin d'année dans son pays, alors qu'elle est l'objet d'une procédure pénale en France, a pris un vol de la compagnie Ethiopian Airlines vers Addis-Abeba où elle doit s'envoler à destination de Paris où elle doit être entendue lundi à Paris par le juge d'instruction antiterroriste Marc Trévidic.
Mardi : selon la ministre des Affaires étrangères, Rosemary Museminali, des troupes rwandaises sont entrées en République démocratique du Congo dans le cadre d'une opération conjointe avec l'armée congolaise «pour neutraliser les rebelles» hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda. Selon des sources militaires occidentales, de 800 à soldats de l'infanterie rwandaise sont arrivés à Kibumba à au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, près de la frontalière du Rwanda. Au total soldats rwandais lourdement armés seraient entrés en RDC selon le président des FDLR, Ignace Murwanashyaka.
Jeudi : Le chef rebelle tutsi Laurent Nkunda et ex-général congolais, à la tête d'une rébellion en République démocratique du Congo depuis 2004, est arrêté au Rwanda «alors qu'il fuyait en territoire rwandais après avoir résisté» aux forces armées congolaises «avec trois bataillons à Bunagana» et assigné à résidence dans la ville frontalière de Gisenyi. Cette arrestation est intervenue dans le cadre d'une mission conjointe des gouvernements rwandais et congolais contre les rebelles hutus rwandais retranchés en RDCLe Monde.fr, Rwanda : Laurent Nkunda arrêté.
Février 2009
Mars 2009 Lundi : Le tribunal de La Haye condamne un Rwandais, Joseph Mqambara (40 ans), à 20 ans de prison pour la torture et les meurtres atroces de deux mères tutsi et de leurs quatre enfants au cours du génocide au Rwanda en . Le tribunal n'a pas retenu la qualification de crime de guerre, en raison du statut civil de l'accusé, ce qui lui évite la prison à vie. L'accusé avait fait arrêter le à Birogo une ambulance dans laquelle se trouvaient deux mères tutsi et leurs quatre enfants. Sur son ordre les femmes et les enfants «ont été frappés avec des gourdins et découpés avec des machettes». Joseph Mpambara a aussi été reconnu coupable d'avoir retenu le , plusieurs heures durant, un couple rwando-allemand et son bébé, «humiliant et menaçant de mort la femme tutsi devant son mari et son enfant»Le Figaro.fr, Génocide: un Rwandais condamné.
Avril 2009 Mardi : Commémoration des 15 ans du génocide rwandais, en présence du président Paul Kagame, sur la colline de Nyanza, où quelque réfugiés ont été massacrés le . Quelque personnes ont assisté à la cérémonieLe Monde.fr, Le Rwanda commémore les 15 ans du génocide (photos).
Jeudi : Le parquet de Mayotte (France) ouvre une information judiciaire à la suite d'une plainte déposée le par le collectif des parties civiles pour le Rwanda, à l'encontre de Pascal Simbikangwa, un Rwandais interpellé en octobre à Mayotte, met en examen ce dernier pour « génocide et complicité et conspiration de génocide, crime organisé » pour sa participation aux tueries de 1994 et le place en détention provisoire. Le tribunal français avait rejeté en novembre la demande d'extradition adressée par le Rwanda au motif notamment que la peine encourue — dont 20 ans d'isolement complet — n'est pas acceptable pour la FranceLe Figaro.fr, Mayotte: un Rwandais accusé de génocide.
Mercredi : Le directeur de l'Office rwandais d'information (Orinfor), chargé de la gestion des médias officiels — Radio Rwanda, la télévision nationale et deux journaux — est arrêté pour abus financiers. L'ensemble du conseil d'administration est aussi suspendu, il lui est reproché de ne pas avoir réussi à corriger les problèmes de mauvaise gestion au sein de l'établissement, ni à réformer son fonctionnement, conformément aux instructions du gouvernement. Il était présidé par Paul Mbaraga, enseignant à l'École nationale de journalisme et ancien journalisteLe Figaro.fr, Rwanda : un haut responsable arrêté.
Samedi : Le gouvernement suspend jusqu'à nouvel ordre, la diffusion sur son territoire des programmes en langue rwandaise de la BBC, leur reprochant de servir de forum "aux négationnistes" du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
Mardi : L'ONG Reporters sans frontières adresse un courrier à la ministre de l'Information, Louise Mushikiwabo « pour lui faire part de sa vive préoccupation après la « suspension temporaire » des émissions en kinyarwanda de la BBC, faisant suite à la diffusion de déclarations de citoyens rwandais sur le génocide de 1994 ». L'ONG estime cette suspension abusive et demande au gouvernement de rétablir la diffusion des émissions de la BBC en langue rwandaiseLe Figaro.fr, RSF demande le rétablissement de la BBC.
Mai 2009 Vendredi : Un Rwandais a été reconnu coupable par un tribunal de Montréal de génocide, de crime de guerre et de crime contre l'humanité pour sa participation au génocide de 1994 dans son pays, au terme du premier procès pour crime contre l'humanité au Canada.
Juin 2009
Juillet 2009 Jeudi : Un prêtre catholique rwandais, Aimé Mategeko (45 ans, hutu), est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par le tribunal populaire gacaca de Gihundwe (sud-ouest) après avoir été reconnu coupable de participation au génocide perpétré contre les Tutsis en 1994. Il a été notamment condamné pour « incitation aux massacres des Tutsis qui s’étaient réfugiés à la paroisse de Shangi » (ancienne préfecture de Cyangugu), alors qu'il était curé de Hanika, une autre paroisse catholique de la région. Il se déclare innocent et annonce qu’il va faire appelLe Figaro.fr, Génocide Rwanda: un prêtre condamné .
Mardi : En France, publication au Journal officiel de la décision du de la Commission consultative du secret de la défense nationale qui a émis un avis favorable à la déclassification de quelque 210 documents du ministère de la Défense et un avis défavorable à quelque 120 autres du même ministère concernant le génocide rwandais de 1994.
Août 2009 Jeudi : Le président Paul Kagame est arrivé à Goma (nord-est, RDC) pour s'entretenir avec le président de la RDC, Joseph Kabila, plus de dix ans après la rupture diplomatique entre les deux pays en 1996. Les deux présidents s'étaient déjà rencontrés à plusieurs reprises dans divers sommets internationaux sur le règlement de la crise congolaise, mais c'est la première fois que les deux hommes organisent une réunion bilatérale depuis la rupture des relations diplomatiques, mais sous haute surveillance militaire composée des soldats des deux arméesLe Figaro.fr, Kagame rencontre Kabila.
Septembre 2009 Jeudi : L'ancien président du parlement de 2003 à 2008, Alfred Mukezamfura, est condamné à la prison à perpétuité, par une juridiction populaire gacaca du secteur Nyakabanda, après avoir été reconnu coupable d'« incitation à la haine » et de participation au « génocide » de 1994 contre les Tutsis. Président du Parti démocrate centriste, il avait été jusque début 2009 l'une des plus importantes personnalités hutu au sein du régime du président Paul Kagame, dominé par les Tutsis. Ex-président du parlement et vice-président de la Commission constitutionnelle rwandaise, il a quitté le Rwanda en mars dernier pour se réfugier en Belgique, où il a depuis demandé l'asile politiqueLe Figaro.fr, Prison à perpétuité pour Alfred Mukezamfura.
Mercredi : Le gouverneur de la province de Kirundo (nord-est du Burundi) révèle que plus de 300 Hutus rwandais fuyant une province du sud du Rwanda sont arrivés pour trouver refuge. Ces gens continuent d'arriver chaque jour par petits groupes et sont logés chez l'habitant. Ces réfugiés affirment fuir des violences politiques et des tueries visant les hommes adultes. Les autorités rwandaises assurent que ces personnes fuient la justice gacacaLe Figaro.fr, 300 Hutus se réfugient au Burundi.
Octobre 2009 Mardi : Des agents d'Interpol interpellent en Ouganda un des principaux responsables du génocide de 1994 au Rwanda. Il s'agit du numéro deux des services de renseignements de l'époque, Idelphonse Nizeyimana qui va être transféré au TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) à Arusha (Tanzanie). Il était entré en Ouganda via la RD-Congo avec un faux passeportLe Figaro.fr, Arrestation d'un des principaux responsables recherchés du génocide de 1994 au RwandaLe Monde.fr, Arrestation en Ouganda d'un des génocidaires présumés du Rwanda les plus recherchés.
thumb|left|Juvénal Habyarimana (Septembre 1980) Vendredi : La demande d'asile politique en France d'Agathe Habyarimana, veuve de l'ex-président rwandais Juvénal Habyarimana, est définitivement rejetée par le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative en France, en raison de soupçons pesant sur son éventuelle implication dans le génocide de 1994. Elle est désormais susceptible d'être expulsée à tout moment du territoire français. Initialement, la Commission de recours des réfugiés (CRR) lui avait refusé sa demande d'asile, en , au motif qu'il y avait des « raisons sérieuses de penser » à son implication « en tant qu'instigatrice ou complice » au « crime de génocide » entre avril et au Rwanda. Le Conseil d'État a indiqué s'être rangé derrière l'appréciation de la CRR « souveraine », estimant que la commission s'était appuyée sur des « faits pertinents et matériellement exacts » pour prendre sa décisionLe Figaro.fr, Pas d'asile en France pour Agathe Habyarimana.
Jeudi : Les autorités rwandaises annoncent qu'elles allaient demander l'extradition du prêtre catholique hutu rwandais, Don Emmanuel Uwayezu (47 ans), arrêté mardi en Toscane (Italie) en exécution d'un mandat d'arrêt émis par la justice rwandaise et transmis à Interpol, pour son implication dans le génocide de 1994. Ordonné prêtre en 1989 et vivant en Italie depuis de nombreuses années, il était vicaire de la paroisse de Ponzano (municipalité d'Empoli). Selon l'ONG African Rights, il serait impliqué dans le massacre, le , « de plus de 80 jeunes élèves, âgés de 12 à 20 ans » scolarisés dans le groupe scolaire Marie Merci de Kibeho (sud), dont il était le directeurLe Figaro.fr, Le Rwanda demande l'extradition d'un prêtre. Selon le quotidien pro-gouvernemental, The New Times, le docteur Eugène Rwamucyo, suspendu de ses fonctions jeudi dernier dans un hôpital du nord de la France pour son implication dans le génocide de 1994, avait été condamné il y a un mois par contumace à la perpétuité par un tribunal populaire gacaca. Le jury a conclu que le docteur Rwamucyo faisait partie d’« un comité de crise qui a organisé et supervisé le génocide à Butare » en 1994. Le médecin figure sur la liste des 45 principaux responsables des massacres de Tutsis à l’« Université nationale du Rwanda » et à l’Hôpital universitaire, deux institutions situées à ButareLe Figaro.fr, Le docteur Rwamucyo déjà condamné par un tribunal gacaca .
Novembre 2009 Mardi : Le chef de la rébellion hutue rwandaise (FDLR) Ignace Murwanashyaka (46 ans) et son adjoint Straton Musoni (48 ans), soupçonnés de crimes de guerre et crime contre l'humanité, sont arrêtés dans la région de Stuttgart et de Karlsruhe en Allemagne, où ils résidaient de longue date. Ils étaient recherchés par Interpol à la demande de Kigali. Ils sont soupçonnés d'avoir assumé le commandement des FDLR, « milices paramilitaires » impliquées dans le génocide au Rwanda et les guerres en République démocratique du Congo. Le génocide de 1994 au Rwanda a fait selon l'ONU près de morts Le Figaro.fr, Le chef de la rébellion hutue arrêté.