Le château de Vins est situé sur la commune de Vins-sur-Caramy, dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à de Brignoles et à un kilomètre au nord-est du village, à une altitude de .

Histoire Le "castrum de Vicinis" ou "de Vizins", le château de Sainte Suzanne, apparaît dans trois chartes des années 1060PLU 2.1.2. Grandes dates historiquesLe "castrum Vicinis" ou "château de Sainte-Suzanne" à Vins sur Caramy. En 1543, le « bourg castral de Vins », avec son village, l’église et le château sont construits sur un éperon rocheux et dominent la vallée du Caramy sur l'éperon rocheux dominant la vallée du Caramy, rappelle l'emplacement du premier château déjà mentionné au mais qui fut abandonné en 1471.

En effet, au début du , un nouveau château fut construit plus bas. Celui-ci a appartenu à la famille des comtes de ProvenceChâteau de Vins-sur-Caramy, Historique avant de passer par alliance aux familles de Brici puis de Garde. Hubert de Garde, futur « généralissime » des armées ligueuses de ProvenceHubert de Garde, chef des ligueurs en ProvenceRéférences, sources et Bibliographie sur les guerres de religionLe château de Vins a été choisi par la troupe "Polyphonia Antiquoa" pour y tourner en 1986 un court-métrage vidéo sur la guerre de religion en Provence et fils d'Honorat Gaspard Garde, président à mortier au parlement d'Aix, y est né en 1539Source : (Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, par m. D.L.C.D.B. Par D. L. C. D. B, François Alexandre Aubert de la Chenaye Desbois). Cette famille édifia le château pour en faire sa résidence principaleLe Comté de Provence : Vins-sur-Caramy.

Hubert de Garde de Vins fut chef de la ligue en Provence. Son fils François obtient l'érection de Vins en marquisat par lettres du mois de enregistrées à Aix en avril suivant. Son petit-fils Jean, marquis de Vins, lieutenant général des armées du roi, capitaine lieutenant de la première compagnie des mousquetaires, meurt en 1731 sans postérité de Charlotte Ladvocat, issue de la robe parisienne, belle-sœur de Pomponne. Le comte du Luc en hérite.

Témoin d'une époque de transition entre la forteresse médiévale et le raffinement Renaissance, le château revêt un caractère tout particulier.

Environnement thumb|400px|center|Le Caramy et vue sur le château. Le quartier "Les Prés du Château", où se situe le château, est classé en zone UbLa zone Ub se trouve dans le prolongement du village, à l’Est dans les quartiers des Ferrages et les beaux quartiers. À l’Ouest, dans le quartier des Prés du Château et de part et d’autre de l’ancien chemin de Vins à Carcès. On la retrouve dans le quartier des Lonnes. au plan local d'urbanisme de la commune et domine la rivière du Caramy. Il bénéficie aussi du classement en zone N, secteur Np qui délimite deux espaces de la commune à grande valeur paysagère, dans le cône de vue du village et du châteauPlan général et Plan 4.2.2 Plan LoupeRéglement du PLU.

Des vestiges dans une situation très préoccupante ayant nécessité d'importants travaux Laissé à l'abandon durant la période 1930 à 1940, le monument se ruine. Il sera sauvé à l'initiative d'un propriétaire privé qui y entreprend régulièrement, depuis 1960, des travaux. L'état sanitaire dressé par le propriétaire actuel et le programme pluriannuel de travaux proposé par l'architecte maître d’œuvre, René-Richard Michoud † de Grenoble, donne une idée de l'état du château et des urgences d'interventions auxquelles le propriétaire a dû faire faceVues anciennes du châteauLe château de Vins par la Société Hyéroise d'Histoire et d'Archéologie.

L'ensemble des vestiges du châteauCadastre sous les n° 458-459-460-461-462-463-464 section C. M. Jean, Clotaire Bonnet en étant devenu propriétaire aux termes de 4 actes passés entre 1960 et 1963 a été inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du L'arrêté a été signé, pour le ministre d'État chargé des Affaires culturelles, par Max Querrien, Maître des Requêtes au Conseil d'État, directeur de l'Architecture, après avis de la Commission supérieure des monuments historiques.

1930 à 1940 : le château de Vins, laissé à l'abandon par ses multiples propriétaires se ruine progressivement. Il perd son toit principal, ses poutres, ses fenêtres, ses sols en terre cuite et ses cheminées monumentales, puis sert de remise de foin et de bergerie, ainsi que de lieu de promenade pour les visiteurs des environs. Un début d'incendie et les pillages successifs sur l'ensemble du bâtiment accélèrent la chute de l'escalier principal qui distribuait les appartements du 1er étage ainsi que les plafonds à la française et les murs maîtres. Seule la façade sud et les 4 tours d'angle ont résisté aux assauts du temps. 1959 : sur l'ensemble des bâtiments, plus de tuiles, plus de charpentes : tout a disparu, pillé sans doute. Au rez-de-chaussée, les énormes poutres de la grande salle ont été vendues pour décorer des villas sur la côte. Même les pierres sculptées des fenêtres à meneaux de la partie gothique ont été emportées par des récupérateurs de matériaux. Les pierres à arcades ont également disparu. Quelques-unes sont retrouvées dans les déblais. Conservées, elles seront réutilisées plus tard, au moment de la reconstitution de cet ensemble. La cour est un vaste champ de pierres et de terre. Des figuiers et arbres de toute sorte sont enracinés, les murs intérieurs principaux se sont écroulés et le lierre envahit une grande partie de la façade Est. 1960 : le tri, la conservation des éléments à réemployer et l'évacuation des déblais peuvent commencer. Il s'agit d'abord de déblayer les centaines de mètres cubes de gravats grâce aux rails et wagonnets des mines de bauxiteRails et wagonnets mis à notre disposition par M. Baudige, directeur de Péchiney à l'époque. 1965 : Le château de Vins est inscrit, par arrêté du , dans sa globalité, sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les travaux de restauration se dérouleront en trois phases (1984-1985 et 1988), sous le contrôle de l'architecte des bâtiments de France, aussi bien pour les interventions sur le monument lui-même que pour la mise en valeur des abords de celui-ci. Certaines fenêtres à meneaux, dans un état lamentable, ont du être restaurées rapidement. Compartimentée, son architecture d'origine n'était plus visible et il fallut enlever les éléments parasites pour lui redonner son cachet d'autrefois. Comme pour la cour d'honneur, les rails et wagonnets ont servi à déblayer les déblais et végétaux qui s'y trouvaient. Les loggias, éléments architecturaux importés des villas italiennes à la fin du Moyen Âge, distribuaient deux grandes pièces de la partie sud du château où vivaient les propriétaires de l'époque. Travaux effectués avant 1979 : Restauration de la toiture de la tour Est, reconstitution des niveaux avec au sol des carrelages en tomettes anciennes récupérées dans les gravois, Création d'une cuisine "provençale", avec cheminée, portes et fenêtres, carrelage au sol en carreaux de Salernes. Cette cuisine sera souvent utilisée pour les stages de musique, concerts... 1982 : Les appartements, côté Est, ont été aménagés. Travaux effectués après 1979 : Réalisation d'un ensemble de quatre grandes salles : plafonds à la française, tomettes provençales, fenêtre avec vitres teintées aux fins de mettre en valeur les meneaux parfaitement conservés, hall d'entrée, escalier menant au premier étage, création d'une salle de bains, boiseries des portes en noyer. Ces salles sont utilisées en été pour les Cours de flûte et le logement des stagiaires et pour les concerts. Le premier étage est constitué d'une grande salle servant l'été pour les élèves en stage de flûte traversière. Salle d'eau et toilettes, chambre dans la tour... 1984 : restauration des arcades du rez-de-chaussée. Quelques pierres taillées ont été retrouvées ainsi qu'une partie de la colonne centrale et le chapiteau. Reconstitution des arcades après un « métré » précis. Ces travaux ont été commandés à la société GirardEntreprise Girard, d'Aix-en-Provence. 1985 : réalisation de la balustrade avec sa main courante par le sculpteur Chevênement, de RoybonAtelier d’expressions artistiques Claude Chevênement, Sculpteur, installé dans l'abbaye de Saint Antoine. La reconstitution du modèle exact de ces balustres a pu se faire grâce à l'un d'entre eux, retrouvé dans un jardin du village. Un chantier de bénévoles, dans le cadre d'un chantier de jeunes, a été créé pour débuter les travaux d'aménagement de la grande salle voûtée. 1987 : Aile Ouest : Contreforts repris en sous-œuvre du mur Ouest. Avec réemploi des pierres récupérées dans les ruines, mise en place de contreforts pour contrevanter la poussée des voûtes de la cave, création d'une terrasse d'accès au jardin pour faciliter le circuit de visite. Aile ouest, niveau cour intérieure : Reconstruction du mur sur la cour pour fermeture du volume de la grande salle avec percements identiques à ceux de la façade Ouest : les ouvertures seront garnies de fenêtres à meneaux en noyer. Sur la cour, en prolongement de la façade reconstruite, mise en place d'une porte gothique de récupération donnant accès aux dégagements desservant le futur escalier prévu pour l'étage, l'escalier de la cave et le futur accès au Pavillon d'entrée. Couverture générale de cette aile. Plafond à la française dans la grande salle. Au niveau inférieur aménagement des caves en toilettes, vestiaires et hall d'entrée desservant la grande salle voûtée. 1988 : Réalisation de la 2ème partie des arcades par les sculpteurs Campbell et l Asis. Étage des chambres : La conception des chambres est analogue à de petites cellules aux fins de loger des stagiaires. Surélévation de l'aile Ouest, jusqu'au niveau de la génoise du toit principal pour la création de chambres, d'un sanitaire et de l'escalier d'accès à l'étage. Réfection des toitures. 1989 : Raccordement de la façade de l'aile Ouest avec le bâtiment principal. 2003-2004 : Afin de mettre définitivement le château hors d'eau des travaux ont été effectués par l'entreprise « Les Charpentiers du Haut-Var »Les Charpentiers du Haut-Var. Ils consistaient à mettre en place la charpente et la toiture en partie sud ainsi que des deux tours, dont l'une abrite la chapelle du château. 2012 : Réhabilitation de la façade sudLa façade sud du château retrouve une nouvelle jeunesse.

Description

Haut logis quadrangulaire au sud-est du village sur un massif de maçonnerie légèrement taluté à sa base pour rattraper la pente de la colline. C'est un château de fin du , remanié à la Renaissance puis au . Il s'articule autour d'une cour d'honneur de environ, qui possède une galerie à double arcade surmontée d'une loggia à l'italienneAu pays de mes ancêtres : Le château de Vins de Vins-sur-Caramy.

Les loggias, éléments architecturaux importés des villas italiennes à la fin du Moyen-Âge, distribuaient deux grandes pièces de la partie sud du château où vivaient les propriétaires de l'époque.

Les murs montés en petit appareil très irrégulier ont été enduits à la chaux.

Une fontaine sous un arc en anse de panier est décorée d'un mascaron.

La salle de chasse, initialement partie commune, est actuellement utilisée en salon.

La chapelle, dans une des tours d'angle, a été restaurée.

Les travaux de conservation-restauration-réutilisation La réutilisation : un bon moyen de conservation des édifices Il fallait la passion et l’obstination de Jean Bonnet, de son épouse, de leur fils Jean-Luc et de leur ami René Michoud, architecte décorateur, partie prenante du projet depuis le début, pour se lancer dans l’aventure de la conservation-restauration-réutilisation du château de Vins-sur-Caramy, qui témoigne aujourd’hui de la transition entre la forteresse et le type d’habitation d’agrément à l’époque de la Renaissance. vignette|Des travaux de conservation-restauration-réutilisation exemplaires