L'astrologie conditionaliste est un courant de l'astrologie française. Pour ce mouvement, l'homme est influencé par l'hérédité, appelé lhéritage terrestre, et par le système solaire, appelé l'héritage céleste. Il ne prétend plus faire des prédictions exactes comme l'astrologie classique, mais affirme que la psychologie des individus dépend de la position des astres. L'astrologie conditionnaliste a tenté de s'éloigner des explications purement symbolique, figuratives et analogiques de l'astrologie traditionnelle, pour essayer d'y apporter à la fois une compréhension plus fine des signes du zodiaque et planètes.

Les phases inspirées de la réflexologie de Pavlov Jean-Pierre Nicola s'est inspiré du vocabulaire utilisé en neurophysiologie par Ivan Petrovitch Pavlov (excitation/inhibition) pour classer les signes, non par saisons, mais par périodesSuzel Fuzeau-Braesch, Que sais-je? n° 2481: L'astrologie, page 110. :

Le zodiaque conditionnaliste est basé sur une observation faite par Pavlov : Certains réflexes (respiration, succion et autres réflexes vitaux) sont considérés comme absolus et innés. D'autres, acquis peuvent modifier par une condition ses réflexes innés. Ce sont les réflexes conditionnels.. Pavlov dans sa célèbre expérience des chiens de Pavlov associe donc un stimulus conditionnel (le son d'une cloche) qui provoque alors un stimulus absolu (salivation). Pavlov remarque également que les réflexes conditionnels peuvent être caractérisé par leur excitation/inhibition, force/faiblesse, rapidité/lenteur mais également leur induction positive (une concentration de l'inhibition crée de l'excitation périphérique) ou négatives (une concentration de l'excitation renforce l'excitation périphérique). L'accroissement en durée d'un stimulus tendait à renforcer l'excitation de la réponse, tandis que son absence prolongée tend à renforcer son inhibition. Nicola remarque alors que si les réflexes conditionnels sont artificiellement produit par Pavlov en laboratoire, il est fort possible que la nature, elle-même servent "d'éducateur" et produise ses réflexes.

De là, Nicola observe :

Au printemps, le jour domine et croit. En été, le jour domine et décroit. En Automne, la nuit domine et croit. En Hiver, la nuit domine et décroit.

Il se demande alors si, le taux de luminosité n'aurait donc pas une incidence sur la nature de la personnalité et cherche une correspondance entre d'un côté les signes du zodiaque et de l'autre l'évolution de la psyché par la stimulation lumineuse propre au moment de sa naissance. Ainsi, au printemps, l'excitation tend à ne connaître aucune limite. En été, l'excitation domine et appelle l'inhibition (on parle alors d'inhibition bloquante). En automne, l'inhibition domine et appelle l'excitation (on parle d'excitation associative). En hiver, l'inhibition domine complètement, le stimulus ne répond plus (on parle d'inhibition extinctive).

Les signes de part et d'autres des équinoxes sont les signes qui sont témoins du changement de nuance. On leur associe alors le sens des contraires : un sens des nuances, le blanc n'est pas le noir, le noir n'est pas le blanc. Le signe des Poissons et du Bélier de part et d'autres de l'équinoxe du printemps, ainsi que le signe de la Vierge et de la Balance reçoivent ce trait. Chacun ayant la force lié à leur mois qui tend à résoudre ses distinctions (le Poisson se désensibilise aux distinctions (inhibition extinctive), le Bélier agit, tranche (excitation naturelle), la Vierge filtre (force d'inhibition bloquante), tandis que la Balance cherche le rapprochement (Excitation associative).

De même, pour les signes de part et d'autres des solstices où respectivement le jour ou la nuit domine massivement sur l'autre, reçoivent le sens des ensembles. Au solstice d'été, les Gémeaux et le Cancer, et au solstice d'hiver, le Sagittaire et le Capricorne. Le sens des ensembles est marqué par l'esprit de synthèse, la dissolution des nuances dans une globalité où les opposés sont minorés, les nuances sont estompés au profit d'une homogénéité globale. Les Gémeaux et le Sagittaire sont associés à la diffusion des ensembles (le "Un" devient multiplicité pour les Gémeaux, tandis que la multiplicité devient "Un" pour le Sagittaire). Tandis que le Cancer et le Capricorne sont associés à la fusion des ensembles. (le Un devient le Tout et inversement). Ils opèrent alors une sélection (ce qui mérite d'être dans le "Tout"). Le Cancer tentant de "garder tout ce qui peut être garder" tandis que le Capricorne tend à "épurer tout ce qui peut l'être".

Enfin, les signes de mi-saison sont marqué par l'induction qui centralise la force propre à la saison et intensifie le processus inverse en périphérie. Ainsi, le Taureau dont la saison est marquée par l'excitation naturelle, manifestera une inhibition en périphérie, on parle d'induction négative obsessionnelle. Le Scorpion, signe opposé qui possède également une induction négative, concentrera dans une zone une excitation associative (attraction magnétique), tandis qu'il possédera en périphérie une inhibition différentiel (sens des contrastes, des différences, distinction). Ainsi on peut retrouver les adjectifs propres à ses signes comme la sensualité et le confort pour le Taureau, et l'intensité et la méfiance chez le Scorpion (association forte sur certaines choses, accentuation des distinctions ailleurs). Ces deux signes étant marqués par la vitesse (d'excitation pour le Taureau, d'inhibition pour le Scorpion), on peut également retrouver l'effort opportuniste du Taureau et la "réactivité fine" du Scorpion.

Le Lion et le Verseau sont eux, associés à l'induction positive. Ainsi, le Lion concentrera l'inhibition bloquante sur une zone restreinte et une excitation débloquante périphérique autour, tandis que le Verseau concentrera une inhibition extinctive dans une zone restreinte et développera une excitation recréatrice/raviveuse en périphérie. On retrouve alors les adjectifs liés au Lion comme égocentrique (verrouillage de l'identité, déblocage alentour), capacité de direction (verrouillage de la vision, énergie débloquante active en périphérie), loyauté (verrouillage de l'objectif, fédération des sujets autour), ou encore les adjectifs liés au Verseau, visionnaire (extinction de l'ancien modèle, rappel des alternatives), avant-gardiste (extinction du modèle actuel, concentrations des modèles en marge), autonome libre (refus des cadres et relations proposés crée une excitation recréatrice du cadre et du pouvoir de dispositions des relations).

Les signes de mi-saisons sont des signes marqués par le passage du sens des contraires vers le sens des ensembles ou l'inverse. à ce titre il porte un sens unique intermédiaire : le sens des dosages. Chez le Taureau et le Scorpion qui passent du sens des contraires au sens des ensembles il faut alors doser les réactions franches et savoir être flexible sur la forme pour conserver le fond essentiel. Chez le Lion et le Verseau le passage se fait du sens des ensembles au sens des contraires. Il faut alors passer d'une dynamique de centralité vers une dynamique distribuée, et l'objectif de fond tend à attribuer davantage d'autonomies à la périphérie tant qu'ils ne rentrent pas en collisions.

Chaque signe ayant une réaction favorable dans certains contextes et non pas dans d'autres, il existe chez lui un versant "inadapté". Chaque caractéristique majeure et bénéfique est ainsi liée à un pendant négatif, un revers de la médaille.

Un Gémeaux qui a une force d'excitation naturelle aura une faiblesse d'inhibition. Un Sagittaire qui a une force d'excitation associative aura une faiblesse d'inhibition bloquante (contestation par la désinhibition). Un Vierge marqué par la lenteur d'excitation adapté, sera marqué par la vitesse d'inhibition inadapté (réaction phobique trop prompt).

Ainsi, le sens des contraires, des dosages et des ensembles possède chacun leur versant négatif respectivement la phase égalitaire, paradoxale et ultraparadoxale. En phase égalitaire les signes marqués par le sens des contraires ont une réaction égale à des stimulus fort et faible créant une réaction inappropriée face au stimulus trop fort, un manque de recul, de réactivité, d'une réponse plus élaborée. Les signes marqués par le sens des dosages possèdent des phases paradoxale où les stimulus faibles créent une réaction forte et inversement. Ainsi le signe sera marqué par un surdosage des réactions pour la moindre contrariété et inversement sous-pèsera certains stimulus. Enfin, les signes marqués par le sens des ensembles seront marqués par une phase ultraparadoxale où le bien est l'équivalent du mal, le beau et le laid se confondent, le grand et le petit sont de tailles égales. Dans cette phase, l'un vaut l'autre et le sens des contrastes disparaît au propice du flou.

Concrètement, cela donne. : Bélier : Force d'excitation (entousiaste), vitesse d'excitation (improvisateur), sens des contraires (décideur), faiblesse d'inhibition (l'impulsif), lenteur d'inhibition (l'incontrôlable), phase égalitaire (tout pour rien). Taureau : Force d'excitation concentrée et inhibition périphérique (obsession possessive), vitesse d'excitation (sens des opportunités), sens des dosages (calcul coût/opportunité), faiblesse d'excitation recréatrice/revivifiante (infertilité des perspectives), lenteur d'inhibition (le borné), phase paradoxale (réfractaire) Gémeaux : Force d'excitation, vitesse d'excitation, sens des ensembles (mille et une perspectives), faiblesse d'inhibition (inarrêtable), lenteur d'inhibition (l'incontrôlable), phase ultraparadoxale (tout se vaut) Cancer : Force d'inhibition bloquante (le cocon protecteur, l'action prudente), lenteur d'excitation (le timoré), sens des ensembles (le patrimoine intime, le cocon), faiblesse d'excitation associative (le pudique hypersensible), vitesse d'inhibition (réaction rapide face à ce qui est étranger au cocon), phase ultraparadoxale (l'un vaut l'autre, ce qui me fait du mal me fait du bien, ce qui est inacceptable est acceptable) Lion : Force d'inhibition bloquante concentrée et d'excitation débloquante en périphérie (le centre directeur), lenteur d'excitation (la maîtrise du plan), sens des dosages (le magnanime), faiblesse d'inhibition différentielle (le gonflé), vitesse d'inhibition inadaptée et phase paradoxale (le susceptible). Vierge : Force d'inhibition bloquante (le filtre), lenteur d'excitation (le méticuleux), sens des contraires (l'analyste tatillon), faiblesse d'excitation associative (le réfractaire), vitesse d'inhibition inadaptée (le phobique), phase égalitaire (l'angoissé impuissant) Balance : Force d'excitation associative (le sociable compréhensif), vitesse d'inhibition (l'arbitre), sens des contraires (respect légitime des points de vue), faiblesse d'inhibition bloquante et lenteur d'excitation (l'indécis), phase égalitaire (le complaisant-faire valoir) Scorpion : Force d'excitation associative concentrée et d'inhibition différentielle en périphérie (le loyal perspicace), vitesse d'inhibition (le trompe-la-mort), sens des dosages (le subtil), faiblesse d'excitation débloquante (le sceptique borné), lenteur d'excitation inadaptée (la hantise paranoïaque), phase paradoxale (le magouilleur à double-jeu). Sagittaire : Force d'excitation associative (le sociable), vitesse d'inhibition (l'arbitre), le sens des ensembles (le synthétiseur-intégrateur), faiblesse d'inhibition bloquante et lenteur d'excitation inadaptée (l'indécis mégalo), phase ultraparadoxale (la tour de babel : concilier l'inconciliable) Capricorne : Force d'inhibition extinctive et lenteur d'inhibition (l'ambitieux indétronable), sens des ensembles (le plan convenu), faiblesse d'excitation naturelle et lenteur d'excitation (l'insensible désabusé), phase ultraparadoxale (le radical totalitaire)