La famille de la Balme ou de La Baulme, dite aussi de La Baume de la Balme et de La Baume-Saint-Amour, est une famille noble originaire du Bugey.
Cette famille donne plusieurs branches, notamment les seigneurs de La Balme-sur-Cerdon, en Bugey, éteints au ; les seigneurs de Longefan et de la Molière en Savoie, éteints en 1550 et à la fin du , ainsi que les seigneurs de Saint-Amour fixés en Franche-Comté après l'achat de cette seigneurie en 1548, avec Château-Neuf et Balanod — acquisition renforcée par le mariage de Philibert II de La Baume/La Balme, seigneur de Peres et Corgenon : cf. Loriol, avec Françoise/Jeanne Damas de Digoine, dame de St-Amour — érigée en comté de Saint-Amour en leur faveur en 1570. Le dernier comte de La Baume-Saint-Amour meurt en 1761.
Patronyme Le nom de cette famille prend différentes formes selon les documents médiévaux et dans la présentation des auteurs spécialistes de la région. Il peut y avoir parfois, dans les documents anciens, confusion avec une des familles de La Baume ou de La Balme. Le comte Amédée de Foras, dans une présentation de la famille différente de La Balme d'Apremont (Savoie), introduit ainsi sa notice (lire en ligne)..
Samuel Guichenon, dans son Histoire de Bresse et de Bugey (1650), donne pour nom principal à son article la famille La Baulme, bien qu'il alterne ensuite dans son développement avec la forme de La Balme (lire en ligne)., ainsi qu'une mention isolée de « la maison de La Baume S. Amour » (lire en ligne).. Ce dernier rappelle, par ailleurs, en introduction que l'arbre généalogique de cette maison présenté par Emmanuel-Philibert de Pingon « était supposée et pleine de fables », les liant notamment avec les La Baume dit Monrevel (lire en ligne).. Le comte de Foras, dans une note de bas de page, fait remarquer que la démonstration de Guichenon (lire en ligne).. Il note avec sévérité ; en fait, Guichenon semble bien avoir raison, et l'on doit sans doute distinguer les La Balme/La Baume du Bugey (connus depuis le ) : La Balme (et St-Amour), des La Baume de Bresse (citée un siècle après) : Montrevel ; certes la ressemblance est troublante entre les blasons : D'or à la bande d'azur pour la famille bugiste, D'or à la bande vivrée d'azur pour la famille bressane (ce qui évoque une branche cadette, aux armoiries nuancées d'une brisure), mais cette dernière a pu forger ses armes ainsi pour se rattacher à la première, plus ancienne et plus prestigieuse au début, même si plus tard les Montrevel ont connu de bien plus grandes illustrations.
L'historien et juriste François Ignace Dunod de Charnage dans son Histoire des Séquanois et de la province séquanoise (1737), reprend en partie le travail de Guichenon et introduit une notice au nom de la « Maison de la Baume-S. Amour »François Ignace Dunod de Charnage, Histoire des Séquanois et de la province Séquanoise, tome second, chez de Fay, 1737, 635 pages, (lire en ligne)..
Le généalogiste François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, dans son Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique (1757) sous le nom « Baume-sur-Cerdon » écrit François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, Volume 1, 1757, (lire en ligne). (Montrevel, Mont-St-Sorlin et St-Martin sont des fiefs des La Baume-Montrevel ; Fromentes et St-Amour, des fiefs des la Baume-St-Amour). Sous le nom suivant « Baume de Saint-Amour », il cite quelques membres de la famille de La Baume, comtes de Saint-Amour. Dans la généalogie qu'il donne de cette famille dans son Dictionnaire de la noblesse... (1771) sous « Baume, ou Baulme-Saint-Amour (La) », il donne le nom « de la Baulme » au premier auteur de la filiationFrançois-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse..., tome 2, seconde édition, La veuve Duchesne, 1771, (lire en ligne)..
Gustave de Rivoire de La Bâtie, dans L'armorial de Dauphiné (1867), possède deux entrées. Tout d'abord, on trouve « Balme (la) » (lire en ligne). et une seconde « Baulme & Balme (la) » (lire en ligne).. Pour la première, il indique Dans la seconde, il précise que . Quelques années plus tard, Edmond Révérend Du Mesnil (1832-1895), dans son Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey et Franc-Lyonnais, d'après les travaux de Guichenon, d'Hozier(1872), donne le nom « La Balme » à une notice (lire en ligne).. Il conclut pourtant par « leurs armoiries sont indiquées plus loin sous le nom de « La Baulme-Saint-Amour » et il donne le nom « La Baume-Saint-Amour » à une autre notice (lire en ligne).. Il l'introduit à nouveau en précisant, tout comme Guichenon, qu'elle semble distincte des La Baume-Monrevel, citant toutefois les différentes branches données par La Chenaye-Desbois.
Amédée de Foras, dans son Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie (1863, vol.1), présente cette famille sous la forme « Balme (de La). Seigneurs des Terraux, en Valromey, de Longefan et de La Molière, en Savoie ». Il donne deux écus avec les armes des « La Baulme, seigneurs de La Balme et de Fromente-sur-Cerdon, comtes de Saint-Amour, d'où sont issus les La Balme (La Balme-en-Valromey : cf. Vieu), seigneurs des Terraux (ou des Terreaux : à Valromey) et de Prangin » et celles des « La Balme de La Molière, issus des seigneurs des Terraux, en Valromey ».
Il existait en Maurienne une famille de La Balme, originaire de Montvernier (ou Montvarnier), à propos de laquelle le comte de Foras écrit (lire en ligne)..
Héraldique
Branche des La Balme, seigneurs de Terreaux, ayant donné les La Balme de la Molière : 40px D'azur à trois bandes d'or.
Titres et possessions Titres La branche de la Baume-Saint-Amour a porté les titres suivants : Comte de Saint-Amour (Jura)Corneille Saint-Marc, Le siège de Saint-Amour en 1637, publié dans le Bulletin de la Société d'agriculture, science et arts de Poligny, Poligny, 1863, page 22 (lire en ligne) (érection de la terre de Saint-Amour en comté en 1570 par Philippe II en faveur de Louis de La Baume ; Prince de SteinhuseLouis Moréri, Le grand dictionnaire historique..., Les Libraires Associés, 1759, page 210 (lire en ligne). (au comté d'Alost, par le mariage d'Antoine de La Baume de La Chaux avec Jeanne, fille de Jean Richardot prince de Steenhuysen); Marquis d'YenneJules Chifflet Mémoires et documents inédits, pour servir à l'histoire de la Franche-Comté, Volume 5, Besançon, 1867, page 55 (lire en ligne) ; Baron de Beaujeu (par le mariage d'Emmanuel-Philibert de La Baume St-Amour — frère aîné d'Antoine — avec Hélène Perrenot de Granvelle) ; Baron de Saint-Loup (par héritage des Poupet).
Seigneuries Les différentes branches ont été seigneurs notamment de La Balme-sur-Cerdon, de Fromentes sur Cerdon (Ain), de Longefan, de La Biolle, de la Molière (Savoie), des Terreaux (en Valromey), de Château-Neuf, de Balanod, de Saint-Amour (Jura ; ces trois dernières seigneuries en 1548, par achat et par héritage des Damas de Digoine : voir le chapô de l'articleAlphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent : département du Jura : page 257, Montagna et Château-Neuf, Bintot, 1856 (lire en ligne).)
Histoire La famille de La Balme est une famille originaire de La Balme-sur-Cerdon, en Bugey et tire son nom du château qui M. Corneille Saint-Marc, Tablettes historiques, biographiques et statistiques publié dans Mémoires de la Société d'émulation du Jura, Lons-Le-Saulnier, 1869, page 61 (lire en ligne).. Elle serait apparue vers le . Le premier membre mentionné serait le chevalier Hugues de La Balme (ou de la Baume), vers 1080-86 dont l'un des fils, Hugues de la Balme ou de la Baulme, deuxième du nom, continua sa descendance qui forma les seigneurs de Fromentes, la Balme-sur-Cerdon et de Perès, comtes de Saint-Amour.
Deux rameaux se sont installés en Savoie, l'un à Longefan et l'autre à la Molière (à la Biolle). Ils se sont éteints vers 1550 environ pour le premier et à l'époque de la Révolution française pour le second.
Le chevalier Philibert de La Baulme, seigneur de Perès, en Bresse, et de Vertrieu, en Dauphiné, échanson du roi Louis XI, épouse Françoise Bouchard de Montflory, dame du Marterey en Dauphiné, terre que ses descendants possédaient encore en 1560.
La famille de La Balme, en Bugey, s'est éteinte, en ligne masculine, au avec Claude de La Baume, seigneur de la Balme-sur-Cerdon qui est en 1561 conseiller et maître d'hôtel de la reine de Navarre, Jeanne d'Albret. Claude de La Baume a eu deux filles, l'une d'entre-elles, Marie, dame de La Balme-sur-Cerdon a épousé Claude de Mareste, seigneur de Chavanne, la seconde est morte sans postérité.
Une branche s'est fixée en Franche-Comté lors de l'acquisition qu'elle a faite de la terre de Saint-Amour en 1548 et elle a porté dès lors le nom de La Baume-Saint-AmourEugène de Beauséjour, Quelques document relatifs à la terre, à la seigneurie et au nom de Grandvelle publié dans le Bulletin de la Société d'agriculture, lettres, sciences et arts du département de la Haute-Saône, 1898, page 45, note 2..
L'historien Dom Paul Benoit, à propos des abbés de Saint-Claude, nomme Guillaume V issue de Paul Benoit, Histoire de l'abbaye et de la terre de Saint-Claude, Montreuil-sur-Mer, 1009 pages, , « 1375 » (lire en ligne)..
Emmanuel-Philibert de La Baume-St-Amour épousa en 1599 Hélène Perrenot de Granvelle, fille de Frédéric Perrenot de Granvelle, lui-même frère du cardinal de Granvelle. Les comtes de La Baume-Saint-Amour héritent de la fortune patrimoniale de la famille Perrenot de Granvelle, et notamment de la collection d'art commencée par le chancelier de Charles Quint Nicolas Perrenot de Granvelle ainsi que du palais Granvelle à BesançonAuguste Castan, Musées de Besançon dans Inventaire général des richesses d'art de la France, E. Plon, 1891, page 79 (lire en ligne)..
Jacques-Philippe de la Baume, dernier comte de Saint-Amour, mort dans son château de Champtonnay, près de Gray, le institue par son testament daté du château de Saint-Amour du , le marquis de Choiseul-La Baume pour son héritier universelGaston de Beauséjour, Les derniers jours du château de Pesmes, publié dans les Procès-verbaux et Mémoires, Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon, P. Jacquin, 1902, page 49, note 2 (lire en ligne)..
Filiation Voici un essai généalogique, d'après La Chesnaye des Bois. et Moréri. : Hugues de La Balme en Bugey (fl. 1080) ; père de - Hugues II (fl. 1120) ; père de - Hugues III (fl. 1147 ; ∞ à Alix, fille de Roland de Binan ; dans sa fratrie, se trouveraient Aimé (co-seigneur de La Balme-sur-Cerdon), Guillaume (souche des seigneurs de La Picarderie (La Picarderée), de Genesey et de Corleyson), et Isar (souche des seigneurs de Langes sur Cerdon, de/du Morterey et de Ramasse) : La Picarderie et Langes sont deux châteaux disparus, à la localisation inconnue, sans doute près de Cerdon, La Balme et St-Alban.) ; Hugues III est père de Guillaume de La Balme (qu'on dit souche des seigneurs de La Balme, des Terreaux et de Prangin en Valromey, du Bouchet en Dauphiné, de Molières en Savoie avec sans doute aussi Longefan ; c'est peut-être cette branche qui aurait essaimé à Vertrieu en Dauphiné, dont les seigneurs venus d'Amblard, fl. 1340, sont dits issus des La Balme en Bugey), et de - Humbert de La Balme-sur-Cerdon, ∞ vers 1230 Huguette de Beauregard, dame de Fromente(s) ; ces derniers sont parents de - Humbert II, sire de La Balme-sur-Cerdon et de Fromente († 1289 ; dans sa fratrie, se trouverait Anselme, souche des seigneurs de Bo(s)ches), lui-même père de : Guillaume III (cf. section « Personnalités »), de Pierre (III) (cf. section « Personnalités »), de Jean (II) (cf. section « Personnalités »), et de leur frère aîné, autre - Jean, qui suit :