Engie est un groupe industriel énergétique français. Son principal actionnaire est l'État français, qui détenait, fin 2025, un peu moins d'un quart de son capital.

Le groupe naît le d'une fusion entre Gaz de France (GDF) et Suez. En , le groupe annonce le changement de son nom commercial, « GDF Suez » devenant « Engie », dénomination sociale du groupe à partir du .

En 2016, le groupe s'engage dans une profonde mutation visant la transition énergétique et le numérique. Sa stratégie industrielle évolue, marquée par les changements de gouvernance.

En 2021, Engie compte .. En 2022, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de d'euros, en hausse de 62,2 %..

Coté à Bruxelles, Luxembourg et Paris, le groupe est présent dans les indices boursiers , BEL20 et .

Histoire Le groupe GDF Suez, qui deviendra Engie, est né en 2008 de la fusion entre Gaz de France, groupe énergétique français spécialisé dans le transport et la distribution de gaz naturel créé en 1946, et Suez, un des leaders mondiaux dans les domaines de l'énergie (gaz et électricité) et de l'environnement (eau et propreté), créé en 1858.

Fusion Gaz de France - Suez Le projet de fusion entre les groupes Gaz de France et Suez a été annoncé officiellement pour la première fois au public le .

Ce projet visait officiellement à contrer une menace d'offre publique d'achat hostile sur Suez par l'italien Enel. Dans le cadre de son discours sur le « patriotisme économique », le Premier ministre Dominique de Villepin annonçait alors la fusion du groupe public Gaz de France avec le groupe privé Suez : ..

Pour permettre cette fusion, la loi relative au secteur de l'énergie. prévoit, dans son , la privatisation de Gaz de France. La participation de l'État devait ainsi baisser de 70 % (son niveau minimal prévu par la loi du relative au service public de l'électricité et du gaz et aux entreprises électriques et gazières) à 34 % environ. Elle prévoyait une parité d’échange de Gaz de France pour Suez.

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Économie et des Finances, s'est, d'abord opposé, pendant plusieurs mois, au projet du gouvernement Villepin de fusionner les deux entreprises avant de l'accepter.. Ce projet de fusion a été longtemps critiqué, non seulement par l'ensemble de la gauche, qui craignait une hausse des prix de la consommation, mais aussi par les gaullistes sociaux. Ainsi, Marc-Philippe Daubresse, député UMP du Nord et ancien ministre délégué au Logement, déclarait que « tout cela manque de souffle et d'ambition européenne », tandis que Claude Gaillard, député UMP de Meurthe-et-Moselle, affirmait que ..

Selon Le Canard enchaîné, que la menace d'Enel, agitée par Breton et Villepin, n'était qu'un prétexte, et que la fusion était en réalité .

Cette fusion est finalement retardée en par la cour d'appel de Paris., pour défaut d'information au Comité d'entreprise de Gaz de France, et repoussée à nouveau par le Conseil Constitutionnel jusqu'après le ., soit après l'élection présidentielle. Les représentants du personnel de Gaz de France (Comité central d'entreprise, Comité central européen…) se sont à plusieurs reprises prononcés contre le projet de fusion. Selon eux, ce projet était avant tout politique et financier et ne contenait pas de projet industriel optimisé.

Juridiquement, il s'agit d'une absorption de Suez par Gaz de France. Politiquement, on parle de fusion entre égaux. Pratiquement, la taille et la puissance réelle des groupes, les schémas managériaux post fusion ainsi que les profils des dirigeants dessinaient une prédominance industrielle de Suez sur Gaz de France.

Plus d'un an et demi après l'annonce de leur rapprochement, Suez et Gaz de France officialisent le leur fusion, qui donne naissance à un nouveau géant énergétique européen, en même temps que Suez Environnement acquiert une existence distincte. Dans le contexte de scission EDF-GDF, les dossiers des de clients de Gaz de France sont transférés vers GDF Suez.

Post-fusion et acquisition d' Le , la Commission de régulation de l'énergie (CRE) rend publique la formule de calcul de l'évolution des coûts d'approvisionnement de GDF Suez..

À la suite de la polémique des années 2000 sur les stock-options, GDF Suez est, en 2011, l'un des premiers grands groupes français à renoncer à ce type de rémunération.

GDF Suez annonce le son rapprochement avec l'électricien britannique . Elle doit apporter une partie de ses activités, dont celles regroupées sous le nom de GDF Suez Energy International (Amérique latine, Amérique du Nord, Moyen-Orient, Asie, Afrique) et celles au Royaume-Uni et en Turquie, à « Creation of the global leader in independent power generation », GDF Suez, p. 10.. L'opération donne naissance à .. Le groupe français reçoit en échange 70 % du capital de la société britannique...

Le rapprochement entre plc et GDF Suez Énergie International est approuvé le à plus de 99 % par l’assemblée générale des actionnaires d’.. Elle renforce également la production d’électricité et le leadership mondial de GDF Suez dans le secteur des services aux collectivités (). Le groupe devient ainsi le mondial du secteur par son chiffre d’affaires de plus de d'euros en 2009, ainsi que la de type en Europe par le volume de gaz géré (plus de )..

GDF Suez paye cher pour l'acquisition, mais devient en 2012 le premier producteur d'électricité du monde en chiffre d'affaires. Le groupe cumule d'euros de dette en 2012. Selon une ex-dirigeante, le rachat est en 2021 un échec : ..

En , GDF Suez annonce le rachat de , une filiale de services énergétiques du groupe Balfour Beatty, pour un montant inconnu.. En , GDF Suez, à travers sa filiale Cofely, acquiert pour de dollars l'entreprise américaine Ecova, présente dans l'optimisation énergétique et qui emploie ..

2015 - 2017 : GDF Suez devient Engie - désengagement de l'État Le , le groupe GDF Suez annonce qu'il prend pour nom la marque « Engie »... La dénomination sociale, quant à elle, prend aussi ce même nom à la suite de l'assemblée extraordinaire des actionnaires le .

En , Engie acquiert 95 % de Solairedirect pour un montant indéterminé permettant de faire passer sa production d'énergie photovoltaïque de .

En , Engie acquiert TSC, une entreprise australienne présente dans les services énergétiques (climatisation, chauffage) et employant Anne Feitz, Engie enchaîne les rachats dans les services à l'énergie Les Échos, ..

Engie conclut, en , un accord avec la société russe Gazprom afin d'adapter le prix de leurs contrats d’approvisionnement de gaz à long terme..

En , Engie acquiert 80 % de l'entreprise californienne , spécialisée dans le stockage d'énergie. sur batteries.

Le , Engie annonce avoir remporté un contrat en Arabie saoudite pour la construction d'une centrale de cogénération d’électricité pour une valeur de de dollars. Ce contrat couvre la construction, l'exploitation et la maintenance de la centrale « la plus efficace du pays » selon la direction..

En , Engie annonce la vente de sa participation dans une coentreprise en Asie et aux États-Unis pour d'euros à Dynegy.. En , Engie vend sa participation de 40 % dans , filiale spécialisée dans la construction de centrales nucléaires au Royaume-Uni, à Toshiba pour d'euros.. Le même mois, Engie monte sa participation de dans la Compagnie du Vent..

En janvier et en , l'État français procède à des ventes de participations dans le capital d'Engie (un bloc de 4,1 % de capital en puis un bloc de 4,56 % du capital début ). Le , l'État, au travers de l'Agence des participations de l'État, ne détient plus que 24,1 % du capital et 27,6 % des droits de vote d’Engie...

Le projet de loi PACTE autorise l'État à céder l'intégralité de sa participation dans Engie, soit 24,1 % des actions et 34,8 % des droits de vote. L'État conserve une action spécifique lui donnant le droit de s'opposer aux décisions les plus stratégiques. La loi autorisera également GRTgaz à ouvrir son capital à des investisseurs privés ; elle imposera désormais seulement une « détention majoritaire » du capital par Engie ou des entités publiques, alors que cette obligation concernait auparavant l'intégralité du capital (Engie 75 %, Caisse des dépôts et CNP Assurances 25 %)Loi Pacte : GRTgaz pourra s'ouvrir au privé, Les Échos, 19 juin 2018..

Annonces successives de sortie du charbon En 2013, le groupe annonce son intention de devenir le leader de la transition énergétique et a notamment émis une obligation verte d’un montant de , en 2014Gérard Mestrallet : comment empêcher l'Europe d'aller dans le mur…, Entretien avec Gérard Mestrallet sur le site de l'Expansion, .Marina Alcaraz, Succès pour l’émission d’obligations vertes de GDF Suez, Les Échos, ..

Depuis 2014, Engie renforce ses investissements dans les énergies peu émettrices de Engie veut devenir leader de la transition énergétique, interview de Gérard Mestraller, BFM TV, le . (les énergies renouvelables telles que l'éolien, le solaire, la géothermie, la biomasse et l'hydroélectrique), ainsi que dans les services à l’énergie pour les collectivités, les entreprises et les particuliersJean-Michel Bezat, GDF Suez se réorganise pour être un acteur clé de la transition énergétique, Le Monde, .GDF SUEZ présente son nouveau projet d’entreprise afin d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie de développement, communiqué de presse, Engie, ..

En 2015, Engie annonce sa décision d’arrêter ses investissements dans le charbon.

En 2015, lorsque Engie s'est engagé à ne plus construire de nouvelles centrales à charbon, il a explicitement exclu les contrats déjà signés pour des projets au Chili, au Brésil et au Maroc. Engie doit les revendre après leur mise en service pour tenir ses engagements. Au Maroc, la centrale de Safi () doit entrer en service en 2018 ; c'est un investissement de d'euros qu'Engie partage avec le japonais Mitsui et le marocain Nareva. Au Brésil, la nouvelle usine est mise en vente avant d'être inaugurée. Le charbon représente 31 % des nouvelles capacités en construction d'Engie, devant les centrales au gaz (25 %), l'éolien (22 %) et le solaire (20 %). Le groupe cherche aussi à céder ses centrales à charbon en Allemagne et aux Pays-Bas, mais les négociations n'ont pas encore aboutiEngie : le difficile désengagement du charbon, Les Échos, 4 avril 2018..

En , Engie annonce sa sortie définitive du charbon..

A compter de janvier 2021, la gouvernance d'Engie s'articule autour du binôme suivant : Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d'administration chargé de définir la nouvelle vision stratégique du groupe et Catherine McGregor en qualité de directrice générale dont la mission est de mettre en œuvre la transformation opérationnelle du groupe. Sous leur impulsion conjointe, Engie officialise une politique climatique visant l'objectif "Net Zéro Carbone" à l'horizon 2045 sur l'ensemble de sa chaîne de valeur. Cette trajectoire stratégique repose sur plusieurs axes majeurs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 90% par rapport à 2017, l'accélération de la production d'énergie renouvelable, l'arrêt de l'exploitation du charbon en 2025 en Europe et en 2027 dans le reste du monde, le développement de la production de gaz "vert" ainsi que la promotion de la sobriété énergétique.

2016-2022 : projet de transformation du groupe

Mandat d'Isabelle Kocher À son arrivée à la direction générale d’Engie en 2016, Isabelle Kocher entame une transformation profonde et rapide des métiers de l’entreprise.. Celle-ci se traduit par une volonté de favoriser la transition énergétique en développant des énergies « décarbonées ». Pour cela, Engie cède tous ses actifs dans le charbon et se désengage de l’amont pétrolier et gazier (exploration-production et transport), au profit d’investissements dans les services et les énergies renouvelables.