Le cyberharcèlement est une forme de violence numérique caractérisée par un harcèlement, qui peut s'exercer à travers divers canaux numériques, notamment les réseaux sociaux à partir des années 2010.
En France en 2019, plus de 40 % des moins de ont subi des attaques répétées sur les plateformes sociales en ligne, dont 22 % des 18-24 ans..
Études
La notion de cyberharcèlement fait l'objet de plusieurs définitions dans la littérature spécialisée, par exemple le préjudice délibéré et répété, infligé par le moyen d'un texte électronique. ou l'utilisation répétée et intentionnelle de différentes formes de technologie comme les téléphones portables, le courriel, la messagerie instantanée ou les sites web, par des individus ou des groupes, pour faire du mal à autrui... Différents traits caractéristiques sont soulignés selon les sources, sans que la prévalence de l'un d'entre eux fasse consensus. : Le recours au flaming, à la cybertraque, au dénigrement, à l'usage de faux-nez, à l'exclusion, à louting ou à l'imposture.. L'insulte, l'exclusion sociale ou la diffusion de rumeurs, par des moyens électroniques.. L'hostilité, l'intrusion, l'humiliation ou l'exclusion, par des moyens électroniques.. La diffusion de rumeurs ou la critique d'autrui en ligne, le fait de poster des photos désavantageuses sans permission.. Faire des faux en ligne, y harceler verbalement et y cacher son identité.. Sur le métavers Second Life, un comportement intentionnel, persistant et inacceptable qui fait obstacle à l'utilisation sereine d'un autre utilisateur et qui peut avoir des conséquences négatives pour d'autres utilisateurs, dans le métavers ou la vraie vie, ces comportements ciblant le plus souvent des utilisateurs qui ne peuvent pas aisément se défendre tout seuls.. L'utilisation des technologies de l'information et de la communication à l'appui d'un comportement délibéré, répété et hostile, par un individu ou un groupe, avec l'intention de blesser autrui. L'utilisation répétée du courriel ou de la messagerie instantanée pour insulter, harceler, menacer ou envoyer des documents inappropriés, par exemple pornographiques.. Une conduite intentionnelle dans le cyberespace comportant des menaces, du harcèlement, de l'humiliation, des insultes, ou toute autre manière de rabaisser émotionnellement par le moyen de documents, d's manipulées ; de vidéos indiscrètes ou de toute combinaison de contenu digital.. Tout ce que fait quelqu'un qui affecte ou offense quelqu'un d'autres, y compris les insultes, les menaces, l'envoi d's embarrassantes ou la diffusion d'informations privées sans autorisation, par des moyens électroniques.. Les méchancetés, les rumeurs, les ragots sur des sites internet, par email ou par SMS, le fait de poster ou d'envoyer des photos ou des vidéos embarrassantes.. L'envoi de messages menaçants, le fait de faire suivre des courriels ou des SMS privés sans consentement, le fait de poster une photo embarrassante sans permission, la diffusion électronique de rumeurs.. Des SMS méchants ou blessants (textes, photos ou vidéos), des messages méchants ou blessants sur internet (courriel, s, clips vidéo ou de webcam, salons de discussion, messagerie instantanée, forums, blogs, sites internet). Il y a cyberharcèlement quand les gens disent des choses méchantes ou blessantes, se moquent de quelqu'un, lui donnent des qualificatifs méchants ou blessants, les ignorent ou les excluent d'un groupe, répandent de fausses rumeurs à son sujet, lui envoient des messages méchants, essaient de faire en sorte que les autres membres du groupe ne l'aiment pas, ou ont d'autres comportements blessants, dans une situation ou il est difficile pour la personne harcelée de se défendre et où harceleur et harcelé n'ont pas la même force ou le même pouvoir.. Des messages ou des images nocifs ou cruels par l'entremise de moyens digitaux.. Des messages instantanés méchants, des photos ou des clips vidéo de scènes violentes ou intimes, des plaisanteries téléphoniques, des courriels méchants ou grossiers, des insultes sur des sites internet ou dans un salon de discussion ou sur un blog, des photos déplaisantes postées sur un site web. La diffusion de rumeurs en ligne, le fait de poster en ligne des photos embarrassantes sans permission, l'envoi de courriel ou de message instantané menaçant, poster ou faire suivre sans y avoir été autorisé un message privé.. L'utilisation de téléphone portable, de SMS ou de sites internet pour être méchant avec quelqu'un, se moquer de lui ou lui faire peur.. Post agressifs sur des forums (insultes ou attaques dirigées contre un individu ciblé ou une personne associée à cet individu).. Tracasser quelqu'un en ligne, le taquiner de manière méchante, l'appeler de manière méchante, le laisser délibérément à l'écart de quelque chose, le menacer, rapporter des aspects sexuels à son sujet contre son gré en ligne.. Le harcèlement (c'est-à-dire le fait d'envoyer de manière répétée des messages agressifs, impolis et insultants dans des salons de discussion, par courriel ou messagerie instantanée), le dénigrement (c'est-à-dire le fait d'envoyer ou de poster des rumeurs cruelles sur une personne pour endommager sa réputation ou ses relations amicales) et l'outing (la divulgation en ligne d'informations secrètes ou embarrassantes).. Le harcèlement (c'est-à-dire le fait d'envoyer par internet ou sur un téléphone cellulaire des messages menaçants, insultants ou mettant mal à l'aise), le dénigrement (c'est-à-dire la diffusion de rumeurs ou d'insultes par les mêmes moyens), l'outing et la tromperie (c'est-à-dire le fait de se faire passer pour quelqu'un d'autre dans des messages électroniques pour dénoncer quelqu'un).. Moquer, humilier, harceler ou blesser sur internet..
Plusieurs connotations communes se retrouvent dans les différentes définitions : le comportement est intentionnel, répété et agressif ; des technologies de l'information et de la communication sont impliquées dans ce comportement ; il existe une forme de déséquilibre de pouvoir entre le harceleur et sa victime, par exemple sur le plan de la familiarité avec la technologie employée, avec pour conséquence une incapacité à résister..
Les études sur le harcèlement reposent en grande partie... sur les travaux de qui étudié un phénomène qu'il appelle la dans un article publié en 2004 et intitulé « »... Suler considère que la communication en ligne a un effet de désinhibition qui peut être soit positif, conduisant à des , soit négatif, proposant la dénomination de pour ce second aspect. Il identifie six facteurs qui entrent en jeu dans ce dernier : l'anonymat dissociatif, ; l'invisibilité, ; les réactions retardées ou asynchronicité, ; l'introspection ou introjection solipsiste, ; l'imagination dissociative, ; la neutralisation ou minimisation des statuts, ..
Histoire
Chez les jeunes Le cyberharcèlement est une forme récente de harcèlement. Avant, la fin des cours et le soir étaient des temps permettant d'apaiser les conflits de la journée ; maintenant, avec le développement des réseaux sociaux, plus aucun temps de repos du conflit n'est permis. Le harcèlement n'est plus cantonné à la seule cour de récréation et aux moments où l'enfant est à l'école. Il est désormais possible d'atteindre une personne en permanence. L'ordinateur devient un déversoir d'insultes et de menaces diverses, ainsi qu'une arme utilisable par ceux qui ne peuvent pas se défendre physiquement ou socialement. De plus en plus d'adolescents utilisent ces interactions pour intimider et harceler les autres.
Le harcèlement scolaire est fréquemment accompagné de cyberharcèlement.. En 2006, un jeune sur dix était importuné quotidiennement ou de manière très régulière par ce biais. Les deux formes de harcèlement sont fortement corrélées : le harcèlement classique se poursuit à travers les nouvelles technologies H. Vandenbosch, K. Van Cleemput, D. Mortelmans, M. Walrave, Cyberpesten bij jongeren in Vlaanderen, studie in opdracht van viWTA, Brussel, 2006, 169.. D'après une enquête de victimisation publiée en France en , 9 % des élèves sont victimes de cyberharcèlement par SMS et InternetEnquête nationale de victimisation au sein des collèges publics au printemps 2011..
Les « croyances normatives approuvant le harcèlement » influent sur l'incidence du harcèlement : plus le jeune croit qu'il est facile de harceler autrui, plus il ou elle se livrera à des violences par l'intermédiaire de chats, d'interventions indésirables sur les réseaux sociaux ou de publications de vidéos humiliantes. On observe que si le jeune harceleur perçoit que sa victime est peu soutenue par ses pairs, ses attaques seront d'autant plus féroces.
En outre, la distance physique avec la victime permet une démultiplication du nombre de harceleurs, de leurs attaques et de la force (psychologique) de celles-ci. : il est moins important que dans les interactions réelles d'être plus fort, intelligent, ou populaire que la victime pour se joindre à une entreprise de harcèlement ; l'agresseur ne voit pas les réactions de souffrance de sa victime, ce qui court-circuite d'occasionnels passages à la compassion et l'empathie ; la dépersonnalisation atteint non seulement la victime, mais ses persécuteurs, qui ont tôt fait de se déresponsabiliser de leurs actes « virtuels » ; cette dépersonnalisation engendre une forme de paranoïa chez la victime, qui ne sait pas et ne peut savoir qui conspire dans l'anonymat des voies numériques.
Selon l'étude de L’Association e-Enfance/3018 et la Caisse d’Epargne réalisée par l’institut Audirep, 20 % des enfants et 60 % des 18-25 ans déclarent avoir déjà été confrontés à une situation de cyberharcèlement. On remarque également que 75 % des parents pensent que cela pourrait arriver à leur enfant mais seulement 34 % des enfants l’estiment. Et chez les 18-25 ans, 75 % déclarent avoir bénéficié d’actions de prévention, mais seulement 24 % considèrent avoir été totalement sensibilisés aux risques.
En France, parmi les initiatives, figure la création de la plateforme de santé mentale Lyynk, par l'influenceuse Miel Abitbol et son père, après qu'elle ait été victime de harcèlement.
Caractéristiques Il existe des différences et des similitudes entre le harcèlement et le cyberharcèlement :
Similitude avec un harcèlement non virtuel Le harcèlement et le cyberharcèlement sont tous les deux répétés dans le temps, et ont pour but de blesser durablement une personne. Dans les deux cas, la victime ressent un sentiment de culpabilité, et a une image de soi dévalorisée. Le harcèlement et le cyberharcèlement entraînent des conséquences scolaires, sociales et psychiques de longue durée. Les deux formes de harcèlement bénéficient de l'effet de meute, les personnes impliquées étant désinhibées à la fois par le conformisme et la dépersonnalisation qu'implique l'appartenance à un groupe. Le risque de harcèlement est d'autant plus accru si la victime fait partie d'une ou plusieurs communautés marginalisées.
Différences avec un harcèlement non virtuel Anonymat Les victimes de cyberharcèlement ne connaissent pas toujours l'identité de leurs harceleurs qui se cachent derrière un pseudo ou une fausse identité pour commettre leurs actes, augmentant par la même occasion le sentiment d'insécurité que peut ressentir la victime, ne sachant pas qui s'en prend à elle. Cependant, les harceleurs ne cachent pas toujours leur identité, et le harcèlement sévit aussi sur les plate-formes interdisant l'usage d'un pseudonyme.
Absence de face-à-face