La rue Marie-Stuart est une voie du de Paris, en France, dans le quartier Bonne-Nouvelle.

Situation et accès Longue de , elle commence au 1, rue Dussoubs et se termine au 60, rue Montorgueil.

La station de métro la plus proche est Étienne Marcel (ligne 4).

Origine du nom vignette|redresse|gauche|Marie Stuart. Elle porte le nom de Marie Stuart (1542-1587), souveraine du royaume d’Écosse du au et reine de France du au . redresse|vignette|gauche|Panneau Histoire de Paris.

Historique À la suite du décret de saint Louis en 1256 interdisant la prostitution dans Paris, ces demoiselles doivent s’installer au-delà de l’enceinte de Philippe Auguste (qui correspond à la rue Étienne-Marcel), d’où leur appellation de « filles bordelières », notamment le long de la voie vers Saint-Denis (actuelle rue Saint-Denis).

La rue Marie-Stuart est à l’origine une des rues aux ribaudes (filles publiques, prostituées), sous le nom de « rue Tire-Vit » (vit est synonyme de « pénis », du latin vectis, soit une barre ou un levier) puis de « rue Tire-Boudin », tout comme sa voisine, la rue Dussoubs, s’appelait la « rue Gratte-Cul ».

Dans la seconde moitié du , l'enceinte de Charles V (correspondant à la rue d'Aboukir et aux Grands Boulevards) intègre le quartier à la Ville ; la rue change peu de temps après de nom (peut-être au début du ) pour celui, moins vulgaire, de « rue Tire-Boudin ».

Elle est citée sous le nom de « rue Tirre boudin » dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique qu'elle est .

Dans l'ouvrage Supplément du théâtre italien, Arlequin donne au vieillard l'étymologie de la rue Tireboudin ainsiSupplément du théâtre italien, , . :

Selon une anecdote apocryphe racontée par l'historien Henri Sauval, la reine d'Écosse Marie Stuart aurait remarqué cette rue après son mariage en 1558 avec le dauphin (futur François II) :

Le nom actuel de la rue ne fut donné qu’en 1809 (décision ministérielle du ) par le ministre Joseph Fouché, à la suite de la demande des riverains qui proposaient le nom de « rue du Grand-Cerf » ; mais selon Fouché :

thumb|center|La rue Marie-Stuart vue depuis la rue Montorgueil.

Bâtiments remarquables, et lieux de mémoire Immeuble situé à l'angle de la rue Marie-Stuart et de la rue Montorgueil : emplacement de l'auberge Le Compas d'Or, démolie en 1927, dont l'entrée était située au 64, rue Montorgueil Entrée de l'auberge Le Compas d'or, 64, rue Montorgueil... : théâtre Le Mélo d’Amélie. Depuis 1994, il est un « tremplin » pour des artistes encore peu connus. De 1978 à 1993, la salle s’appelait « théâtre Marie Stuart », animée par la compagnie de Robert Cordier.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris . .

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