Maurice-François de Mac Mahon ( - château de Sully, Sully (Saône-et-Loire) † - Autun), baron de Sully, comte de Mac Mahon et de Charnay, était un général français des .

Biographie , Maurice-François descendait d'une ancienne famille irlandaise qui se réfugia en Bourgogne à la chute des Stuarts.

Il est présenté de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem le Saint-Allais, L'ordre de Malte, ses grands maîtres et ses chevaliers, Delaunay, Paris, 1839, mais ne fera jamais ses caravanes et ne prononcera jamais ses vœux de frère-chevalier de l'Ordre ce qui lui permettra de se marier en 1792.

Comme son frère aîné, Charles Laure de Mac Mahon, d'Éguilly, Maurice-François suivit la carrière des armes : mousquetaire à la , en 1768, il obtint le rang de capitaine au régiment de cuirassiers du roi en 1773.

En 1775, il paya le prix d'une compagnie, et fut nommé à la tête d'une unité cette même année. Réformé à la composition de l'année suivante, il était capitaine en second en 1777, capitaine-commandant en 1784, puis mestre de camp en second des hussards de Lauzun le . Il reçut le de la même année la croix de Saint-Louis (il fut fait commandeur du même ordre sous la Restauration).

Dans le registre des hussards de Lauzun(de 1776 à 1788, fol. 13, verso.), on trouve

Réformé et resté attaché à la formation de 1788, il était colonel attaché au Régiment de hussards de Lauzun au moment de la Révolution. Avec ce régiment, il participa à la répression de la mutinerie de la garnison de Nancy () où il reçut un coup de feu au genou tiré à bout portant, tomba de cheval le pied pris dans l'étrier et traîné sur la chaussée : il fut considéré comme mort par les hussards qui ne s'arrêtèrent pas. Il revint à lui et se cacha dans une maison où le propriétaire le protégea des manifestants : il quitta le régiment après cette campagne. Il émigra en 1791 et fut les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Princes.

En , le marquis d'Éguilly et son frère le comte de Charnay présentèrent leurs preuves de noblesseÀ cette époque, le succès des honneurs de la Cour est tel que même si les événements de la Révolution ont empêché les intéressés de monter dans les carrosses du roi, les familles, par mesure de sécurité, continuent à solliciter les certificats tant convoités., mais ils ne purent pas jouir de leurs nouveaux privilèges à cause des événements révolutionnaires. Le , le chevalier O'Gorman plaida leur cause auprès de L.N.H. Chérin :

Il fit avec distinction toutes les campagnes de la guerre d'Amérique sous William Howe, lord Cornwallis et lord Moira. Sa bravoure et ses connaissances militaires le firent particulièrement remarquer de lord Moira, qui, à son retour en Angleterre, le présenta au prince de Galles qui l'attacha à sa personne en 1796. S. A. R. ayant été nommé prince régent, l'éleva au poste important de son secrétaire public (public secretary). Son instruction solide et sa grande habitude des affaires le mirent à même de remplir cette charge difficile à la satisfaction du prince, qui lui accorda toute sa confiance.

Nous n'avons pas de détail concernant son activité pendant la Révolution et l'Empire, mais nous savons qu'il fut emprisonné lors du retour de de l'île d'Elbe (Cent-Jours).

Sous la Restauration, le comte de Mac Mahon, devenu maréchal de camp (), fut nommé inspecteur de cavalerie. Il fut admis à la retraite le .

Il mourut, le , dans sa maison du cul-de-sac du Jeu de Paume, à Autun.

Vie familiale Fils cadet de Jean-Baptiste Mac Mahon ( - Limerick (Irlande) † - Spa), marquis d'Éguilly et de Charlotte Le Belin (1716 † - château de Sully), dame d'Éguilly, Maurice-François épousa, le à Bruxelles, Pélagie de Riquet de CaramanFille de Marie Jean Louis de Riquet ( - Paris, hôtel de la Première présidence † - chez son gendre, au château de Sully-sur-Saône), marquis de Caraman, seigneur de Painblanc, du Pasquier, de Nuas et en partie du canal de communication des Deux-Mers, officier de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et de Marie Charlotte Eugénie de Bernard de Montessus (1739 † 1800). ( - Paris, paroisse Saint-Sulpice † - château de Sully). Ensemble, ils eurent 17 enfants, dont : Charles-Marie ( - Bois-le-Duc † - Autun), marquis d'Éguilly (1830, succession de son oncle Charles Laure de Mac Mahon), marié, le à Paris, avec Marie-Henriette (vers 1800 † 1835 - Paris), fille de Louis VI Nicolas Le Peletier (1777 † 1856), marquis de Rosanbo, pair de France, dont postérité ; Marie Joséphine Adélaïde, ( - 's-Gravenhage † - Sully), mariée, le à Sully en Bourgogne, avec Augustin Poute (1790-1864), marquis de Nieuil, dont postérité ; Adèle Marie Magdelaine Françoise, ( - Norwich † - La Ferté-Beauharnais), mariée, le à Sully, avec René de La Selle (1776-1841), seigneur de Ligné, dont postérité ; Bonaventure Marie Pierre Joseph ( - Münster † - Château de Rivault), lieutenant de hussards, marié, le à Paris, avec Eudoxie ( - Chaponost † - Autun), fille de Adolphe Tanneguy Gabriel (1778 † 1832), marquis de Montaigu, premier gentilhomme de la Chambre du prince de Conti, sans postérité ; Marie Antoine Alfred Alexandre (vers 1802 - Münster † - Sully) ; Marie Anne Cécile ( - Sully † - Montpellier, inhumée au château de Morlet (Saône-et-Loire)), mariée, le à Sully, avec Henry (1799 † 1859), de Roquefeuil, dont postérité ; Marie Françoise Nathalie ( - Sully † - Béziers), mariée, le à Sully, avec Adalbert de Sarret (1806-1844), dont postérité ; Marie Henriette Elisabeth ( - Sully (Saône-et-Loire) † Autun), religieuse au Sacré-Cœur d'Autun ; Marie Edme Patrice Maurice ( - Château de Sully † - Château de la Forêt, Montcresson, inhumé le - aux Invalides), duc de Magenta (), maréchal de France, Gouverneur général de l'Algérie (1864-1870), président de la République française (1873-1879), marié, le à Paris, avec Élisabeth de La Croix de Castries (1834-1900),, dont postérité : Marie Edme Eugène ( Sully-Autun † ), marié le , avec Nathalie Levesque de Champeaux ( † ).

La descendance de Maurice-François de Mac Mahon compte parmi les familles subsistantes de la noblesse française.

Armoiries

Figure Blasonnement 100px100px Armes des comtes de Mac Mahon

D'argent, à trois lions léopardés de gueules regardants (tête contournée de gueules), armés et lampassés d'azur, passant l'un sur l'autre., et ses Compléments sur www.euraldic.comwww.heraldique-europeenne.org

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi Articles connexes Famille de Mac Mahon ;

Liens externes

Maurice-François Catégorie:Naissance en octobre 1754 Catégorie:Naissance dans la province de Bourgogne Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Général promu pendant la Première Restauration Catégorie:Comte français du XVIIIe siècle Catégorie:Comte français du XIXe siècle Catégorie:Baron français du XVIIIe siècle Catégorie:Commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Décès en mars 1831 Catégorie:Décès à Autun Catégorie:Reçu de minorité dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:Postulant à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem