Paul Louis Jacques Gaffarel, né à Moulins le et mort à Marseille le , est un historien français.
Auteur prolifique, il a consacré de nombreux travaux aux faits coloniaux et aux domaines coloniaux français.
Biographie Famille Paul Gaffarel est le fils de Joseph Jacques Hippolyte Gaffarel, né en 1807 dans une famille de marins de La Ciotat - le grand-père de Paul est capitaine de vaisseau. Joseph est professeur de mathématique dans l’enseignement secondaire.. Au cours de ses affectations, il enseigne à Moisians, dans la Somme, où il épouse Lucie Louise Regnault, née à Lille en 1818, fille d’un inspecteur des contributions directes. Puis Joseph est ensuite affecté dans le nord de l'Auvergne et Paul Gaffarel naît à Moulins. La famille arrive ensuite à Marseille où Joseph devient inspecteur d’académie. Ce dernier est chevalier de la Légion d'honneur et .
En 1870 Paul, en poste à Besançon, épouse en premières noces Édith Tournier. Ils ont deux enfants : Andrée, née en 1878, et Raymond, né en 1881. Ils divorcent en 1885. Il se remarie en 1915 avec Marie Pierre, enseignante, de 20 ans sa cadette, peu avant la mort de son fils.
Son fils Raymond devient conseiller de préfecture des Basses-Alpes le et sous-préfet d’Apt (Vaucluse) le . Pendant la guerre de 1914-1918, il est dans l'aviation comme observateur à l'escadrille . Il est décoré de la croix militaire et de la croix de la Légion d’honneur, et est nommé lieutenant. Blessé le , il meurt des suites de cette blessure le .
Éducation
Paul est élève externe au lycée Thiers à Marseille (1853-1854) ; puis, la famille ayant déménagé sur Paris, il y achève sa scolarité et entre en 1862. à l'École normale supérieure de Paris, où il est le condisciple de Gabriel Monod, Ernest Lavisse, Félix Alcan et Edgar Zévort : des esprits républicains modérés, en contraste avec le très conservateur directeur de l'école Désiré Nisard.
Il est agrégé d'histoire et géographie en 1865.
Il passe un doctorat ès-lettres en 1869 à la faculté de Paris.
Enseignement
Après son agrégation, il enseigne au lycée Thiers. l'histoire et la littérature en 1865-1866. Puis il est muté à la faculté de lettres de Montpellier. Après son doctorat de 1869 il est affecté à Besançon (professeur d'histoire au lycée de Besançon), Tours puis Angers (comme professeur titulaire), Dijon en 1873 (professeur suppléant d'histoire à la faculté de lettres de Dijon, dont il devient doyen). Après son échec politique aux législatives de 1893, il demande sa mutation à la faculté d'Aix-Marseille et l'obtient en 1901 : il enseigne à Aix-en-Provence de 1901 à 1913.
Sociétés savantes
Il est membre de la Société de géographie (un bastion du parti colonial où il est très actif) ; fondateur et président de la Société bourguignonne de Géographie et d'Histoire, vice-président de la Société de géographie de Marseille., président du groupe colonial de la Société de géographie de Marseille.
Politique et autres
A Dijon, il entre sur la scène politique en devenant d'abord conseiller municipal puis conseiller général. Guilhaumou définit ainsi son profil politique : une idéologie « républicaine et antimonarchiste, colonialiste et anti-ouvrière ».
Il est au conseil municipal en 1891-1892 et 1892-1896 (pour ces deuxièmes élections, il reçoit une très grosse majorité de voix et est nommé premier adjoint) et au Conseil général de 1882 à 1904. Il échoue aux élections législatives de 1893 et abandonne l'idée de jouer un rôle sur la scène nationale.
Après sa mutation à Aix-en-Provence, il est l'un des trois secrétaires généraux du comité directeur de l'Exposition coloniale de Marseille (1906). En , il est élu onzième adjoint au maire de Marseille (municipalité de Chanot) ; il est reconduit en 1914 jusqu'en 1919 (municipalité d'Eugène Pierre).
Il est nommé officier de l'Instruction publique en 1887, chevalier de la Légion d'honneur le , et reçoit plusieurs ordres étrangers.
En 1903, il est délégué par Édouard Marie Heckel pour représenter l'Institut colonial de Marseille, et par la Société de géographie de Marseille, à l'exposition coloniale d'Hanoï. Une fois sur place, il est élu vice-président du jury des récompenses.
Il décède le à son domicile de Marseille, 90 boulevard Longchamp.
Distinctions
Publications À part quelques titres, ses publications sont consacrées presque entièrement à la cause coloniale.
Outre les titres listés ci-dessous, d'autres publications sont disponibles sur les sites Internet archive, sur celui de la Bibliothèque de France (voir la section « Liens externes ») et ailleurs.
Livres . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Articles . . .
Références
Voir aussi Bibliographie . . .
Liens externes
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