Le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (en , en ), abrégé respectivement en POSL et en LSAPLSAP est plus couramment utilisé, bien que le sigle français POSL est aussi utilisé par le parti. ., est un parti politique du Luxembourg de type social-démocrate.., membre du Parti socialiste européen, de l'alliance progressiste et de l'Internationale socialiste.

Le LSAP est le troisième parti le plus représenté à la chambre des députés, avec sur 60 après les élections législatives de 2023 et a un siège sur six au parlement européen après les élections européennes de 2024.

Initialement social-démocrate, avec une aile socialiste démocrate, le LSAP a historiquement une forte image de parti de la classe ouvrièreHearl (1987), .. Il est proche de la Confédération syndicale indépendante du Luxembourg (OGB-L), la plus grande centrale syndicale du pays, mais ne possède pas de liens formels avec eux. Le LSAP est particulièrement puissant dans la circonscription Sud, contrôlant de nombreuses communes des Terres Rouges, le cœur industriel et ancien bassin minier du pays.

Historique Genèse Le premier parti socialiste luxembourgeois est fondé le : il s'agit du Parti social-démocrate. L'aile gauche se sépare en 1905 pour créer le Parti ouvrier social-démocrate, tandis que le parti social-démocratique s'allie à la Ligue libérale au sein du bloc des gauches pour réformer le système éducatif et réduire l'influence de l'Église, puis se réunissent à nouveau en 1912. En 1916, le parti est rebaptisé Parti socialiste, et rejoint l'Internationale ouvrière.

Le , les communistes quittent le parti pour former le Parti communiste luxembourgeois (KPL). Le parti socialiste change de nom au profit de Parti ouvrier luxembourgeois en 1924 et est membre de l'Internationale ouvrière socialiste entre 1923 et 1940.. Le , le parti accède au gouvernement pour la première fois dans la coalition du Premier ministre Pierre Dupong.

Après-guerre Le parti ouvrier socialiste est reformé après la Seconde Guerre mondiale sous la forme du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois, s'inspirant du Parti travailliste du Royaume-UniThewes (2006), ., où s'était exilé le gouvernement durant le conflit. Lors des premières élections d'après guerre, en 1945, le LSAP était le grand perdant, tombant à 26 % des voix, mais demeurant dans le gouvernement d'union nationale avec tous les autres partis. En 1947, le parti entame son processus de reconstruction et parvient à se joindre à un gouvernement de coalition de 1951 à 1959 au sein du gouvernement Dupong-Bodson puis du gouvernement Bech-Bodson et de 1964 à 1968 dans le gouvernement Werner-Cravatte. Les discussions sur la direction du parti ont à nouveau divisé le LSAP : le , Henry Cravatte est démis de ses fonctions de président et en , les centristes du parti, dirigés par Cravatte, se séparent pour créer le Parti social-démocrate, en réutilisant le nom d'un des ancêtres de l'actuel LSAP.. Parmi ceux qui sont partis, on comptait six députés et la plupart des dirigeants du parti.

Cependant, le LSAP surmonte dette période difficile et rejoint le Parti démocratique au sein d'une coalition de centre-gauche, le gouvernement Thorn-Vouel-Berg, qui a promulgué d'importantes réformes sociales : réformes du système judiciaire, introduction d'un cinquième semaine de vacances, introduction générale de la semaine de 40 heures, réforme des allocations de chômage. Cela n'a pas empêché une défaite électorale en 1979. Au cours de cette législature, le LSAP a tenu sa célèbre conférence sur l'énergie et décidé d'un moratoire sur la centrale nucléaire de Remerschen. C'était la fin définitive du projet.

En 1984, le LSAP récupère la plupart des députés du Parti social-démocrate qui s'est dissout, à l'exception de certains membres qui ont rejoint le parti populaire chrétien-social (CSV).

Histoire récente À la suite des élections législatives de 2004, le LSAP a siégé au gouvernement luxembourgeois en tant que partenaire du parti populaire chrétien-social (CSV) du Premier ministre Jean-Claude Juncker dans le gouvernement Juncker-Asselborn I. Jean Asselborn, du LSAP, était vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères. La coalition avec le CSV est restée après les élections législatives de 2009 dans le gouvernement Juncker-Asselborn II qui a duré jusqu'en , lorsque le LSAP a retiré son soutien au gouvernement, nécessitant des élections anticipées..

Après les élections législatives de 2013, le LSAP est allié au parti démocratique et aux Verts au sein du gouvernement Bettel-Schneider, à trois partis. Xavier Bettel, du parti démocrate, était Premier ministre et Etienne Schneider du LSAP, vice-premier ministre.

Personnalités du Parti ouvrier socialiste

Présidents

Présidents de groupe

1945-1951 : 1951-1959 : Jean Fohrmann 1959-1964 : 1964-1965 : Jean Fohrmann 1965-1967 : 1967-1969 : Robert Krieps 1969-1970 : -1970 : Raymond Vouel 1970-1973 : Paul Wilwertz 1973-1974 : Raymond Vouel 1974-1975 : 1975-1976 : Jacques Poos 1976-1979 : 1979-1984 : Benny Berg 1984-1989 : 1989-1997 : Jean Asselborn 1997-2004 : Jeannot Krecké 2004-2009 : Ben Fayot 2009-2013 : Lucien Lux 2013-2019 : Alex Bodry 2019-2022 : Georges Engel 2022-2023: Yves Cruchten 2023-: Taina Bofferding

Élus +Liste des élus du Parti ouvrier socialiste luxembourgeois Poste Nombre Noms Députés européens 1/6 Marc Angel Députés 12/60 Liz Braz, Dan Biancalana, Taina Bofferding, Francine Closener, Yves Cruchten, Mars Di Bartolomeo, Claire Delcourt, Georges Engel, Franz Fayot, Claude Haagen, Ben Polidori, Paulette Lenert Conseillers d'État 5/21 Lucien Lux, Alex Bodry, Monique Adams, Marc Schaefer, Christophe Schiltz Bourgmestres 19/100Guy Altmeisch, Dan Biancalana, Manon Bei-Roller, Carlo Feiereisen, Bob Steichen, Jérôme Laurent, Tom Jungen, Henri Haine, Claude Marson, Manon Kolber-Hoffmann, Sammy Wagner, Simone Asselborn-Bintz, David Viaggi, Louis Pinto, Marguy Kirsch-Hirtt, Jeff Gangler, Carlo Muller, Léon Bodem, Patrick Comes

Résultats électoraux Élections européennes Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe 1979 21,6 Victor Abens SOC 1984 29,9 1989 25,4 1994 24,8 Jacques Poos PSE 1999 23,6 Alex Bodry 2004 22,1 Jean Asselborn 2009 19,5 Jean Asselborn S&D 2014 11,8 Mady Delvaux-Stehres 2019 12,19 Nicolas Schmit 2024 21,72 Marc Angel

Élections législatives Année%RangSiègesGouvernement 1945 23,4 1948 37,8 Opposition 1951 33,8 Opposition 195435,1 195934,9 Opposition 196437,7 196832,3 Opposition 197429,2 197924,3 Opposition 198433,6 198926,2 199425,4 200423,4 Coalition 2009 21,6 Coalition 201320,2 Coalition 201817,6 Coalition 202318,9 Opposition

Élections communales

Notes et références

Voir aussi Liens externes

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