La rue Raymond-Losserand, anciennement (de 1860 à 1945) « rue de Vanves », est une voie du de Paris, en France.
Situation et accès
La rue Raymond-Losserand est orientée globalement nord-est / sud-ouest, dans le de Paris. Elle débute au nord-est au 106, avenue du Maine, non loin du cimetière du Montparnasse, et se termine au sud-ouest aux 5-9, boulevard Brune, près des voies de la gare Montparnasse, à la porte de Vanves.
Avec plus de de long, la rue est l'une des plus longues voies du . Seules les rues Vercingétorix et d'Alésia, l'avenue du Maine et le boulevard Raspail sont plus longs (et dans ces deux derniers cas, à cheval sur d'autres arrondissements).
En outre, la rue Raymond-Losserand est rejointe ou traversée par plusieurs voies ; du nord au sud :
Au nord-est, de l'autre côté de l'avenue du Maine, la rue Raymond-Losserand est prolongée par la rue Auguste-Mie. Au sud-ouest, elle débouche sur le boulevard Brune et la place de la Porte-de-Vanves.
Origine du nom Le nom attribué à cette rue en 1945 rend hommage à Raymond Losserand (1903-1942), conseiller municipal (PCF) de Paris et résistant (commandant des FFI-FTPF), arrêté par les policiers français des brigades spéciales en , torturé puis fusillé le de la même année.
Historique Avant 1800 : un simple chemin La voie pourrait être le « Cheminum Issiaci » (chemin d’Issy), chemin gaulois, puis gallo-romain, reliant la localité à la montagne Sainte-Geneviève. Son tracé n’est connu que fragmentairement, notamment interrompu par la création du cimetière du Montparnasse.
Cette artère est mentionnée pour la première fois en 1210.
Elle apparaît sous le nom de « chaussée de Vanves » sur le plan de Paris d'Albert Jouvin en 1672.
Au XIX siècle : urbanisation
Ce chemin qui forme alors la limite entre les anciennes communes de Vaugirard, Montrouge et Vanves est la voie principale du quartier de Plaisance qui s'urbanise à partir de la fin des années 1830 avec la création de lotissements.
Les numéros du 45 au 73 sont à l'emplacement d'une partie du domaine de l'ancien château du Maine, loti à la fin des années 1850 par son propriétaire en association avec le promoteur Alexandre Chauvelot. La rue est comprise, sous le nom de « rue de Vanves », dans le territoire annexé à la ville de Paris en 1860 de tout ou partie de ces communes.
Après 1900
Le 30 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au de la « rue de Vanves » Excelsior du 9 janvier 1919 : Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute.
Elle prend le le nom de « rue Raymond-Losserand ».
Une partie de la voie délimite la ZAC Guilleminot-Vercingétorix.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 2 : immeuble non daté de l'architecte Louis Marnez. 2 ter : jardin du Moulin-des-Trois-Cornets. 5 : le peintre Auguste Durand-Rosé (1887-1962) y résida. 8 et 10, immeuble de style néo-Louis XIII. 9 et 11, vieilles maisons.
30 : immeuble de 1890 (architecte A. Besdel). 32 : le sculpteur Philippe Hiquily (1925-2013) y a eu son atelier.. 42 : immeuble de 1907, daté et signé (architecte E. Reposeur Pss : https://www.pss-archi.eu/architecte/6845/ ). 45 et 124, rue du Château : immeuble d'angle, dont le rez-de-chaussée comporte la devanture d'une ancienne boulangerie-pâtisserie, installée à la fin du .. 50 : immeuble art déco de 1935, daté et signé (architecte F. Vannier Pss : https://www.pss-archi.eu/architecte/6379/ ).
60 : l'écrivain Henry Miller (1891-1980) logea à cette adresse.
: à l’arrière de l’immeuble sur rue, subsiste une longue allée, vestige de l’ancienne « impasse des Gaules », page 107.. 122 : immeuble de 1906 (architecte Maurice Magnier) ; immeuble daté et signé. 125 : le chanteur et musicien argentin Atahualpa Yupanqui (1908-1992) logea à cette adresse du début des années 1970 jusqu'à sa mort, en 1992, au premier étage sur rue, partageant sa vie entre ce petit appartement et son rancho de Cerro Colorado, en Argentine. 127 et 129 : immeuble de 1897 (architecte E. Andrieu) ; immeuble daté et signé. 126 à 138 : le square Alésia-Ridder est renommé officiellement jardin Chérifa en 2021 en mémoire de la chanteuse kabyle Chérifa. 145 : jardin de la Place-Louise-Losserand. 163 à 193 : hôpital Saint-Joseph.
168 bis et 170 : hôtel industriel « Le Losserand » une ancienne sous-station de la Compagnie parisienne de distribution d'électricité de 1920, réaménagée, en 2008, en bâtiment photovoltaïquehttp://www.cstb.fr/actualites/webzine/editions/juillet-2008/une-sous-station-electrique-reconvertie-au-photovoltaique.html www.cstb.fr. 172 : c'est à cette adresse qu'habita à son arrivée à Paris en 1932, dans un atelier, le photographe Willy Maywald et c'est également à ce numéro que le peintre suisse Willy Guggenheim, dit « Varlin » (1900-1977), eut dans les années 1920 un atelier dans cette rue qui, à l'époque, portait le nom de « rue de Vanves ». 194 : église Notre-Dame-du-Rosaire. La rue se termine, au sud, à son intersection avec le boulevard Brune et la rue Vercingétorix, bordée par le jardin Monique-Wittig.
Notes et références
Annexes
Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
Liens externes Rue Raymond-Losserand (mairie de Paris)
Catégorie:Rue dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme Catégorie:ZAC Guilleminot-Vercingétorix