Joseph Fifamè Djogbénou, né le à Abomey (République du Bénin), est un homme politique, avocat et universitaire béninois. Il est du au , le président de la cour constitutionnelle du Bénin, sixième mandature. Président de l'un des plus grands partis politiques du Bénin, Union Progressiste le Renouveau en 2026, il est élu le , Président de l'Assemblée nationale du Bénin, avec la législature.

Biographie Professeur titulaire, agrégé des facultés de droit (en droit privé et sciences criminelles), de l'Université d'Abomey-Calavi, Joseph Djogbenou est directeur du Centre de recherche et d'étude en droit et institutions judiciaires en Afrique (CREDIJ). Il est avocat au Barreau du BéninPublication d'un ouvrage OHADA : L'exécution forcée, droit OHADA, Deuxième édition, du Professeur Joseph DJOGBENOU, Ohada.com, 11 mai 2011, ancien acteur de la société civile béninoise, fondateur de l'ancien parti politique Alternative citoyenneAlternative citoyenne est un parti politique créé au début de l'année 2014, et issu d'un mouvement qui avait mis sur pied au Bénin, les "mercredis rouge" pour lutter contre la révision opportuniste de la Constitution béninoise. Composé d'anciens leaders de la société civile et d'une importante frange de la jeunesse, le parti propose, à la différence des alternances connues, une alternative réelle dans la gestion de l'État béninois. www.alternativecitoyenne.org, il est président de l'Union Progressiste Le Renouveau (UPR) en .

Parcours académique et universitaire Joseph Djogbénou a obtenu une agrégation de droit privé et de sciences criminelles au CAMES en 2009, sortant major de sa promotion. Deux années avant, il soutenait sa thèse de doctorat en droit privé sur sous la direction du professeur Dorothé Sossa, qui concluait son troisième cycle de droit entamé plus tôt par un diplôme d'études approfondies en droit de la personne humaine et de la démocratie. Il avait déjà été major de sa promotion au certificat d'aptitudes à la profession d'avocat en 1998 juste après l'obtention de sa maîtrise en droit.

Parcours politique Candidat aux élections législatives de 2015, il est élu député de la septième législature à l'Assemblée nationale et devient président de la Commission des lois de cette assemblée. Le , il est nommé Garde des sceaux après la victoire de Patrice Talon à l'issue du second tour de l'élection présidentielle du 20 mars 2016.

En juin 2018, à la suite de sa désignation comme membre de la cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou quitte le gouvernement et est remplacé au ministère de la Justice par Sévérin Quenum dans le cadre du remaniement technique du 5 juin 2018.

Élu président de la Cour constitutionnelle du Bénin par ses pairs le 7 juin 2018, il assure la présidence de l'institution jusqu'à sa démission le 12 juillet 2022.

Le 16 juillet 2022, il prend la présidence de l’Union progressiste le Renouveau (UPR), succédant à Bruno Amoussou., puis est élu député lors des élections législatives de 2026 sur la liste du parti.

Élu président de l’Assemblée nationale le 8 février pour le compte de la 10ᵉ législature, il succède à Louis Vlavonou, qui achevait alors deux mandats consécutifs à la tête de l’institution parlementaire.

Parcours professionnel

Fonctions en tant qu'enseignant Joseph Djogbenou enseigne le droit judiciaire privé, les voies d’exécution, les procédures collectives, l'introduction à l’étude du droit, le droit des obligations, et le droit pénal et procédure pénale. Ayant effectué tout son cursus à l'université d'Abomey-Calavi, c'est d'abord là qu'il fait ses premières armes dans l'enseignement. Il est cependant très proche de l'université de Parakou où il initia, sous le couvert de DHPD ONG, un concours d'art oratoire. Depuis 2010, Joseph Djogbénou est professeur à la faculté de droit et des sciences politiques de l’université d'Abomey-CalaviBiographie de Joseph Djogbenou, Africanaute. Il y dirige le Centre de recherches et d'études en droit et institutions judiciaires en Afrique, ainsi que le master Droit et Institutions judiciaires. Il est le chef du département de droit privé de la faculté de droit et de sciences politiques de l'Université d'Abomey-Calavi.

Parcours en tant qu'avocat Joseph Djogbénou a été admis au stage en 1998, et est inscrit au tableau en 2000. Il est surtout connu pour avoir évité à Hamani Tidjani, un Nigérien à la réputation de criminel transfrontalier, la peine de mort qui lui était réservée au Nigeria. Il a également défendu l'homme d'affaires béninois Patrice Talon, poursuivi pour affaire des tentatives d'empoisonnement et de coup d'État contre le Président Boni Yayi, dont la Cour d'appel de Paris avait rejeté, en , la demande d'extradition vers le Bénin. Il a aussi défendu Johannès Dagnon, expert-comptable franco-béninois détenu à la prison civile de Parakou, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État. Il a été membre du Conseil de l'Ordre des Avocats du Bénin.

Engagements civiques De 2002 à 2005, Joseph Djogbenou fut président de l’ONG Droits de l’Homme, Paix et développement (DHPD). De 2006 à 2007, il fut membre du Front des organisations de la société civile pour le contrôle citoyen de l’action publique (FORS CAP). Depuis 2008, il est de nouveau président de l’ONG Droits de l’Homme, Paix et Développement (DHPD). Il a notamment contribué à la mise en place de la direction du réseau Front des organisations de la société civile pour l’établissement de la liste électorale permanente informatisée (FORS-LEPI)Lancement d’un guide d’information sur la LEPI, Ambafrance-bj.org, 29 janvier 2010Ulrich E. Gaba, Bénin: " Le adversaire de la femme, c'est la femme elle-même " ; dixit Me Joseph Djogbénou, AllAfrica, 11 décembre 2007.

Joseph Djogbenou est également l'un des animateurs du mouvement citoyen Alternative Citoyenne, né lors des mobilisations des Mercredis rouges pour s'opposer à un projet de révision de la Constitution sous le gouvernement du président Boni Yayi et défendre l'État de droit ainsi que les principes démocratiques. En 2014, le mouvement est transformé en parti politique, dont il devient le président d'honneur.

Publications « Recouvrement de créance et crise financière : à la recherche de solutions alternatives », intervention à la édition du Congrès africain des juristes d’entreprise, Cotonou, le Recouvrement de créance et crise financière : à la recherche de solutions alternatives, sur Odaha.com . L’exécution forcée : droit OHADA, 2011 Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes, commenté et annoté, 2012 Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes. Formulaire d’actes, 2012 Introduction à l’étude du droit : perspectives africaines, 2012 Code de procédure pénale commenté et annoté, 2013 Les Cahiers du CREDIJ. Rapports d’études et programmes d’activités, 2013 Les Cahiers du CREDIJ. Guide pratique à l’usage des officiers de police judiciaire, 2013 Le secteur de la justice et de l’État de droit au Bénin : une étude réalisée à l’initiative de Open Society Initiative for West Africa ; OSIWA 2010 sur le fondement des Actes uniformes de l’OHADA, Penant, 867, avril- ; Revue béninoise des sciences juridiques et administratives, 20 et 21, année 2008-2009Bibliographie Joseph Djogbenou, sur Ohada.com Réflexion sur la juridiction présidentielle en matière d’exécution forcée en droit OHADA, à paraître dans la revue béninoise des sciences juridiques et administrativesRéflexions sur la juridiction présidentielle en matière d’exécution forcée en droit OHADA, Dike.fr, . Le principe de sécurité juridique et judiciaire dans l’espace OHADA, Intervention à la session annuelle de l’association africaine des juristes de banque et établissements financiers, Ouagadougou, Burkina Faso, Programme des journées annuelles AJBEF, 16 au 19 avril 2008 à Cotonou, Ohada.com Les privations de la liberté individuelle de mouvement non consécutives à une décision pénale de condamnation, Thèse, Doctorat unique, UAC, Cotonou, Documents disponibles écrits par Joseph Djogbenou, Site de la Chaire UNESCO. L’exécution forcée : législation béninoise et droit Ohada, éd. Juris Ouanilo, . Les personnes et la famille en République du Bénin : de la réalité sociale à l’actualité juridique, in La personne, la famille et le droit en République du Bénin : contribution à l’étude du code des personnes et de la famille ; éd. Juris Ouanilo, La dot dans le code des personnes et de la familledes pays d'Afrique occidentale francophone, Human Rights, mars 2008. Le régime des nullités en matière de procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution, Revue Droit et Lois, 5, Joseph Djogbenou, Le régime des nullités en matière de procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution en droit OHADA, Société de législation comparée, 21 juillet 2010 Rapport sur l’état de la liberté de la presse au Bénin, ODEM, éd., Rapport national sur l'état de la liberté de la presse au Bénin, Google Books, 2005.

Notes et références

Articles connexes Évelyne da Silva Marie-Élise Gbèdo

Liens externes

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