Émile Gustave Duval, né le à Saint-Jacques-sur-Darnétal (France) et mort le à Rouen (France)Archives départementales de la Seine-Maritime, commune de Saint-Jacques-sur-Darnétal, année 1911, acte de naissance , avec mention marginale de décès, fut un résistant français emprisonné avec des militants de Combat Zone Nord.

Famille Les deux frères Duval, cultivateurs, dont le père, cultivateur, a été tué pendant la Grande Guerre, sont pupilles de la nation. En 1932, Émile a épousé Marie-Joséphine, pupille de la Nation, dont le père, cultivateur, a été tué en 14-18. Ils ont trois enfants.

Résistance Le , un B17 de l'US Air Force est abattu au-dessus du canton de Darnétal au retour du bombardement des usines Renault à Boulogne-Billancourt. Le crash fait 2 morts, 7 prisonniers et 1 évadé le sergent Clifford Donald Fisher, alors âgé de 24 ans. Celui-ci se réfugie chez les religieuses de la Compassion à Saint-Jacques-sur-Darnétal. Le 5 avril au matin vers 7 h, les 2 frères Duval et leur cousin Legay transportent l'aviateur à Connelles (Eure) chez des amis sûrs, les Weiss, père et fils.

Le jour même, , à midi, Émile Duval est arrêté, sur dénonciation, par les autorités allemandes et emprisonné à Rouen. Son frère Fernand et son cousin Albert Legay subissent le même sort le lendemain 6 avril.

Le , ils comparaissent devant un tribunal militaire de la Wehrmacht, le FK 571.

Le 25 juin 1943, Albert Legay et Fernand Duval sont condamnés à mort. Émile Duval est condamné à dix ans de travaux forcés.

Déportation Le , les deux condamnés à mort sont graciés. Les trois hommes sont déportés en Allemagne au mois d'août 1943.

Déporté à Dora, Albert Legay meurt à Bergen-Belsen, le .

Déporté à Hinzert (camp de concentration), Fernand Duval meurt à Wittlich, le .

Transféré à Fresnes, Émile Duval est déporté à Karlsruhe, en même temps que Bruno Weiss, le . Émile est transféré à Rheinbach puis à Sarrebruck, le .

De Sarrebruck, il est envoyé à Sonnenburg, dans le même transport que René Maury, Charles Varcin, Charles Genot, Pierre Bourson, Louis Bridet, Gilbert Chevance, Philippe Le Forsonney, Pierre Le Rolland, Louis (Auguste-Hippolyte) Royer, Robert Toustou et Paul Coty.

Le , il est à Wolfenbuttel où il retrouve Philippe Le Forsonney.

Le , les détenus de Wolfenbuttel sont transportés à Magdebourg.

Le , Émile Duval et Philippe Le Forsonney font partie du groupe d'éclopés relâchés dans la poche allemande de la rive orientale de l'Elbe. Ensemble, ils errent jusqu'au , date de leur libération à Burg (Saxe-Anhalt), par l'Armée soviétique. Le suivant, ayant repassé l'Elbe avec une colonne de prisonniers de guerre français, ils sont rapatriés par l'US Army.

Bruno Weiss a survécu aux camps. Son fils a été fusillé à Rouen

Distinctions Medal of Freedom

Sources Archives municipales de Saint-Jacques-sur-Darnétal Bureau des anciens combattants et victimes de conflits contemporains Fondation pour la Mémoire de la Déportation Archives départementales de la Seine-Maritime

Notes et références

Catégorie:Résistant français Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Récipiendaire de la médaille de la Liberté Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Naissance dans la Seine-Inférieure Catégorie:Naissance en août 1911 Catégorie:Décès en mai 1970 Catégorie:Décès à Rouen Catégorie:Décès à 58 ans