Salah Azaïz ou Salah Azaïez (), né le à Soliman et mort le à Tunis., est le premier chirurgien tunisien de l'histoire contemporaine et le précurseur de la chirurgie du cancer en Tunisie.
Biographie Études Issu d'une famille d'origine andalouse et sfaxienneSelon Ibn Abi Dhiaf, son arrière-grand-père Abou al-Abbas Ahmed dit Hmaïda a immigré de Sfax à Soliman pour se rapprocher d'Ahmed Bey. et né à Soliman en 1911., Salah Azaïz obtient son baccalauréat à l'âge de vingt ans et décide de poursuivre des études de médecine en France. Il suit son premier cycle d'études médicales à la faculté de médecine de Montpellier avant de terminer son deuxième cycle à la faculté de médecine de Paris en 1937, en impressionnant certains professeurs comme Pierre Duval. Reconnu surtout pour son talent de chirurgien, il devient ainsi interne puis praticien aux hôpitaux de Paris.
En 1940, il obtient son doctorat en médecine de la faculté de médecine de Paris, en soutenant sa thèse intitulée Grossesse tubaire et salpingo-ovarites., puis, en raison de l'occupation de la France par l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale, il décide de rentrer à Tunis pour s'y installer.
Carrière À Tunis, il commence sa carrière en tant qu'assistant de chirurgien puis devient le premier chirurgien de l'histoire contemporaine de la Tunisie à la suite d'un concours organisé par le docteur Jean Demirleau, chirurgien à l'hôpital Sadiki.
Exerçant à l'hôpital Sadiki ainsi que dans sa propre clinique qu'il ouvre à la rue El Jarra, il est le premier Tunisien à réaliser plusieurs manœuvres chirurgicales difficiles et le précurseur local de la chirurgie du cancer (particulièrement celui du sein).
Grâce à ces performances, il est nommé en tant que membre du décanat des médecins à Tunis, de 1948 à 1951., et devient en le premier médecin tunisien à être élevé au grade de chirurgien en chef à l'hôpital Sadiki sous l'influence de Mohamed Ben Salem, ministre de la Santé.Cette décision du gouvernement Chenik n'entre en vigueur qu'après sa ratification par Louis Périllier, résident général de France en Tunisie, en ..
Engagement patriotique Outre l'exercice de son métier, il se fait aussi connaître pour ses activités politiques. En effet, il soigne les combattants blessés et les fellagas lors de leurs confrontations avec l'armée française, au cours des rébellions armées des années 1950. Il cache de même de grands dirigeants de la résistance, dont Ali Essid, dans sa propre clinique.. En raison de cet engagement, sa clinique est fouillée plusieurs fois par les autorités du protectorat français.
Ce soutien nationaliste lui vaut aussi d'être sélectionné le parmi les quarante personnalités tunisiennes qui discutent les réformes imposées par Jean de Hauteclocque.
Fin de vie Ennuyé par ses activités médicales et politiques, son état de santé commence à se détériorer dès le printemps 1953. Il finit par mourir brusquement à l'âge de 42 ans, le , dans sa propre clinique de Tunis alors qu'il s'apprête à réaliser une opération chirurgicale.
Publications Passionné par la recherche scientifique en chirurgie, il publie quelques travaux scientifiques dont : . .
Mémoire
vignette|Institut Salah-Azaïz.
L'Institut national de cancérologie, centre de référence en Tunisie pour la surveillance, le diagnostic et le traitement des cancers fondé en 1969, est baptisé « Institut Salah-Azaïz » en son honneur.
Des rues Salah-Azaïz sont également baptisées en sa mémoire dans quelques villes tunisiennes comme Menzel Bouzelfa (Nabeul). et Mtorrech (Gabès)..
En , un hommage lui est rendu lors d'un congrès intitulé Soin des atteints par le cancer : rôle et accompagnement et organisé par l'hôpital de Soliman.
Notes et références
Catégorie:Médecin tunisien du XXe siècle Catégorie:Chirurgien tunisien Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Montpellier Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Paris Catégorie:Naissance à Soliman Catégorie:Naissance en novembre 1911 Catégorie:Décès à Tunis Catégorie:Décès en juillet 1953 Catégorie:Décès à 41 ans Catégorie:Article du projet WikiLeaders Catégorie:Article du projet TunSci