L’église Notre-Dame-des-Ardilliers est une église catholique située à Miquelon-Langlade, dans l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon dans l'Océan Atlantique nord. Depuis la suppression du Vicariat apostolique de Saint-Pierre et Miquelon le , elle est rattachée au diocèse de La Rochelle.
Localisation L’église est située sur le village de Miquelon, lui-même situé au nord de la commune, sur l’île de Miquelon. Elle est bâtie à proximité du port.
Architecture L’église possède un plan rectangulaire. Elle est surmontée d’un toit à deux pans. Elle est intégralement construite en bois.
Le fronton de l’église est surmonté d'un clocher.
Historique Après la désastreuse guerre de Sept Ans pour la France, elle n'a conservé de ses possessions en Amérique du Nord que les îles Saint-Pierre-et-Miquelon pour servir d'abri pour les matelots qui allaient pêcher la morue à proximité des côtes nord-ouest de Terre-Neuve. Pour conserver ces îles, les Anglais ont imposé dans le traité de paix qu'aucune fortification n'y soit construite. Après la signature du traité de Paris, Louis XV a signé un mémoire pour servir « d'instruction au sieur Dangeac nommé au gouvernement des îles et Miquelon » .
François-Gabriel d’Angeac est nommé gouverneur de Saint-Pierre-et-Miquelon. Deux aumôniers jésuites sont prévus dans son état-major : Joseph-Pierre de Bonnécamps (1708-1790), aumônier à Saint-Pierre, et François-Paul Ardilier (1735-1816), natif de La Rochelle, aumônier à Miquelon. Le gouverneur d'Angeac, son lieutenant, le baron de L'Espérance, et les deux aumôniers embarquent sur la flûte du Roi, La Garonne, et débarquent dans le port de Saint-Pierre le . La , Le baron de L'Espérance et le père Ardilier s'installent à Miquelon. Le baron de L'Espérance a écrit : « J’ai trouvé cette île dépourvue de toute espèce d’habitation. J’ai commencé des bâtiments pour me loger les soldats, un magasin à vivre et un four. J’espère pouvoir nous mettre à couvert avant les grands froids ». La première mission du père Ardilier a été de construire une église avec le bois disponible. Elle est construite dès 1763. Émile Sasco a écrit qu'« inspiré par son nom patronymique, donna à son église naissante le nom d’un sanctuaire jadis célèbre de la ville de Saumur : Notre-Dame-des-Ardilliers ». D'après le père Heudes, le père Ardilier avait une « sœur religieuse au couvent Notre-Dame-des-Ardilliers près de Saumur sur la Loire ». Le registre des mariages de Miquelon est ouvert le dimanche . Mais en 1765, les îles Saint-Pierre et Miquelon ont été érigées en nouvelle préfecture apostolique par le Saint-Siège et confiée aux anciens élèves du Séminaire du Saint-Esprit. Pierre de La Rue, abbé de L’Isle-Dieu, grand vicaire général du Canada et des missions d’Acadie cherche des missionnaires apostoliques pour Saint-Pierre-et-Miquelon. L’abbé de L’Isle-Dieu, avait appris « à sa grande surprise » que deux jésuites s’étaient déjà rendus sur place et il entendait « remédier à cet abus ». En , l'abbé de L'Isle-Dieu désigne Jacques Girard comme préfet apostolique, et Jean Manach comme vice-préfet. Un courrier du du président du conseil de Marine à M. Dangeac l'informe que les PP. Ardilier et Bonnécamps pourront revenir en France après l'arrivée de leurs successeurs. Le bateau qui amenait Girard et Manach fit naufrage à la Martinique ce qui conduisit les PP. Ardilier et Bonnécamps à continuer leur ministère à Saint-Pierre-et-Miquelon. L’abbé de L’Isle-Dieu a continué à contester la légitimité de la mission des deux jésuites malgré l'appui des autorités civiles. Vers la fin de l'année 1766, deux cents Acadiens sont venus gonfler la population de Saint-Pierre-et-Miquelon. « L’abbé de l’Isle réussit à trouver deux nouveaux missionnaires pour les îles de Saint-Pierre et Miquelon, MM Pinabel et Paradis. Le nonce leur remit lui-même les brefs de sa Sainteté les constituant respectivement préfet vice préfet apostolique ». Pinabel ayant refusé de partir, il est remplacé par Julien-François Becquet. Julien Becquet, préfet apostolique, et Jean-Baptiste Paradis, vice-préfet, sont arrivés à Saint-Pierre le . Le père Ardilier est resté à Miquelon jusqu'au . Les PP. Bonnécamps et Ardilier ainsi que le baron de L'Espérance ont embarqué pour leur retour en France le .
L’édifice actuel a été bâti entre 1862 et 1865, en remplacement de la première église de l’archipel, en mauvais état. Inaugurée en 1865, l’église porte ce nom en hommage au père Ardilier et à sa sœur, religieuse à Notre-Dame-des-Ardilliers à Saumur qui avancèrent une partie des fonds nécessaires à la construction de la première église de Miquelon.
Au début du , l’église est consolidée.
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
L'église de Miquelon (www.miquelon-langlade.com) Notre Dame des Ardilliers (diocèse de Saint-Pierre-et-Miquelon)
Catégorie:Édifice religieux à Saint-Pierre-et-Miquelon Catégorie:Monument historique à Saint-Pierre-et-Miquelon Catégorie:Église en France par territoire Catégorie:Édifice religieux du XIXe siècle en France Miquelon