La maison Dupeyré est l'un des rares hôtels particuliers de la fin du subsistant à Mont-de-Marsan, préfecture du département français des Landes. Elle est inscrite aux monuments historiques par arrêté du . Consulté le 25 juillet 2010.
Présentation Située au 46 rue Armand-Dulamon proche de l'hôtel Brettes, la maison Dupeyré est l'une des maisons bourgeoises les plus ornées de la ville. Elle est inscrite entièrement, y compris sa cour intérieure et son bâtiment nord.
Architecture Les plans de cette maison bourgeoise ont longtemps été attribués à l'architecte parisien Victor Louis (1731-1800)La maison Dupeyré, panneau de présentation réalisé par la Ville de Nantes et les Monuments historiques, consulté sur site le 07 février 2023. Cette hypothèse est depuis remise en question. S'élevant sur trois niveaux d'habitation, elle est couverte d'un toit brisé percé de fenêtres. La façade comporte au rez-de-chaussée quatre baies cintrées à encadrement de pierre, surmontées de médaillons à motifs floraux. Les portes sont encadrées de pilastres et la porte d'entrée est surmontée du monogramme de la famille. La propriété d'origine possède une cour, un jardin, des dépendances, dont des écuries. L'ensemble constitué par le rez-de-chaussée, étage, grenier, écurie, remise, cour intérieure et jardin occupe une superficie de 11 ares, 37 centiares.
Historique Origines En 1751, Étienne Dupeyré (v.1707 - ), juge à Labrit, achète une ancienne maison à Mont-de-Marsan, dite « maison de Lafarge », presque à l'état de ruines. À son décès trois ans plus tard, il laisse une veuve, Anne Corrent (1727 - ), et un fils prénommé Jean (Labrit, - Losse, ). Le , Jean Dupeyré, devenu lieutenant criminel du sénéchal de Marsan, donne procuration pour l'achat au sieur Fageau aîné, maître de musique, de la « maison de Magen » et son petit jardin attenant. Les deux parcelles mitoyennes, acquises par le père en 1751 et par le fils en 1787, offrent l'emprise nécessaire à l'édification après cette dernière date par Jean Dupeyré de sa résidence pour s'y établir avec sa familleSa femme Jeanne Dupeyré (? - 10 septembre 1798), lui est apparentée. Il l'épouse en janvier 1770. Le couple a un fils lui-aussi prénommé Jean (Labrit, 20 janvier 1771 - Mazerolles, 4 octobre 1853) . Elle s'appuie sur les anciens remparts de Mont-de-Marsan (enceinte du Bourg-Neuf)Voir la fondation de Mont-de-Marsan, à hauteur de la plus ancienne des deux portes Campet, dont les traces d'arrachement sont encore visibles à gauche de la porte principale. Une annonce concernant la location ou la vente de la maison Dupeyré, sise rue de la préfecture, paraît dans le Journal des Landes daté du .
Après la famille Dupeyré Le bâtiment est acquis en 1899 auprès des descendantes de la famille DupeyréJean Dupeyré (né en 1771) et son épouse Marie Catherine Saint-Girons (Bordeaux, 1776 - Cazaubon, 25 octobre 1868) ont un fils, également prénommé Jean (1795 - 10 décembre 1874), qui deviendra président du tribunal de première instance de Mont-de-Marsan. De l'union de ce dernier le 16 octobre 1838 avec Rose Castelnau (1817 - 24 octobre 1897) naissent trois filles, Marie, Henriette et Louise, qui héritent de cette maison au décès de leur père en 1874 et la cèdent en 1899. par l'abbé François-Jules Gieure, alors supérieur au grand séminaire d'Aire-sur-l'Adour, pour son compte personnel contre la somme de 18 000 francs. Le , François-Jules Gieure, devenu entretemps évêque de Bayonne, revend le bien pour la somme de 12 000 francs, à l'abbé Jean Dubois, aumônier à l'hôpital de Mont-de-Marsan, et à l'abbé Rémy Lanavère, aumônier au pensionnat Jeanne d'Arc, avec une clause disposant que la maison reviendrait en pleine propriété au survivant des deux. Le , la Société civile immobilière de Mont-de-Marsan est fondée par l'abbé Jean Dubois, devenu curé de Cère, avec Camille Brettes et Paul Lascourrèges, propriétaires, dont l'objet est l'exploitation de l'immeuble. Celui-ci est mis à disposition à titre gracieux pendant plusieurs années d'organismes s'occupant de l'éducation moralisatrice de la jeunesse. Le , la SCI devient membre fondateur de l'Association d'instruction, d'éducation et de développement physique et moral de la jeunesse de Mont-de-Marsan et lui fait apport de l'immeuble. Le , une petite partie de l'ensemble, servant jadis d'écurie et en très mauvais état, est vendu par l'association. Le reste du bâtiment accueille le carrefour des jeunes (lieu d'accueil d'étudiants et de jeunes travailleurs) et l'aumônerie des lycées jusqu'en 1977, date de sa revente à des investisseurs.
Galerie
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Article connexe Liste des monuments historiques des Landes Histoire des Landes
Liens externes
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