Le Québécois libre (ou QL) est un ancien webzine fondé en 1998, publié à Montréal, au Québec. Le magazine a pour vocation de commenter les sujets d'actualité depuis le point de vue libertarien. En 2016, le magazine a cessé de paraître..

Origine du nom

Le nom « Québécois libre » est un clin d'œil ironique au slogan nationaliste « vive le Québec libre ». Ancien souverainiste québécois, son directeur Martin Masse est devenu anarcho-capitaliste et il est désormais persuadé que la liberté d'une nation, entité abstraite, est une notion dénuée de sens qui ne sert qu'à justifier l'oppression par l'État.

Histoire En 1995, à Saint-Eustache, au Québec, Masse a rencontré quatre amis : Éric Duhaime, Michel Kelly-Gagnon, Pierre Lemieux et Pierre Desrochers, professeur de géographie à l'Université de Toronto à Mississauga. Ces cinq amis se sont entendus sur trois priorités pour faire progresser le mouvement libertarien au Québec : relancer l'Institut économique de Montréal (IEDM), créer « Les amis de la liberté » — une association servant de lieu de rencontre et organisant des conférences — et fonder un magazine, qui deviendrait Le Québécois Libre.

Masse, qui travaillait pour le MEI, était le rédacteur en chef du magazine. Ayant rencontré Maxime Bernier au sein du MEI, Masse est par la suite devenu conseiller politique de ce dernier et a cofondé avec lui le Parti populaire du Canada. Tous deux — Masse ayant rejoint le Parti réformiste du Canada avant le référendum de 1995 du Québec — se considèrent comme des paléolibertariens.

Contenu et positions

Le Québécois libre accueille toute la pensée libérale, aussi bien les minarchistes que les anarcho-capitalistes, tant que les articles défendent la liberté individuelle, l'économie de libre marché et s'opposent à l'intervention étatique. Par contre, il n'accepte pas les articles qui font la promotion de la guerre comme moyen de préserver ou de mettre en place une société libérale. Ainsi, il publie souvent en politique internationale des écrits inspirés par l'isolationnisme de Rothbard et qui critiquent à ce titre les néo-conservateurs.

Ses archives contiennent un bon éventail de la pensée libérale sur de nombreux sujets, écrits par des auteurs canadiens, français et américains. La langue principale est le français, mais le quart des articles est en anglais. L'ajout d'un blogue en 2005 a permis au magazine de publier des articles plus intemporels puisque les commentaires ponctuels sur l'actualité ont désormais une place réservée.

Critique En 2019, l’organisation canado-juive B’nai Brith Canada a rendu publiques des conclusions concernant Masse, affirmant qu’il avait attisé « l’antisémitisme, la misogynie et le racisme » dans ses écrits passés. Le groupe a appris en 2000 que Masse les qualifiait de « barons ethniques », qu'il défendait Jean-Marie Le Pen — condamné pour négationnisme — et qu'il critiquait le mouvement français pour les droits des homosexuels ainsi que les féministes québécoises, tout en exprimant des opinions antisémites sur le conflit israélo-palestinien. Dans ses écrits, Masse a également qualifié l'ancien dirigeant autrichien Jörg Haider de non-néonazi et a traité les militants écologistes de « fascistes verts », a souligné La Presse.

Dans son ouvrage *En rupture avec l’État*, qui documente le mouvement libertarien au Québec, le journaliste Thomas Laberge a relevé des liens — en tant que lecteurs ou collaborateurs — entre plusieurs membres du IDEM et *Le Québécois Libre*.

Contributeurs

Jean-Luc Migué Ron Paul Michel de Poncins Pascal Salin Mathieu Laine Éric Duhaime Pierre Lemieux

Le fondateur Martin Masse est devenu un conseiller politique de l'homme politique libertarien Maxime Bernier.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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